01.04.2008

NUMERO 28

L’évolution de mai 2008 ?
 
Pour la première fois, Nouveaux Délits parait un 1er avril, d’où le poisson dans le dos… Pour moi, c’était bien ce délai supplémentaire, aussi j’espère que vous apprécierez ce numéro.
Nouveaux délits aura bientôt son émission sur les fréquences d’Antenne d’Oc que les Lotois connaissent bien même si tous ne l’écoutent pas. Une petite radio libre et impertinente comme je les aime. Le printemps des poètes ici a été grâce au Garage Donnadieu et la médiathèque de Cahors, l’occasion d’échanger des paroles du dedans et du dehors, expériences riches et fortes qui sont les prémisses je l’espère d’un véritable courant pour créer du lien entre les gens, les lieux, les différences, surtout les différences. La parole doit franchir les murs, tous les murs et combattre l’exclusion. La parole poétique a les outils pour le faire.  La parole mais des actes aussi, pour que le sens prenne corps. Je vous invite partout à faire de même, à nourrir vos rêves et oser la rencontre avec l’autre.
Après avril, vient mai et quarante ans après celui de 68 se retrouve à l’honneur ou au pilori, selon le « camp » qui est le nôtre mais je ne parlerai pas de ce que je n’ai pas vécu, je préfère regarder devant et espérer que mai 2008 sonne le réveil des consciences, dans tous les domaines et dans tous les camps.
C.G.
 
 
 
L’urgence c’est aujourd’hui et maintenant. Et elle demande notre appétit, notre vie, notre essor mental. L’important est d’œuvrer
par le commencement : l’hominisation de l’espèce humaine
et non la robotisation de l’animal humain.

(…)
L’utopie ne signifie pas l’irréalisable, mais l’irréalisé. L’utopie d’hier peut devenir la réalité, la pratique de demain.
 
Théodore Monod
In Le chercheur d’absolu
 
 
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AU MENU
 
 
Délit etcétéra : textes courts de Thomas Vinau (Vaucluse)
 
Hommage à Jacek Kaczmarski (Pologne)
 
Délit de poésie : Muriel Carupt (Rhône), Cathy Garcia (Lot)
 
Délit gluant : L’intrus de Joaquim Hock (Belgique)
 
…lui-même
Grand illustrateur attitré
de cette revue
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock


 
 
Le tout relevé de quelques « Délits d’(in)citations » qui facilitent la digestion.
Vous trouverez le bulletin de complicité au fond en sortant.
 
Bon appétit !
 
 

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Ne parle pas du sens si tu n'allumes au soir
une lampe dans la montagne.

Frédéric Ohlen
 
 
 

poisson d'avril !

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   Cathy Garcia

 

L'avantage de la soupe de poisson, c'est que le poisson est dans son élément.
in L'intégrale des brèves de comptoir 1992-1993

JM Gourio

11.03.2008

JL Millet

Nouveaux Délits n°27

La revue arrive. Vite, déchirer l’enveloppe, enfin tenir ‘’la chose’’ en main. Aller au-delà des témoignages.
Première image      de rigueur. Une saine rigueur, de celles qui mettent en valeur. Rigueur d’un écrin.
Une consultation ‘’au pouce’’ laisse la même impression et provoque l’envie.
Envie viscérale de se ruer sur les textes, de mesurer l’accord, l’harmonie de l’ensemble.
Et l’on sent d’entrée que Cathy ‘’a creusé profond afin de bâtir haut’’. Car nous savons bien, ne serait-ce qu’intuitivement, que rien n’est plus difficile à obtenir que ce ‘’naturel’’, ce vrai, ce vrai du vivant.
De fait, tout coule, s’enchaîne, comme allant de soi, limpide.
Dans ce numéro 27, une grande claque pour ne pas dire un grand coup de poing dans la gueule : les haïku(s)* de Michèle Marie Petit. Cette forme brève me plait particulièrement, le rythme 5/7/5 fut celui de mes prémices en poésie. Ces textes de MM parle d’une vie rude, d’une vie en cage, mais touchent à l’universalité de toute vie. C’est fort, très fort.
La ‘’production’’ d’Emmanuelle K semble dès lors plus sophistiquée, plus… littéraire alors qu’elle colle à une réalité tout aussi grave, difficile, à la marge, en opposition frontale… contre l’établi, le convenu.
Les brefs textes de Dejaeger font tout de suite mouche comme une course de fantômes ‘’dé Bushés’’ en route vers un Ground Zero originel avec en arrière plan une musique de danse de la pluie a capella.
Puis jaillit ‘’Ombromanie’’, des extraits qui filent l’envie d’aller tout lire, vite… ‘’dans les champs utopiques’’, ‘’before K-O’’ , pour lutter contre le tsunami de ‘’blessures empuanties’’ des conneries médiatico-sarko-ambiantes.
Ce numéro 27 est, comme le dit Alvarez Barbosa ‘’…une parole forte capable de me guider dans la vaste contrée silencieuse…’’, bien loin des ‘’…parleurs (qui) déblatèrent (et) militent pour la connerie…’’


