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01/12/2016

Revue Nouveaux Délits n°49 - Jean-Jacques Dorio

 

 

Présence de Federico García Lorca, un des poèmes de Jean-Jacques Dorio publié dans le numéro d'octobre 2014.

 

 

 

Revue Nouveaux Délits n°49 - Patrick Devaux

 

 

Un des poèmes de Patrick Devaux publiés dans le numéro d'octobre 2014.

 

 

 

 

Revue Nouveaux Délits n°49 - Thomas Sohier

 

Poème de Thomas Sohier, extrait de Le bleu des murs publié dans le numéro d'octobre 2014.

 

 

 

 

25/11/2016

Nouveaux Délits n°50 - Marc Tison

 

 

Nos yeux et Pierres, deux poèmes de Marc Tison parmi ceux publiés dans le numéro de janvier 2015.

 

 

 

 

23/11/2016

Nouveaux Délits n°50 - Perrin Langda

 

Deux poèmes de Perrin Langda parmi ceux qui figurent dans le numéro de janvier 2015.

 

 

 

 

Nouveaux Délits n°50 - Murielle Compère-Demarcy

 

 

Un des poèmes de Murielle Compère-Demarcy publiés dans le numéro de janvier 2015.

 

 

 

 

Nouveaux Délits n°50 - Colette Daviles Estines

 

 

Saison des pluies, un des poèmes de Colette Daviles-Estinès

publiés dans le numéro de janvier 2015.

 

 

 

 

22/11/2016

Nouveaux Délits n°51 - Sadoun Nakib

 

Bout d'étoffe qui t'étouffe, un des poèmes de Sadoun Nakib publiés dans le numéro d'avril 2015.

 

 

Nouveaux délits n°51 - Jean Gédéon

 

Un extrait des Appâts rances, publiés dans le numéro d'avril 2015.

 

 

Nouveaux Délits n°51 - Annabelle Verhaegue

 

Crise de tristesse et hurlements, un des textes d'Annabelle Verhaegue

publiés dans le numéro d'avril 2015.

 

 

 

 

 

 

Nouveaux Délits n°51 - Jean-Baptiste Pédini

 

Un extrait de L'océan par la vitre, publié dans ce numéro d'avril 2015.

Lu par Cathy Garcia Canalès.

 

 

18/11/2016

Revue Nouveaux délits n°52 - Claire Lajus

 

 

Les yeux noirs de la France, un des poèmes de Claire Lajus publiés dans le numéro d'octobre 2015.

 

 

Revue Nouveaux délits n°52 - Gabriel Henry

 

"Atelier", un des textes de Gabriel Henry publiés dans le numéro d'octobre 2015.

 

 

 

 

 

16/11/2016

Revue Nouveaux Délits n°52 - Jacques Cauda

 
 

"Carnaval", un des poèmes de Jacques Cauda publiés dans le numéro d'octobre 2015.

Lu par Cathy Garcia Canalès.

 

 

15/11/2016

Revue Nouveaux Délits n°52 - Benoit Jeantet

 

Un des poèmes de Benoit Jeantet publiés dans ce numéro d'octobre 2015.

Lu par Cathy Garcia Canalès.

 

 

Revue Nouveaux Délits n°52 - Corinne Pluchart

 

Extraits des poèmes de Corinne Pluchart publiés dans ce numéro d'octobre 2015.

Lus par Cathy Garcia Canalès.

 

 

 

 

 

10/11/2016

Numéro 53 - Tom Buron

 

 

Un des poèmes de Tom Buron publiés dans ce numéro de janvier 2016.
Lu par Cathy Garcia Canalès.

 

 

 

Numéro 53 - Sammy Sapin

 

 

Un des poèmes de Sammy Sapin publiés dans ce numéro de janvier 2016.

 

Lu par Cathy Garcia Canalès.

Numéro 53 - Denis Wetterwald

 

 

Un des poèmes de Denis Wetterwald publié dans ce numéro de janvier 2016.

 

Lu par Cathy Garcia Canalès.

