01.04.2008
NUMERO 28
Pour la première fois, Nouveaux Délits parait un 1er avril, d’où le poisson dans le dos… Pour moi, c’était bien ce délai supplémentaire, aussi j’espère que vous apprécierez ce numéro.
Nouveaux délits aura bientôt son émission sur les fréquences d’Antenne d’Oc que les Lotois connaissent bien même si tous ne l’écoutent pas. Une petite radio libre et impertinente comme je les aime. Le printemps des poètes ici a été grâce au Garage Donnadieu et la médiathèque de Cahors, l’occasion d’échanger des paroles du dedans et du dehors, expériences riches et fortes qui sont les prémisses je l’espère d’un véritable courant pour créer du lien entre les gens, les lieux, les différences, surtout les différences. La parole doit franchir les murs, tous les murs et combattre l’exclusion. La parole poétique a les outils pour le faire. La parole mais des actes aussi, pour que le sens prenne corps. Je vous invite partout à faire de même, à nourrir vos rêves et oser la rencontre avec l’autre.
Après avril, vient mai et quarante ans après celui de 68 se retrouve à l’honneur ou au pilori, selon le « camp » qui est le nôtre mais je ne parlerai pas de ce que je n’ai pas vécu, je préfère regarder devant et espérer que mai 2008 sonne le réveil des consciences, dans tous les domaines et dans tous les camps.
C.G.
L’urgence c’est aujourd’hui et maintenant. Et elle demande notre appétit, notre vie, notre essor mental. L’important est d’œuvrer
par le commencement : l’hominisation de l’espèce humaine
et non la robotisation de l’animal humain.
(…)
L’utopie ne signifie pas l’irréalisable, mais l’irréalisé. L’utopie d’hier peut devenir la réalité, la pratique de demain.
Théodore Monod
In Le chercheur d’absolu
AU MENU
Délit etcétéra : textes courts de Thomas Vinau (Vaucluse)
Hommage à Jacek Kaczmarski (Pologne)
Délit de poésie : Muriel Carupt (Rhône), Cathy Garcia (Lot)
Délit gluant : L’intrus de Joaquim Hock (Belgique)
…lui-même
Grand illustrateur attitré
de cette revue
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock
Le tout relevé de quelques « Délits d’(in)citations » qui facilitent la digestion.
Vous trouverez le bulletin de complicité au fond en sortant.
Bon appétit !

Ne parle pas du sens si tu n'allumes au soir
une lampe dans la montagne.
Frédéric Ohlen
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poisson d'avril !
21:04 Publié dans QUATRIÈMES DE COUVERTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.03.2008
JL Millet
Nouveaux Délits n°27
La revue arrive. Vite, déchirer l’enveloppe, enfin tenir ‘’la chose’’ en main. Aller au-delà des témoignages.
Première image de rigueur. Une saine rigueur, de celles qui mettent en valeur. Rigueur d’un écrin.
Une consultation ‘’au pouce’’ laisse la même impression et provoque l’envie.
Envie viscérale de se ruer sur les textes, de mesurer l’accord, l’harmonie de l’ensemble.
Et l’on sent d’entrée que Cathy ‘’a creusé profond afin de bâtir haut’’. Car nous savons bien, ne serait-ce qu’intuitivement, que rien n’est plus difficile à obtenir que ce ‘’naturel’’, ce vrai, ce vrai du vivant.
De fait, tout coule, s’enchaîne, comme allant de soi, limpide.
Dans ce numéro 27, une grande claque pour ne pas dire un grand coup de poing dans la gueule : les haïku(s)* de Michèle Marie Petit. Cette forme brève me plait particulièrement, le rythme 5/7/5 fut celui de mes prémices en poésie. Ces textes de MM parle d’une vie rude, d’une vie en cage, mais touchent à l’universalité de toute vie. C’est fort, très fort.
