14.02.2012
Mon ombre épaisse et lente de Juliette Schweisguth
J'apprends indirectement à l'instant via un mail de Thierry Cazals que Juliette Schweisguth, dite "Clochelune", n'est plus.
C'est arrivé en fait en juillet et je ne l'ai pas su, je connaissais peu Juliette mais j'avais eu de bons échanges avec elle via Francoplois et je l'avais publiée dans le numéro 15 (Les moments de Liette).
Ce mois de juillet 2011 a vu partir deux de mes amie(s) poètes, Ben Kabahn et Yann Orveillon, et voilà donc que Jullette, la toute jeune Juliette, à peine un an de plus que Beb, s'est envolée aussi.
Belles pensées d'amour pour elle et toutes celles et ceux qui nous précèdent dans ce voyage, un voyage qui, j'en suis certaine, continue !
J'en profite donc pour passer le message de Thierry Cazals :
"le vœu de Juliette Schweisguth,
dite "Clochelune"
(1973-2011)
de voir ses haïkus publiés
est enfin exaucé !
MON OMBRE EPAISSE ET LENTE
paraîtra le 3 mai 2012
(jour-anniversaire de Juliette)
aux éditions Pippa.
Merci de diffuser au maximum
le bon de souscription
ci-joint autour de vous !
Je suis heureux que la poésie de Juliette puisse enfin fleurir
aux yeux du plus grand nombre…
De tout cœur
Thierry Cazals"
Bon de souscription : bon_souscription_Juliette[1].pdf
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01.02.2012
Vient de paraître : Le diagonaute amouraché de Timotéo Sergoï
Vous en avez aimé les extraits dans le dernier numéro de la revue ? Le NOUVEAU recueil de textes de Timotéo Sergoï est sorti aux éditions Fram, à Liège.

Il s'agit d'une correspondance imaginaire entre une certaine Rose Vinaigre et un incertain Monsieur Confetti. On y parle d'amour et de voyage, de guerre, d'enfance et de poésie, en une verve souriante et désespérée. Quoi de mieux que de sourire devant les blessures ?
Rose, je mourrai de guerre (Le savais-tu ? Le savais-tu ?)
Et je mourrai idiot, ignorant tout de l’art de tuer.
Un char me passera sur le corps et ca fera un grand
« SCRNOPRTUSNILZTSCHAK »
(Quatre syllabes qui n’existent pas en français)
Rose, je mourrai de vent (Le savais-tu ? Le savais-tu ?)
Et je mourrai idiot, ignorant tout de l’art de t’aimer.
Un cerf-volant m’emmènera, puis je pourrai tomber
Et ca fera un grand « AAAAAAAAAAAAAAAAAAAKRNAK »
(Deux syllabes qui n’existent en aucune langue)
Rose, ô Rose, je mourrai de silence (Le savais-tu ? Le savais-tu dans ta science?)
Et je mourrai idiot, ignorant tout de l’art de décéder.
Seul au milieu de l’Antarctique, gelé, cassé, brisé, ça fera un grand " ________________________________________"
De ces mots qui n’existent qu’en la langue des Augustes.
11 € + 2€ port
Pour commander envoyer un mail à :
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18.01.2012
Vient de paraître : Penser maillée de Murièle MODELY
aux Editions du Cygne
ISBN : 978-2-84924-263-6
13 x 20 cm
88 pages
12,00 €
Dans le foisonnement ou le manque, dans la mémoire qui file, dans l'île qui se dérobe, la langue explore, fouaille, cherche l'identité métissée…
Comment remplir les blancs, combler le noir ?
Tu t'épelles comme la première lettre
Tu bazardes en morceaux ton corps par la fenêtre
Tu recrées l'alphabet sur l'arête du ciel
[…]
Voilà mis
Bout à bout
Des pores, des pigments
Voilà dans le karaï
Tes épices fragments
Comment penser le mot, mailler le mot, tous les mots...
Murièle MODÉLY est née à Saint-Denis, île de la Réunion. Installée à Toulouse depuis une vingtaine d'années, elle écrit depuis toujours, essentiellement de la poésie. Elle présente un penchant fort pour les regards de côté, elle cherche encore et toujours la mer, elle guette sous la lettre le noir / le blanc... Elle a participé par ailleurs à des revues poétiques ou sites : Nouveaux Délits, Microbe, Traction Brabant, L'Autobus, FPDV, etc.
Des extraits de Penser maillée ont été publiés dans le numéro 40. Si vous les avez appréciés alors n'hésitez pas à vous procurer ce livre.
http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-penser-m...
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28.12.2011
Les vœux des poètes : Ernest Pépin
Je viens de décréter une Bonne Année
J’arrive au bout de l’année avec toi
Nous l’avions commencée ensemble
Au bout d’une autre année
Cela fait si longtemps que ça dure
Que mes vœux s’emmêlent
Perdent la mémoire
Ou bien ils se répètent comme le monde se répète
J’aimerais voir un éboueur heureux
Un malade guérir
Un passant qui danse
Une femme qui m’attend au coin de la rue
J’aimerais voir un monde qui sauve la vie
L’espoir qui fabrique une étoile
Mais ce serait trop demander
Le monde est trop le monde
Une bulle de bonheur l’épuise
Il s’enivre comme il peut
Moi
Je n’aime pas voir un amour qui se ride
Un squelette d’enfant
Je n’aime pas voir
Disparaître un animal
Un drapeau qui fait le beau
Je suis un homme simple d’esprit
J’aime la paix du monde
Le bonheur du monde
Le respect du monde
Le bleu du monde
Je crois que les morts rêvent en plein jour
Je crois aux mots qui m’allument
Je crois que les feuilles font l’amour
Que les ombres ont leur vie
Et puis je crois aux noces du monde
L’année ne doit pas avoir honte de nous
Ni la vie
Ni l’étoile qui nous attend
Ni l’enfant dans le ventre du temps
Mais j’ai déjà dit ça
Peut-être devrais-je me taire
Attendre patiemment que mon rêve passe
Et chuchoter pour le fou qui est mon frère
Je viens de décréter une
BONNE ET HEUREUSE ANNEE !
Ernest Pépin
Faugas/Lamentin
Le 26 décembre 11
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07.12.2011
Le Grand Borborichon et autres coquecigrues - Joaquim Hock
Après avoir publié il y a un an et demi son premier roman intitulé L'INTRUS, Joaquim Hock remet le couvert avec un recueil de 26 contes fantastiques illustrés par ses soins.

