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30/05/2019

Revue Nouveaux Délits n°63 - Maëlle Levacher

 

 

Morceaux des extraits de Zébulon ou Le Chat de Maëlle Levacher publiés dans ce numéro d'avril. Lus par Cathy Garcia Canalès.

 

En savoir plus : http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

 

 

 

 

 

 

29/05/2019

Douces et reconnaissantes pensées pour Jean-Pierre Hanniet

 

C'est en recevant le dernier numéro des Adex, ce journal poético-artistique du Pays de Valois dont il était avec son épouse fondateur, que j'apprends un peu tard que tous deux sont partis à quatre mois d'intervalle : Carole Harding-Hanniet en octobre 2018 et Jean-Pierre, le 8 février dernier. Je savais pour ce dernier que la santé était devenue fragile mais il y a pourtant des personnes qui sont tellement vivantes, qui mettent tellement en valeur ce mot 'vie", qu'on ne pense pas que cela puisse s'arrêter un jour. Jean-Pierre avec qui j'ai eu l'occasion d'échanger suffisamment pour voir en lui un grand homme, était un fervent soutien de ma revue Nouveaux Délits et de mon écriture par ailleurs, un soutien fidèle et discret. Nul doute que son voyage continue et que sa bonté continue à œuvrer, car rien ne se perd, tout se transforme et j'aime à croire que le meilleur de nous-mêmes est justement notre part d'immortalité.

Merci Jean-Pierre de tout cœur !

 

jean-pierre-hanniet.jpg

Jean-Pierre HANNIET, né en 1937, élève de l’Ecole Normale d’Instituteurs de Beauvais, fera sa carrière d’instit dans le Valois. Il y animera diverses associations culturelles, une revue de poésie “Banderille” avant de se consacrer à une vie politique militante. Elu Conseiller général de l’Oise en 1970, il exercera des fonctions électives diverses vingt cinq ans durant et initiera des ouvrages scolaires consacrés à l’éducation civique, publiés chez Bordas. Il fonde en 1995 Les Adex.

Collections Tempoèmes :
« Les poélitiques » – © Les Adex 2006
« Sillages » – © Les Adex 2003
« De haut et de travers » – © Les Adex 1997
« Au fil de mes temps » – © Les Adex 1997

Collections Graphipoèmes :
« Couleur Safran » — Les Adex 2008
« Paroles Bleues » — Les Adex 2001
« Saisons de platanes II » — Les Adex 2001
« Saisons de platanes » — Les Adex 1999 (épuisé)

Associé à Lucas-Faytre dans la séries Les carnets qui rêvent : « Nus à la Grande Chaumière » – © ADAGP 2012

http://www.lesadex.com/

 

 

 

27/05/2019

Revue Nouveaux Délits n°63 - Michèle Krakowski

 

Permis d'écrire, un des six textes de Michèle Krakowski publiés dans ce numéro d'avril 2019. Lu par Cathy Garcia Canalès.

 

 

Revue Nouveaux Délits n°63 - Jacques Kindo

 

 

Extraits d'un long texte de Jacques Kindo publié dans ce numéro d'avril 2019.

Lu par Cathy Garcia Canalès.

 

 

 

 

26/05/2019

Soliflore 78 - Pierre Melendez

 

 

Caroline Roméo (Pépite).jpg

©Caroline Roméo (Pépite)

 

 

 

Notes

 

Accroupie sur le balcon

elle fume une clope

penchée sur un carnet

de notes

des fa des sols des si

et elle fait comme si

elle ouvrait grand les portes

de l’inspiration

au dessus du sol

en quelque sorte

On lui a souvent dit

qu’elle chantait trop mal

alors elle écrit

dans un mode animal

avec des cris

des grognements

hululements

elle écrit comme elle ment

des poésies de pacotille

aux rimes qui brillent

 

 

 

24/05/2019

Revue Nouveaux Délits n°63 - Gaël Guillarme

 

Extrait de Forêts, 'un des poèmes Gaël Guillarme publiés dans ce numéro d'avril 2019. Lu par Cathy Garcia Canalès.

 

 

 

Revue Nouveaux Délits n°63 - Majead At'Mahel

 

Extraits d'un des poèmes tirés de Sentimentale barbarie de Majead At'Mahel publiés dans ce numéro d'avril 2019. Lu par Cathy Garcia Canalès.