La ‘’production’’ d’Emmanuelle K semble dès lors plus sophistiquée, plus… littéraire alors qu’elle colle à une réalité tout aussi grave, difficile, à la marge, en opposition frontale… contre l’établi, le convenu.
Les brefs textes de Dejaeger font tout de suite mouche comme une course de fantômes ‘’dé Bushés’’ en route vers un Ground Zero originel avec en arrière plan une musique de danse de la pluie a capella.
Puis jaillit ‘’Ombromanie’’, des extraits qui filent l’envie d’aller tout lire, vite… ‘’dans les champs utopiques’’, ‘’before K-O’’ , pour lutter contre le tsunami de ‘’blessures empuanties’’ des conneries médiatico-sarko-ambiantes.
Ce numéro 27 est, comme le dit Alvarez Barbosa ‘’…une parole forte capable de me guider dans la vaste contrée silencieuse…’’, bien loin des ‘’…parleurs (qui) déblatèrent (et) militent pour la connerie…’’
Jean-Louis Millet
* je mets ici une parenthèse car je n’ai jamais trouvé un texte de grammaire franco-nippone précisant qu’un pluriel en s s’applique à ce mot, tant dans cette forme que dans la forme ancienne haïkaï.
09:36 Publié dans CE QU'ILS EN DISENT | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.02.2008
POUR S'ABONNER
il suffit de demander un bulletin de complicité à revuenouveauxdelits chez wanadoo point fr
7 numéros, revue trimestrielle à partir du prochain numéro (28) :
- 40€ (ou 35 en tarif lent) pour la France- 42€ pour les DOM, la Belgique et autres pays d’Europe de l’Ouest
- 45€ pour les TOM
- 48€ pour le Québec
- 32€ de la main à la main
Au numéro 5 + 1 pour le port.
Merci.
10:57 Publié dans INFOS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.01.2008
NUMERO 27
Janvier 2008
Un bon vœu
En ce passage à la nouvelle année, mes vœux n’ont pas coulé de source…
Quelque chose coince. Chaque année on se répète les mêmes choses et souvent même, le cœur y est. Pourtant quelque chose cloche, quelque chose manque. Peut-être le temps de réfléchir au pourquoi de nos comportements, habitudes, formules, croyances...
Pourquoi souhaiter tellement de bien aux autres seulement le 31/12 à minuit ?
Pourquoi se souhaiter une bonne santé alors que nous offrons des portables, des chocolats aux ogm, des aliments irradiés et gorgés de pesticides, des jouets en plastique et des parfums toxiques ?
La conscience est à la mode, on n’a jamais autant parlé écologie, éthique, ravages de la surconsommation, mais nous avons oublié ceux qui en parlaient déjà dans les années 40, 50, 60, 70. Et ceux et celles qui n’ont cessé d’alerter, de prévenir, de se mobiliser pour lutter sur tous les terrains quitte à passer pour des illuminés, qui y ont laissé leur énergie, leur raison, leur vie à force de gueuler dans les déserts…
Au début du XIXe siècle les luddites, en Angleterre, brisaient les machines… Thoreau en 1849 publiait la Désobéissance civile… Ils font aujourd’hui figure de visionnaires…
Alors ce que je souhaite pour 2008, c’est d’avoir, de garder ou de retrouver le bon sens, car avec ça et avec ça seulement nous pouvons espérer que le reste de nos vœux se réaliseront.
Le vœu de bon sens est de plus un vœu recyclable que l’on peut ressortir à chaque nouvelle année. Il n’est pas près d’être obsolète. Bien sûr, il s’agit aussi de comprendre ce qu’est réellement le bon sens car souvent il n’est pas là où l’on pense… Le bon sens est ce qui profite à tous et non seulement à quelques-uns…
Il nous faut observer, écouter, sentir avec notre cœur et réfléchir avec notre propre cervelle, et pour ce faire il faut prendre le temps. La vitesse est peu propice à la sagesse.