Jean-Louis Millet

 http://www.zen-evasion.com



* je mets ici une parenthèse car je n’ai jamais trouvé un texte de grammaire franco-nippone précisant qu’un pluriel en s s’applique à ce mot, tant dans cette forme que dans la forme ancienne haïkaï.

15.02.2008

POUR S'ABONNER

il suffit de demander un bulletin de complicité à revuenouveauxdelits chez wanadoo point fr

7 numéros, revue trimestrielle à partir du prochain numéro (28) :

-         40€ (ou 35 en tarif lent) pour la France

 

-         42€ pour les DOM, la Belgique et autres pays d’Europe de l’Ouest

 

-         45€ pour les TOM

 

-         48€ pour le Québec

 

-         32€ de la main à la main

 

Au numéro 5 + 1 pour le port.

 

 

Merci.

07.01.2008

NUMERO 27

Janvier 2008 

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Un bon vœu
En ce passage à la nouvelle année, mes vœux n’ont pas coulé de source…
Quelque chose coince. Chaque année on se répète les mêmes choses et souvent même, le cœur y est. Pourtant quelque chose cloche, quelque chose manque. Peut-être le temps de réfléchir au pourquoi de nos comportements, habitudes, formules, croyances...
Pourquoi souhaiter tellement de bien aux autres seulement le 31/12 à minuit ?
Pourquoi se souhaiter une bonne santé alors que nous offrons des portables, des chocolats aux ogm, des aliments irradiés et gorgés de pesticides, des jouets en plastique et des parfums toxiques ?
La conscience est à la mode, on n’a jamais autant parlé écologie, éthique, ravages de la surconsommation, mais nous avons oublié ceux qui en parlaient déjà dans les années 40, 50, 60, 70. Et ceux et celles qui n’ont cessé d’alerter, de prévenir, de se mobiliser pour lutter sur tous les terrains quitte à passer pour des illuminés, qui y ont laissé leur énergie, leur raison, leur vie à force de gueuler dans les déserts…
Au début du XIXe siècle les luddites, en Angleterre, brisaient les machines… Thoreau en 1849 publiait la Désobéissance civile… Ils font aujourd’hui figure de visionnaires…
Alors ce que je souhaite pour 2008, c’est d’avoir, de garder ou de retrouver le bon sens, car avec ça et avec ça seulement nous pouvons espérer que le reste de nos vœux se réaliseront.
Le vœu de bon sens est de plus un vœu recyclable que l’on peut ressortir à chaque nouvelle année. Il n’est pas près d’être obsolète. Bien sûr, il s’agit aussi de comprendre ce qu’est réellement le bon sens car souvent il n’est pas là où l’on pense… Le bon sens est ce qui profite à tous et non seulement à quelques-uns…
Il nous faut observer, écouter, sentir avec notre cœur et réfléchir avec notre propre cervelle, et pour ce faire il faut prendre le temps. La vitesse est peu propice à la sagesse.
Le vrai slogan aurait du être : travailler moins pour songer plus.
 
Une bonne résolution
Nouveaux Délits, en cette nouvelle année, a donc décidé de prendre le temps de la réflexion, de la qualité plutôt que de la quantité. C’est pourquoi à partir de ce numéro la revue devient trimestrielle. Le n°28 sortira donc en avril, le 29 en juillet et ainsi de suite.
Cela fait un moment que je j’y songe, mais aujourd’hui ce changement s’avère vraiment nécessaire, pour continuer à y trouver le même plaisir. Plaisir sans lequel faire n’aurait justement aucun sens.
Pour les abonnés, votre abonnement donc va s’étirer et vous laisser le temps de savourer chaque numéro. Que ceux d’entre vous qui appréciaient le rythme actuel ne soient pas trop déçus, je vous offre un peu de temps pour autre chose. Pour prendre soin de votre bon sens.
Que l’amour vous aime !

