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17/09/2006

L’explosion en chaîne de la créativité clandestine doit renverser la perspective du pouvoir

C’est une révolution sans nom, comme tout ce qui ressortit du vécu, préparant dans la clandestinité quotidienne des gestes & des rêves sa cohérence explosive :

Nous ne voulons pas travailler au spectacle de la fin du monde
mais à la fin du monde du spectacle

La question de la culture, c’est à dire en dernière analyse, de l’organisation de la vie, est arrêtée devant la nécessité d’une rupture qualitative inséparable du renversement de la société actuelle. Il faut dès maintenant s’atteler à la révolution permanente des esprits, frapper les imaginations, détourner les attentions des psychoses & de l’art jaune, être en somme des agents provocateurs. Il existe les foyers d’une internationale souterraine, réunis sur la notion de la fin ou de l’absence de l’art, & qui ne vise plus explicitement une production artistique quelconque.

Notre tâche est d’élargir les failles dans le pseudo-monolithe du discours social, en découvrant graduellement des morceaux du vide du spectacle, en étiquetant les formes subtiles du contrôle des esprits, en ouvrant des routes d’évasion, en s’éloignant de la suffocation, de la cristallisation de l’image, en frappant sur des casseroles pour réveiller quelques citoyens de leurs transes médiatiques, en utilisant le média intime. Il convient ici de se référer à la propagande par le fait, qui est un mode d’action non concertée ne visant pas à des bouleversements définitifs, mais pouvant utilement ponctuer les prises de conscience qui se feront jour.
Le caractère immuable de l’art, ou de tout autre chose, n’entre pas dans nos considérations, qui sont sérieuses. L’idée d’éternité est la plus grossière qu’un-e humain-e puisse concevoir à propos de ses actes.

Partout des groupes d’une guérilla qui ne vise d’autre pouvoir que celui que des exaspéré-e-s sans étendard entendent exercer sur leurs propres existences. Un désordre déambulatoire qui apprend à esquiver les pièges du combat frontal & sa moisson de martyrs. Une communauté de l’instant qui se donne un malin plaisir à dire non, à manifester son existence. Un être ensemble qui ne s’inspire que de ses propres expériences, si furtives soient-elles. Un virus de vie qui résiste à l’individualisme désemparé & qui se propage sur la charogne d’un mouvement ouvrier en putrescence depuis qu’il s’est réalisé dans le salariat généralisé & son cortège d’allocations diverses mais toujours insuffisantes.
L’activité de tels groupes finira par remplacer l’art. La créativité gratuite & l’échange de dons provoqueront le dépérissement de l’art en tant que reproductions de marchandises.


NOUS NE CHERCHONS PAS A VOUS CONVAINCRE
MAIS A VOUS PREPARER


Une production du bureau du PUNC, section mexicaine de la subterranean internaçional (http://querencias.free.fr/)

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