Le vrai slogan aurait du être : travailler moins pour songer plus.
Une bonne résolution
Nouveaux Délits, en cette nouvelle année, a donc décidé de prendre le temps de la réflexion, de la qualité plutôt que de la quantité. C’est pourquoi à partir de ce numéro la revue devient trimestrielle. Le n°28 sortira donc en avril, le 29 en juillet et ainsi de suite.
Cela fait un moment que je j’y songe, mais aujourd’hui ce changement s’avère vraiment nécessaire, pour continuer à y trouver le même plaisir. Plaisir sans lequel faire n’aurait justement aucun sens.
Pour les abonnés, votre abonnement donc va s’étirer et vous laisser le temps de savourer chaque numéro. Que ceux d’entre vous qui appréciaient le rythme actuel ne soient pas trop déçus, je vous offre un peu de temps pour autre chose. Pour prendre soin de votre bon sens.
Que l’amour vous aime !
AU SOMMAIRE :
Délit de poésie :
Emmanuelle K (Eure) donne le vertige de l’écart, quand l’obéissance est devenue impossible
Michèle Marie Petit (Saône et Loire) offre un bouquet de haïkus du dedans
Cathy Garcia présente quelques Ombromanie(s)
Délit cash : textes courts d’Alexis Alvarez Barbosa (Belgique)
Cash délit : courts textes d’Eric Dejaeger (Belgique)
Et un Délit d’(in)citation, un !
Le port du bulletin de complicité est obligatoire.
Joaquim Hock
Grand Illustrateur Attitré
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock
Pour bâtir haut, il faut creuser profond
Proverbe mongol
14:37 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
un peu de couleur
14:30 Publié dans QUATRIÈMES DE COUVERTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.11.2007
NUMERO 26
Novembre le retour.
J’ai déjà parlé de la Samain oubliée au profit de sa cousine impériale Halloween, des chrysanthèmes et des citrouilles, j’ai déjà parlé de l’automne et de la transmutation, je n’ai rien dit de la chasse qui me fâche et je pourrais aujourd’hui vous parler de truffes ou d’humanitaire, de sexe ou de joyeuse et française dictature. A vrai dire, j’ai juste envie de silence, d’un verre de vin, d’un feu...
Le repli derrière la barricade solitaire* puisque tout a été trop dit, trop fait, raz de marée de bêtise…
Juste vous laisser lire ces pages, tranquillement. Vous remercier pour ça, pour cette attention, ce partage, cette curiosité qui garde en éveil.
Les mots tressent des réseaux, connectent des consciences, éveillent des sentiments communs.
Les mots tentent l’impossible alors que souvent un simple geste y suffit.
Que cette revue soit un peu comme ma main posée sur votre épaule.
C.G.
* Luis Sepulveda in La Folie de Pinochet
J’écris pour me taire s’il vous plait taisez vous
stop, écoutez, plus de paroles, plus de textes,
des yeux, des mains, un corps,
un arbre, s’il vous plait,
le son de la feuille qui tombe
Marie-Paule Blein
in Tissages mouvants
AU SOMMAIRE
Délit de poésie : Yusuf Kadel (Île Maurice), Pascal Perrot (Paris)
Délit de vagabondage : Déambulations : Cette incessante conjugaison du monde de Patrick Joquel (Alpes-Maritimes)
Délit d’autopromotion : présentation de Salines, nouveau recueil de Cathy Garcia (Lot).
Sans oublier le Délit d’(in)citation tombé sur les pages comme feuilles d’automne pour faire un bon compost où pousseront d’autres pensées (penser est subversif enfin, on vous l’a assez insidieusement suggéré !).
Bulletin de complicité en fin de numéro, dont la subversivité n’est plus à démontrer.