 

 

 

 

Revue Nouveaux Délits n°63 - Estelle Cantala

 

Extrait de Bain de nuit, un des poèmes d'Estelle Cantala publiés dans ce numéro d'avril 2019. Lu par Cathy Garcia Canalès.

 

 

 

Soliflore 77 - Magali Fenoglio

 

L.T._n.jpg

photo ©L.T.

 

 

 

J'ai écrit
Beaucoup
Sur tout et n'importe quoi
Sur ma vie et n'importe qui
Et même sur toi, qui n'existait pas !
J'ai écrit
Parfois
Que la solitude c'était moche
Que ça ne baisait pas bien...
J'ai menti !
Je me suis menti
Tout ça pour quoi ?
Pour rentrer dans un moule beaucoup trop petit
Faire semblant de... Ne plus être soi...
Me perdre, me laisser aller
Me dégoûter de cette chose molle
Toute en douleur et sans joie
Que je suis devenue, 
Par choix !
Je n'en veux à personne
Même pas à moi, surtout pas à moi !
Et puis un jour tu le fais, tu te regardes
Pour de vrai !
Et en fait t'es juste morte, t'es plus folle !
Alors
Qu'il soit bon ou mauvais
J'ai fait un choix !

Et je sais
Je sais le mal que j' te fais !
Je la connais
Cette douleur
Cette rancœur
Cette envie de s'arracher cette merde 
Qui ressemble à un cœur !
Il paraît que l'amour ça n' dure pas
Ou que ça dure 3 ans...
Bien moins longtemps
Quand ce n'en est pas !
Mais j'ai choisi, 
J'ai choisi de me sauver, moi !

Et putain oui, Solitude t'es la plus belle des catins !
Et putain non, tu n'es pas moche et triste.
Tu es une salope en dessous de satin
Pas en blouse blanche qui pue le médecin légiste !
Tu as une odeur que je reconnais...
Tu sens le vent un soir d'été
Tu sens la forêt et la terre brûlée
Tu as ce goût sucré-salé
Qui dans ma bouche la salive fait monter
Tu as l'odeur et la saveur de ma liberté...

Alors non chérie, tu n'es pas laide, viens approche !
Tu me libères, tu me retournes 
Tu m' vides, tu m' fais les poches
J' deviens liquide... 
Flot ininterrompu coulant de mes doigts
Tu m' fais grimper comme jamais
Orgasmes trop longtemps contenus, oubliés
Explosent enfin autour de moi !
J'ai retrouvé l'envie, bordel !
J'ai retrouvé sur ma langue, le goût du miel
L'envie d'en écrire, l'envie de et je respire !

J'ai écrit
Beaucoup
Mais je n'ai jamais écrit dans l' tiède !
J'écris quand ça fait mal
Ou quand j'ai la dalle !
J'écris quand j'ai les yeux qui brillent
Ou quand tout part en vrille...
J'écris sur les murs, les trottoirs
Ou quand sonne l'heure des messes noires...
J'écris quand j'en crève
Ou quand j'en rêve...

Mais il reste une certitude
J'écrirai toujours avec Solitude.
A mes côtés ou ancrée en moi
Elle sera toujours là !
Alors je la laisse faire ce qu'elle veut
Et je la regarde s'emparer de mes mains
Elle me fouille, elle me fait du bien
Explosion au bord des yeux
Elle me souffle de ne plus me taire
Alors oui, je la laisse faire...
Écris putain ! Écris !
#Marie, elle s'est retrouvée et elle aime ça...
Écoute putain ! Elle rit !

 

 

https://www.facebook.com/Marie-Mad-Moi-SAiles-Perch%C3%A9...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22/05/2019

Soliflore 76 - Delphine Evano

 

 

 

©.jpg

photo ©Thomas Peschak  

 

 

nid

 

sans maîtriser plus ici que demain

le degré d'inclinaison de ton corps

 

comme un crabe aux pinces claires qui claque au ciel ses lucidités

ses ribambelle de pétards

 

tu rêves debout

 

 

Extrait de Des rives humaines

 

 

 

 

 

05/05/2019

Christian Saint-Paul à propos du n°62

 
Reçue hier, cette lettre d'infos de Christian Saint-Paul pour parler de son émission de janvier sur Radio Occitania où il avait accueilli Marc Tison pour parler de son dernier livre, Des nuits au mixer et où il est question également du numéro 62 de la revue, merci à tous les deux pour vos mots qui m'ont fait très chaud au cœur, on peut écouter l'émission ici :