http://www.amazon.fr/Grand-Borborichon-autres-coquecigrues/dp/2915723680/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1323162219&sr=1-1
___________________________________
http://intruslelivre.blogspot.com
Son roman "l'INTRUS - fragments du récit d'une humiliation en milieu domestique" est bien sûr aussi toujours disponible.
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05.11.2011
Ile Eniger sur Nice Azur Tv - 25/03/2011
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31.10.2011
Joyeuses Samhain !
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22.09.2011
"En écho à ton édito" - Patrick Joquel
Suite pour une tristesse
Il y a la tristesse
Avec son vieux silence
Autour du cou
Avec sa pesanteur sur les épaules
Tout ce qui nous détache
Et nous laisse à flotter
Vidé
Le bleu a beau flamber
De tous ses étourneaux
On ne suit plus leur vol
Tout est à réapprendre
Jusqu’au léger sourire
Il y a la tristesse
Et ce n’est pas facile
on se retourne
tant de temps déjà
On se connaît si peu
On est si rare
On se protège aussi
De quoi
De qui
Pour aller où
?
on se cogne au monde
on s’égratigne
on est percé de toutes parts
on n’est plus étanche
on fuit
on résiste
on s’obstine à façonner
on ne sait ni comment ni pourquoi
on tient
On est là
Rivé à son établi
Jour après jour
A chercher
Quoi
?
Qu’importe au fond
Ce qu’on trouve
On en est le premier étonné
on s’étonne
oui
comme un coquelicot
bruits de la nuit
chiens lointains
crapauds fragiles
étrange hulotte
moteurs automobiles
cette odeur d’éternité
qu’on voudrait tant ne jamais quitter
doux mensonge
hier était différent
demain sera autre
et nul ne sait ce soir
lequel demain à l’appel
répondra
absent
on est à nouveau là
en équilibre instable
entre un désir de sauter dans le vide
et l’autre
celui de rester les pieds sur terre et le nez en l’air
on résiste au premier
on s’accroche au second
malgré ces regards écaillés par le martèlement des images
malgré le silence étouffé par la rumeur des radios
malgré le sordide et l’indifférence
malgré le confort
malgré la tentation de somnolence
je m’applique à ne rien oublier du vent dans mes cheveux d’enfant
je cherche à écrire aussi léger qu’un nuage
On est tellement seul face à son passé que lorsqu’il revient certains soirs frapper à la mémoire
on tremble
et même
on pleure à bas bruit
On voudrait alors lancer autour de soi des milliers de bulles de savon
Ou bien
Sous le bleu
tout un banc d’étourneaux
noir olive
On regarde ainsi au travers de leur transparence un paysage habituel
On le croit immuable si bien installé dans le chant des saisons
A peine si on se voit vieillir
On se croit si bien installé dans son corps
Bien sûr il n’est plus tout en course haletante
ni tout en souplesse
et pourtant
si proches
elles demeurent
cette enfance et cette adolescence
Familiers fantômes
On s’inscrit dans le présent de ce monde
A peine le voit-on tourner
Le temps écrit son histoire en ce corps
autant que dans la mémoire
ou le paysage
au printemps
comme on voudrait croire
à la légèreté des fruitiers
à leur si blanche espérance
à leurs promesses
comme on voudrait
oui c’est ça
fleurir
et secouer la mort
On est à peine
à peine un peu moins gratuit
dans la vibration
et beaucoup plus fragile
devant tant d’indifférence au devenir de nos quelques kilos de chair
d’insouciance autour de l’activité de nos neurones
comment ne pas crier
même en silence
même en papier miroir
Peu importe le nombre de soleils couchants perdus
quand un seul poème les tient tous
en quelques vers
Patrick Joquel
www.patrick-joquel.com
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21.09.2011
JOAQUIM HOCK JUST MARRIED
Le premier Illustre Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits (et de mon recueil Jardin du Causse) qui a sévi dans un grand grand nombre de numéros vient de se marier en Pologne, longue longue rose vie, que du bonheur, à Joaquim et Kassia !!!

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05.11.2010
Jean-Marc La Frenière à Nice
22:34 Publié dans POÉSIE VIVE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