 

 

 

 

Numéro 53 - Mokhtar El Amraoui

 

 

La becquée, un des poèmes de Mokhtar El Amraoui, publiés dans ce numéro de Janvier 2016.

Lu par Cathy Garcia Canalès.

 

 

 

29/10/2016

Poètes.fr, l'émission

où Christian Saint-Paul évoque encore le dernier numéro de la revue et notamment un focus sur Laurent Bouisset.

L'émission est à écouter ici :

http://les-poetes.fr/son/2016/161013.wma

 

Merci à lui !

 

 

 

 

21/10/2016

Soliflore n°40 - Nicolas Mangialomini

 

RIDEAU ROUGE

                                                

  Derrière le rideau rouge, je les entends respirer,

Les temples d’Angkor… Ils ne les ont pas visités,

Car ce sont les ruines de ma peau brune qu’ils sont venus piétiner.

 

  Derrière le rideau rouge, des militaires en peine et des frustrés à soulager.

Des pères de familles schizophrènes à la perversité inavouée,

Suant leurs sécrétions hormonales dans un rêve de carte postale.

   

Derrière le rideau rouge, les porcs ont des passeports

Veines violacées aux violences d’opiacées,

Cauchemars en rose bonbon, j’entends rire les démons.

Et de mes orifices béants de tout leurs vices,

S’écoule le fruit de leurs appendices.

 

  Objet de délices,

Objet de supplices,

Déposé sur ce lit, inerte et seule,

Je suis une princesse drapée dans un linceul.

Et sur ce plafond au miroir fendu,

Des larmes sans retenue,

Roulant sur mon visage sans âge,

Notre jeunesse formée par leurs voyages.

 

  Derrière le rideau rouge,

La joie d’être une fille,

Une fille sans joie,

Une poupée exotique prête à l’emploi,

Un jouet cassé qu’on ne peut réparer,

Savourez le fordisme à la sauce épicée,

Nettoyez ! Javellisez ! La chaîne de l’amour doit être relancée…

 

 

 

Revue Nouveaux Délits n°54 - Heptanes Fraxion

L'éternité et puis un trou dans le grillage, un des poèmes d'Heptanes Fraxion publiés dans ce numéro d'avril-juin 2016.

 

 

 

 

 

Revue Nouveaux Délits n° 54 - Vincent

Un conseil avisé, un des poèmes de Vincent publiés dans ce numéro d'avril-juin 2016.

 

 

 

19/10/2016

Revue Nouveaux Délits n°54 - Hervé Jamin

"Deux", un des quinze extraits de "Vingt", publiés dans ce numéro d'avril-juin 2016

 

 

 

 

Revue Nouveaux Délits n°54 - Marine Gross

 

 

Revue Nouveaux Délits n° 54 - Christophe Réal

Pluie de têtards, un des poèmes de Christophe Réal publiés dans ce numéro d'avril-juin 2016

 

 

 

 

 

 

18/10/2016

Revue Nouveaux Délits n°54 : Céline Escouteloup

 

Kushami, un des poèmes de Céline Escouteloup publiés dans ce numéro d'avril-juin 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

Ça va aller, tu vas voir de Christos Ikonòmou

 

trad. grec Michel Volkovitch

Quidam Editeur 3 mars 2016

 

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218 pages, 20 €

 

Ces histoires si sombres devraient susciter en nous un cafard profond. On découvre peu à peu pourtant que leur nuit est sourdement éclairée, écrit Michel Volkovitch, leur traducteur, dans sa postface. Et bien, tout dépend de la distance que le lecteur saura mettre entre ces seize histoires, peut-être une seule, et sa propre vie, car elles sont tellement réalistes, tellement sans fard, de si crues banalités, que la seule flamme finalement ne serait-elle pas la flamme littéraire, qui peut permettre à l’auteur d’éclairer son sujet sans sombrer lui-même ? Car ces histoires peuvent – devraient – plomber le lecteur, qui au fur et à mesure qu’il avance, s’alourdit du poids de ces existences qui n’ont plus d’horizon.