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock
Je connais lucidement et sans arrière-pensée les frontières de la communication et de l'harmonie entre moi et les autres hommes. J'ai perdu ainsi de la naïveté ou de l'innocence mais j'ai gagné mon indépendance. Je ne fonde plus une opinion, une habitude ou un jugement sur autrui. J'ai expérimenté l'homme. Il est inconsistant.
Albert Einstein
in Comment je vois le monde
12:29 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
de l'art...
©Cathy Garcia (recyclage de couverture ratée)
Victoire sur la mort, l’œuvre d'art s'identifie à la vie et il n'y a de vie connue qu'individuelle. Singulière. Originale. Solitaire. Entêtée. L’œuvre fait une espèce animale à soi seul, puisque son arbre, phylogénétique, produit des fruits ou des bourgeons individués, livres, musiques, films ou poèmes. Elle vient donc de la disposition unique des neurones et des vaisseaux sanguins. Jamais de la banalité collective. Inverse de la mode, opposée à ce qui se dit, elle résiste par définition aux médias, je veux dire à la moyenne.
Michel Serres
in Le Tiers-Instruit
12:25 Publié dans QUATRIÈMES DE COUVERTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.09.2007
Un cadeau de Gilles Bizien
11:06 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
01.09.2007
Numéro 25 - Septembre 2007
Merci le progrès !
mes démons de 40 kms attaquent d’autant que parce que bacon au tapis
un point de plus d’un gène absolument pas diffèrent
deux j’écris
écoute ceci êtes le texte
ceci est le texte que je tente d’écrire avec elle
logiciel de reconnaissance à vocale pas facile
de faire un édito de cette façon
mais le hasard du mérite clair
est bien en les choses parfois
sur la donne un pas résolu
parole de lune presque pourrait de la poésie libre
comprenait quelque chose crachés
sachez bien que vous êtes
fou complètement fou
au jeune en dirais pas plus pour aujourd'hui
et je crois que c'en est pas fait
en trait breton ni aurait adoré cela
il se trouve que l'esprit surréaliste 11-court N un des pattes
pas un seul ou à zéro
deux mauvais optèrent contre est que tout R dans un maire
deux n'importe quoi…
Sinon avez-vous ramassé des cailloux, des bouts de bois, des coquillages, des chiens cet été ?
C.G
Le coquillage a traversé
Des millénaires
Pour jaser à ton oreille
Il connaît la source
D’où jaillissent les étoiles
Béatrice Gaudy
in Fossile
AU SOMMAIRE
Mes complices du Délit de poésie :
Ø Keltoum Staali (Bouches-du-Rhône) qui, entre autre, rend hommage au poète algérien Jamel Eddine Bencheikh
Ø Sylvie Durbec (Bouches-du-Rhône) nous invite à une déambulation dans l’intimité de quatorze Stanze/Pièces/Stances
Ø Tang Loaec (Chine) entre l’ange et la folie, un soupçon d’érotisme.
Ø Jacques Houssay (Paris), extrait du recueil à paraître Inside Out
Délit translucide : Jean-Marc La Frenière (Québec) promène ses pattes de mouches sous le décor et dans la tasse des hommes .
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be Grand Illustrateur Attitré http://homeusers.brutele.be/joaquimhock
Il n'y a pas le pouvoir, il y a l'abus de pouvoir, rien d'autre.
Henry Millon de Montherlant
12:38 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Ordre du Mistigri
RÈGLE DE L’ORDRE DU MISTIGRI
Article 1. Le chevalier s’engage à secourir tout animal en détresse, et singulièrement les chats, autant qu’il sera en son pouvoir et en toute occasion qui se présentera, sans jamais oublier que l’être humain participe également de la nature animale.
Article 2. Le chevalier sera adoubé - il recevra ses armes symboliques (l’Acte) – dès qu’il aura accompli une première action notoire, une prouesse en faveur d’un animal, celle-ci devant être portée à la connaissance du Maître de l’Ordre [1].