 "Aider à trouver le chemin

Heureux d’avoir, dans le sommaire de l’émission du jeudi 24 janvier 2019, deux artistes : Cathy Garcia Canalès et Marc Tison, qui œuvrent avec la même passion, dans la générosité, pas celle qui fait le spectacle, celle, nous dit Cathy, qui vient de ce « virus de sagesse que rien ne peut arrêter afin que le principe d’équité devienne partout et en tout, une évidence » et elle cite ces vers d’un poème de Louis Calaferte : « ... Le monde est en nous tous, ou rien. [ ...] Si l’autre n’existe pas, vous n’existez pas non plus ».

« Nouveaux Délits » revue de poésie vive qu’anime Cathy Garcia Canalès, avec son n° 62 paru en janvier 2019, nous offre encore une fois, un bel objet (mise en page, illustrations), des auteurs à découvrir qui se révèlent d’un grand intérêt ; je n’ai pas résisté à lire à l’antenne le poème de Guillaume Simon « Lisbonne », cette ville qui, peut-être, résistera au gigantisme des tours vaniteuses et demeurera une ville à hauteur d’homme.

(…)

Cette préoccupation authentique de l’autre, cette curiosité bienveillante sur son prochain ou son lointain, Marc TISON l’a, chevillée au corps.
A l’antenne, il dit sa complicité et son admiration pour sa sœur d’armes en poésie, Cathy, lui qui a fait partie des sommaires de « Nouveaux Délits ».


Marc Tison, après « Des abribus pour l’exode » (éd.Le Citron Gare, 10 €) revient à Radio Occitania présenter son nouveau livre « des nuits au mixer » (La Chienne Edith éd. collection Nonosse, 112 pages, 10 €).

La poésie de Marc Tison est une poésie de combat.

L’ennemi est l’ennemi de classe. Une poésie à la critique sociale sous-jacente. Le paradoxe de notre époque si pourvue en médias, s’insurge ce poète né dans le Nord de la France, entre les terrils et les usines, est que le dialogue a disparu. Or, la poésie est un objet de discussion humaine.

Celui qui a assisté aux ravages de la désindustrialisation sauvage - 10 000 emplois disparus en 4 ans dans sa région natale - a vu ses amis, ses voisins, ses semblables, « perdre leur dignité », car « quand une usine disparaît, on laisse les gens sans rien. En réalité, on les assassine en même temps », assène Marc Tison.

Une prise de conscience qui n’en finit pas de nourrir ses poèmes.

Marc Tison s’est installé en Occitanie, dans le Tarn. Auparavant, il a fait l’expérience de la vie, explorant bien des domaines - chanteur dans des groupes mais aussi chauffeur poids lourd - pour être toujours « engagé dans le monde car il y a une résistance à la misanthropie ».

Il faut l’écouter dire, parfois hurler, ses poèmes en prise directe avec une représentation du monde qui est celle d’un poète. Cette contemplation du monde ne peut être passive chez cet artiste, elle suscite une émotion, prélude à une révolte qui s’accomplit dans la langue avec les mots familiers, parfois triviaux.

Les idées reçues.
Ça laisse d’horribles hématomes
Autour des yeux
Les côtes
Le bas ventre


Sur la population des oiseaux
La pureté de l’air que l’on respire
Sur les migrations forcées des gens en peine
Sur le partage des richesses


Et la fraternité populaire




Ça floute l’idée que l’on a de soi
Ça réduit le monde à sa défaite

Et l’espoir qui devient des colères

Pour la rupture gordienne
Molotov garde la symbolique intacte


C’est ainsi qu’il donne corps et consistance à son état de malaise, confusément ressenti à leur manière, par ses contemporains, qui peuvent alors mettre des mots sur leur mal être, mais aussi entrevoir une possible échappée.


Peu avant son suicide, Paul Celan avait reçu une lettre d’Ilana Shmueli qui lui disait :  « Accepte l’idée qu’il existe un chemin et accepte si possible aussi que je t’aide un peu à le trouver. »



C’est également cela, la vocation du poète : aider à trouver le chemin."


 
Vous pouvez écouter cette émission diffusée pour la première fois le 19 janvier 2019 en cliquant sur : 
https://lespoetes.site/son/2019/2019-01-24%20marc%20tison...