Toutes ont pour point commun le Pirée et ses quartiers populaires, une île aussi en face du port, et une maison qu’un couple doit quitter, exproprié par l’inexorable avancée d’une nouvelle route. Rouleau compresseur, c’est ça dont il est question, de personnages qui tentent désespérément d’échapper au rouleau compresseur, au concasseur de vies, concasseur de sens… La crise, mot fourre-tout, mot d’excuse pour dire système corrompu, système mortifère, système ultra libéral, ultra violence.

« Jour et nuit je vois des hommes brisés par le boulot. Des hommes fatigués, effrayés. On dirait qu’on ne peut plus travailler sans peur. On dirait qu’on n’est plus payé pour vivre mais pour avoir peur ».

Et encore, beaucoup ne sont même plus payés. Pas d’espoir, juste la survie, tenir, tenir, et l’angoisse perpétuelle.

Toutes ces existences sont au bord de l’abîme, dans ce pays à sac, et il n’y a guère plus que ce qu’il reste d’amour et d’amitié, de solidarité, le peu de chaleur humaine sauvée du désastre, pour donner un peu de lumière à la nuit de plus en plus noire. Ça va aller, tu vas voir. Car la force qui réside dans ce peu de lumière, est de celle qui a permis à l’humanité de se relever du pire, encore et encore. La force du fragile, la force du faible, la force des perdants. L’humain a cette capacité de s’accrocher à la moindre paille en imaginant qu’elle est une poutre d’acier. La force de l’imagination, la force du rêve. Ou des cauchemars.

Et pourtant le couple y est fragile aussi, le manque total d’argent tue tout élan, tout désir, on s’accroche, on tient mais le désespoir à l’intérieur fait des ravages. Concasseur. Le rêve, le fantasme deviennent presque des hallucinations. Ils participent à la survie, se raconter des histoires devient une nécessité. Sinon on se fracasse, nu, à toute vitesse contre le mur du réel.

L’entraide dans l’épreuve, ce n’est pas partout, ce n’est pas tout le temps. Ici nous sommes en Grèce, un peuple, une histoire. La solidarité n’y est pas encore juste un slogan, la solidarité sans emphase entre pauvres, bien-sûr, entre ceux qui tombent, juste on sait ce que c’est, on n’en rajoute pas. On se serre les coudes, littéralement, autour d’un feu dans la nuit glaciale, à trois heures du matin, pour être en tête de la file d’attente quand la Sécu ouvrira ses portes, « des employés ou des ouvriers à la retraite, pas rasés, usés. (…) C’étaient cinq hommes et en même temps cinq numéros ».

Ça va aller, tu vas voir est de ces livres dont on réalise la qualité une fois qu’on en est sorti, car le lire est tout sauf un divertissement, mais Christos Ikonòmou a su distiller avec le talent qui fait les grands écrivains, l’implacable réalité, par petite touches, goutte à goutte, en donnant à ces personnages une grande dignité, une sorte de calme qui n’est pas de la résignation, mais un calme qui peut parfois être assez terrifiant. Cette sorte de calme avec lequel un père avale cinq grands clous au procès de Pétros, son fils coupable d’avoir voulu humer la richesse, de l’avoir suivie simplement jusque devant chez elle pour la voir, la sentir, demander après un coup de trop à dormir une nuit au fond d’un jardin de luxe.

« C’est bizarre d’être pauvre, a dit Pétros, c’est comme si tu étais un de ces pingouins qu’on montre à la télé qui voient les glaces fondre autour d’eux et qui savent pas où s’accrocher ni comment échapper à cette folie et la peur qu’ils ont les jette les uns sur les autres pour se bouffer ».

Cette sorte de calme, ou d’hébétude peut-être, avant la folie, avant que ça ne craque pour de bon. Mais une vraie dignité oui, habite toutes ces personnes qui voient leur vie partir par petits bouts, comme ce muret que chaque nuit, des inconnus viennent démanteler, pour en emporter quelques pierres taillées, alors que pourtant y’a des gens qui habitent encore ici.