Article 3. Le chevalier aura à honneur d’accomplir autant de prouesses qu’il lui en sera donné occasion. Il agira avec largesse, c’est-à-dire sans mesurer son temps, son énergie et sa fortune. Il fera montre de courtoisie, ne s’attribuant point des prouesses qui seraient d’autrui ou imaginaires, et ne faisant valoir que ce qu’il aura accompli lui-même en faveur des animaux, la confiance étant en la parole de chacun.
*
* *
La devise de l’Ordre est : AD MAJOREM MISTIGRI GLORIAM
L’Ordre a été fondé le 22 juin 2000, à la suite du sauvetage d’une petite chatte prisonnière du jardin intérieur de la BN du quai François Mauriac, prouesse mémorable qui vit la victoire des premiers chevaliers sur l’entêtement et le silence administratifs. La chatte, appelée Feather, coule aujourd’hui des jours heureux aux Pays-Bas.
Chaque chevalier est invité à créer sa devise personnelle.
Le bulletin ENTRE-CHATS, qui paraît de 3 à 4 fois par an, est envoyé aux chevaliers à leur adresse internet, à charge pour eux de l’imprimer, et de le diffuser éventuellement autour d’eux. Tous les textes, articles, poèmes, récits, contes… des chevaliers ou de leurs proches et amis sont reçus avec plaisir à l’adresse internet ci-dessous, et publiés dans ENTRE-CHATS.
Le Maître de l’Ordre : Michel HOST
[1] A la rédaction du bulletin ENTRE-CHATS : michhost@club-internet.fr
12:31 Publié dans QUATRIÈMES DE COUVERTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.08.2007
les fleurs de Nina
Cathy Garcia, poète, femme extraordinaire de vrai,
qui se démène seule, à bout portant, à mains tendues, à publier la Revue
Nouveaux Délits. Elle est française, ressemble à Janis Joplin me dit Pascal
Perrot. Elle a du chien, du cran. C'est une femme de la race des battantes.
Nina Louve
Cathy Garcia
Femme tenant seule à bout de doigts
à coup de voeux
la REVUE NOUVEAUX DÉLITS
Cathy Garcia, femme ne pliant jamais l'échine, ne passant pas son chemin sans ouvrir l'oeil, femme courage, belle bête humaine.
Nina Louve
11:15 Publié dans CE QU'ILS EN DISENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
ce qu'en dit André Chenet
Cette petite revue (une vingtaine de pages pour 4 euros) particulèrement tonique, élaborée artisanalement sur papier recyclé par Cathy Garcia, sort des sentiers mille fois battus et rebattus où la poésie n'est plus qu'un stérile exercice de style pour une élite en crise qui se gargarise d'un savoir factice en disséquant la langue au bistouri d'une logique mortelle. Depuis 2003, NOUVEAUX DELITS sévit à l'écart des circuits "touristiques" en s'aventurant vers ce centre indéfinissable où l'imaginaire et la réalité, la vision et la parole vraie, l'émotion et la révolte s'accordent en ravivant à l'extrême le sens d'une expression magique dont l'humanité s'est délibérément détachée, au nom d'une science matérialiste et des techniques avancées qu'elle procure jusqu'à en perdre cette raison d'où elle tirait sa foi et sa fierté. Nous commencons seulement maintenant à mesurer l'étendue des dégâts provoqués par les égarements à répétitions de la logique hypocrite des pouvoirs en place. La force du language poétique relève d'une quête insatiable, nécessaire et d'une alchimie amoureuse par lesquelles ce que nous avons inconsciemment coutume de nommer notre conscience, se connecte à ce qui nous dépasse, mettant forcément à mal notre individualité sociale qui n'est, la plupart du temps, qu'une marionnette stupide entre les mains spécialisées des marchands de sommeil. NOUVEAUX DELITS ne se nourrit pas de morceaux des viandes avariés qu'on veut bien nous jeter, elle mange crument les fruits toujours défendus de l'amour et de la connaissance, les fruits d'un soleil inconnu.