Et on entend en écho la voix de la Grèce : « Petit bout par petit bout ils me prennent tout ».

 

Cathy Garcia

 

 

 

christos ikonomou.jpgChrìstos Ikonòmou, né à Athènes en 1970, est journaliste. Il est l’auteur de trois recueils de nouvelles traduits en plusieurs langues : Femme derrière les barreaux (2003), Ça va aller, tu vas voir (2010, Quidam 2016), et Les bienfaits viendront de la mer (2014). Ça va aller, tu vas voir a reçu le Prix d’État pour la nouvelle et a été traduit en italien, en allemand, en espagnol et en anglais (USA). Certaines des nouvelles d’Ikonòmou ont été adaptées au théâtre et au cinéma. Les bienfaits viendront de la mer paraîtra en 2017.

 

 

 

16/10/2016

Le ciel déposé là, Jean Baptiste Pedini

 

 

Édition L’Arrière-Pays, juin 2016

 

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54 pages, 9 €.

 

 

 

Jean-Baptiste Pedini écrit comme un peintre, à petite touches, de bleu, de noir, d’aube et de lumière, avec des cristaux de sel et des étoiles qui traversent la nuit « à toute allure, suspendues à la tyrolienne du ciel », le ciel déposé là non sans quelques éraflures, angoisses, diffuses toujours, mais d’autant plus tenaces.

 

« Les mots comme des entailles sur les nuages. On les dit à voix basse. On y tient. Le matin sort les griffes. »

 

On retrouve ici la mer, dont le ressac donne le rythme, vide, plein, vide, plein. Dans l’écriture de Jean-Baptiste Pedini, il y a comme des trous sous la trame où quelque chose est tapi, quelque chose attend et cette sensation contraste avec la douceur apparente du peintre à petites touches. Le calme semble toujours sur le point d’accoucher.

 

Il y a la musique des mots, enfilés les uns après les autres, les uns aux autres, des perles sur un collier aux reflets changeants, toutes aussi précieuses les unes que les autres et pas une de trop. C’est beau, comme des bulles qui « vont dans le ciel, reliées en un chapelet d’ombres ». Tellement beau qu’on se laisse bercer et que le sens qui demeure toujours un peu comme caché, voilé, nous importe moins que cette berceuse qui va chercher nos douleurs, nos malaises, tout ce qu’on ne sait pas trop dire alors on ne le dit pas, et la musique nous berce sans pour autant effacer totalement l’inquiétude.

 

Il y a de la solitude dans l’écriture de Jean-Baptiste Pedini, une distance qui permet au regard de voir, de sentir, un pas de côté qui parle aussi à notre propre solitude, celle inhérente à la condition humaine, seule et reliée, comme ces perles sur le fil du collier. Le fil, l’âme qui respire sous l’eau du poème.

 

Dans Le ciel déposé là, Jean-Baptiste prend la lumière au bout de ses pinceaux, « une lumière monocouche qui en recouvre tous les recoins » ou qui « entre goutte à goutte pour surprendre l’enfance » et l’ombre jaillit alors aussi de toute part car « la lumière est friable, l’obscurité la réconforte ».

 

Un antidote au quotidien, cette lumière ocre que l’on prélève tel un sérum.

 

Pour échapper à l’ennui peut-être, chaque instant est comme sacralisé, happé dans une transcendance alors que rien pourtant ne demeure figé, car il faut « vider le jour cul-sec. En sentir les dépôts tandis que la mort presse ».

 

Cathy Garcia

 

 

201607201223-full.jpgJean-Baptiste Pedini est né en 1984 à Rodez. Vit et travaille en région toulousaine. Publications dans de nombreuses revues dont Décharge, Voix d'encre, Arpa, N4728. Des livrets publiés chez Encres Vives, Clapàs, – 36° édition et La Porte. Bibliographie : Prendre part à la nuit (Polder, 2012), Passant l'été (Cheyne éditeur, Prix de la vocation, 2012), Pistes noires (éditions Henry, 2014), Plein phare, Éditions La Porte, 2015.