André Chenet
10:55 Publié dans CE QU'ILS EN DISENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.07.2007
Correctif du numéro 24
Nicolas Franck
On vient de m’apprendre que vous appréciez énormément mes textes. Passé le premier moment de surprise, je me suis senti envahi par une grande satisfaction. Et votre choix de vous en servir me touche beaucoup. Et j’irai jusqu’à dire que vous avez bon goût. J’espère qu’ils vous apporteront la gloire et la reconnaissance que je ne cherche pas.
L’entendez-vous ?
Il vient de si loin,
Il s’est épuisé à traverser les temps, les orages,
Il s’est épuisé à traverser les cassures, les brisures,
Il s’épuise encore à traverser les exaltations,
Il a tout traversé, et il surnage, et il survit, et il s’essouffle.
L’entendez-vous sous les cendres ?
L’entendez-vous sous les feuilles qui tombent des arbres
L’entendez-vous
Dites-moi que vous l’entendez, ce violon.
Dites-le-moi, je vous en prie…
Je suis une âme perdue qui hante et erre, la nuit
Et qui pleure, mais pas encore assez sans doute
Et qui prie, mais pas encore assez je crois…
Je ne suis qu’une âme torturée et vacillante
Dans la tremblance des soirs sans nom
Il est des jours
Où on laisse la lampe éteinte,
On écrit avec une encre d’ardoise
Sur une page de nuit et
Les mots craquent comme des cailloux.
Il est des jours
Où l’on trébuche sur un souvenir
Et voilà qu’on dévale les couleurs de l’arc-en-ciel
Pour aller s’affaler dans le noir
Tête la première,
Un noir solide et anguleux.
On a beau brûler
Des fagots de secondes
Pour y voir plus clair
On se blesse quand même sur des tessons de ciel
11:15 Publié dans INFOS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.07.2007
Djamel Mazouz, le coucou
Flagrant délit de plagiat pour Djamel Mazouz, publié dans le dernier numéro de la revue. Je viens effectivement de découvrir, ayant été prévenue par d'autres sources, que ce Djamel a plagié au moins deux auteurs et publie leur textes sous son nom sur de nombreux sites du web ainsi que dans des revues. Je me dois donc de rétablir la vérité, du moins celle que je sais, ainsi en cherchant sur le net j'ai découvert que les textes "Un goût de violon" et "Il est des jours" sont des extraits de textes de Franck Nicolas http://franckreveur.canalblog.com/
Il reste deux textes dans la revue Immigré, mon frère et Une gare la nuit... dont je ne connais pas encore le ou les véritables auteurs. On trouve des textes sur pas mal de sites et en revue sous le nom de Djamel Mazouz... Celui-ci mis devant les faits, accuse d'autres personnes, continue à mentir, à brouiller les pistes aussi je rectifie le numéro 24 et on n'en parle plus !
22:05 Publié dans INFOS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.07.2007
Numéro 24 - Juillet 2007
Rouge comme le sang qui pulse au plus profond des forêts de l’âme.
Noire comme une terre féconde, une pépite d’ombre.
Rouge, noire, la poésie est libre, liber-terre.
La poésie est libératrice, elle fait sauter verrous, bâillons, cloisons, entraves.
La poésie prend la couleur du temps pour en faire un chant multicolore, multiracial, multiple et multipliable à l’infini des nuances.
La poésie vous enlace et vous relie.
La poésie est vivante, son courant abreuve les soifs essentielles, sa caresse réveille l’être qui sommeille dans le zombie.
La poésie est vivante et sa morsure enivrante.
Sa chair douce, chaude est le pain du rêve.
La poésie est fragile mais le moindre de ses fragments capte et renvoie la lumière.
La poésie est une eau qui s’insinue dans les fissures, dans la plus petite de vos failles, une eau ardente qui dissout masques et mensonges.
La poésie est vivante et balaie d’un seul revers slogans, calculs, statistiques.
La poésie est immense, monstrueuse, incroyable, incommensurablement puissante. Elle vous arrache les tripes, vous broie et vous régénère.
La poésie, vous n’imaginez même pas !
Elle est en marche, la poésie est vivante !
C.G.
qui est vivant ? qui est mort ?
les fantômes dansent pour la dernière fois, je les regarde
de ma salle d'attente futuriste
et je me souvient d'une phrase de MR COCTEAU
les poètes se souviennent de l'avenir
Sébastian D., 2005!
AU SOMMAIRE
"Djamel Mazouz" le cocuou en flagrant délit de vol… l’auteur de deux des quatre textes publiés dans ce numéro est donc en réalité Nicolas Franck. Ne connaissant pas l’auteur des deux autres poèmes, Immigré, mon frère et Une gare la nuit, je les supprime de la présente ré-impression et je les remplace par Lettre ouverte à mon plagiaire de Nicolas Franck…
Délit de poésie :
Θ Tristan Cabral (Hérault), d’un recueil à paraître : Les Morts m’ont tout appris, NRF 2007.
Θ Christian Saint-Paul (Hte-Garonne), de L’enrôleuse - Encres Vives n° 335
Θ André Chenet (Alpes Maritimes), d’un recueil à paraître : Les replis de l’écrit.
Θ Sénamé Koffi Agbodjinou (Paris), du recueil inédit Marée noire… suivi de Afin que nul ne meure.
Délit mobile : Cathy Garcia (Lot), de Bangkok à Varsovie, un nouvel extrait des Calepins voyageurs – Journal intime en tournée 1997-2002.
Le tout agrémenté d’un Délit d’(in)citations en pluie pour baigner vos neurones. Bulletin de complicité toujours en fin de numéro, libre de droits.
Attention l’adresse postale a changé.

Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock
A la richesse appartient la graisse
à oindre les testicules
Proverbe Toucouleur, Sénégal
12:20 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
L'enfant nu, d'Esméralda Romanez
L'ENFANT NU
Au terrain vague des Tsiganes
Où papillonne l'enfant nu,
Aux marches froides des ghettos,
Aux usines où l'on enchaîne
Hommes et femmes pour la soupe,
Aux fonds des prisons politiques,
A la caserne " troisième âge "
Où l'on exile le vieillard,
A la réserve des indiens
Crevant au cœur d'un peuple " neuf "
Indifférents " civilisés ",
Aux trottoirs noirs des rues des ports,
Aux piloris nauséabonds
Où pourrissent des innocents,
A la braderie de l'amour,
Aux cris des chambres de torture,
Aux vieux bordels de Thaïlande
Où se consument des enfances,
A la merde des bouges noirs,
A la longue désespérance
De la putain de quatorze ans,
Il me faudrait gueuler l'espoir... !
Dans le bleu tendre du matin,
Au terrain vague des Tsiganes
Où papillonne l'enfant nu,
J'entends un orchestre d'oiseaux
... Ecoute ami, entends la vie,
Elle serait belle...
Respecte là !
Esméralda Romanez
« Fille de déporté, je ne peux oublier le regard que mon père posait sur l'humanité.
Il n'était jamais réellement revenu de là-bas. Il a connu les camps Français puis la déportation vers Dachau, Matahausen, Ebensee, Chelmno. Trop de Tsiganes (750.000) ne sont jamais revenus des camps de la mort pour permettre à notre gouvernement de ne pas reconnaître son implication directe dans l'internement et la déportation de milliers de Tsiganes »
Esméralda Romanez, 46 ans de voyage à l'ancienne (verdine, cheval) avec ses parents et grands-parents puis seule avec ses enfants alors que ses frères et sœurs ont tous choisi les attelages modernes. Caractère bien trempé. Avec se