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AU SOMMAIRE :


Délit de poésie :
 
Emmanuelle K (Eure) donne le vertige de l’écart, quand l’obéissance est devenue impossible
Michèle Marie Petit (Saône et Loire) offre un bouquet de haïkus du dedans
Cathy Garcia présente quelques Ombromanie(s)
 
Délit cash : textes courts d’Alexis Alvarez Barbosa (Belgique)
 
Cash délit : courts textes d’Eric Dejaeger (Belgique)
 
Et un Délit d’(in)citation, un !
Le port du bulletin de complicité est obligatoire.
 
 

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Joaquim Hock
Grand Illustrateur Attitré 
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock


 
 
 
Pour bâtir haut, il faut creuser profond
Proverbe mongol

 
 
 
 

un peu de couleur

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Cathy Garcia

 

L'eau limpide
ni dedans
ni dehors

Chiyo Fukumasuya

 

 

 

02.11.2007

NUMERO 26

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Novembre le retour.
J’ai déjà parlé de la Samain oubliée au profit de sa cousine impériale Halloween, des chrysanthèmes et des citrouilles, j’ai déjà parlé de l’automne et de la transmutation, je n’ai rien dit de la chasse qui me fâche et je pourrais aujourd’hui vous parler de truffes ou d’humanitaire, de sexe ou de joyeuse et française dictature. A vrai dire, j’ai juste envie de silence, d’un verre de vin, d’un feu...
Le repli derrière la barricade solitaire* puisque tout a été trop dit, trop fait, raz de marée de bêtise…
Juste vous laisser lire ces pages, tranquillement. Vous remercier pour ça, pour cette attention, ce partage, cette curiosité qui garde en éveil. 
Les mots tressent des réseaux, connectent des consciences, éveillent des sentiments communs.
Les mots tentent l’impossible alors que souvent un simple geste y suffit.
Que cette revue soit un peu comme ma main posée sur votre épaule.
C.G.
 
 
* Luis Sepulveda in La Folie de Pinochet
 
 
 
J’écris pour me taire s’il vous plait taisez vous
stop, écoutez, plus de paroles, plus de textes,
des yeux, des mains, un corps,
un arbre, s’il vous plait,
le son de la feuille qui tombe

Marie-Paule Blein
in Tissages mouvants
 


 
 
AU SOMMAIRE
 
 
Délit de poésie : Yusuf Kadel (Île Maurice), Pascal Perrot (Paris)
 
Délit de vagabondage : Déambulations : Cette incessante conjugaison du monde de Patrick Joquel (Alpes-Maritimes)
 
Délit d’autopromotion : présentation de Salines, nouveau recueil de Cathy Garcia (Lot).
 
Sans oublier le Délit d’(in)citation tombé sur les pages comme feuilles d’automne pour faire un bon compost où pousseront d’autres pensées (penser est subversif enfin, on vous l’a assez insidieusement suggéré !).
 
Bulletin de complicité en fin de numéro, dont la subversivité n’est plus à démontrer.
 
 
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
Grand Illustrateur Attitré 
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock

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Je connais lucidement et sans arrière-pensée les frontières de la communication et de l'harmonie entre moi et les autres hommes. J'ai perdu ainsi de la naïveté ou de l'innocence mais j'ai gagné mon indépendance. Je ne fonde plus une opinion, une habitude ou un jugement sur autrui. J'ai expérimenté l'homme. Il est inconsistant.
Albert Einstein
in Comment je vois le monde

de l'art...

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©Cathy Garcia (recyclage de couverture ratée)
 
 
 
 
Victoire sur la mort, l’œuvre d'art s'identifie à la vie et il n'y a de vie connue qu'individuelle. Singulière. Originale. Solitaire. Entêtée. L’œuvre fait une espèce animale à soi seul, puisque son arbre, phylogénétique, produit des fruits ou des bourgeons individués, livres, musiques, films ou poèmes. Elle vient donc de la disposition unique des neurones et des vaisseaux sanguins. Jamais de la banalité collective. Inverse de la mode, opposée à ce qui se dit, elle résiste par définition aux médias, je veux dire à la moyenne.
Michel Serres
in Le Tiers-Instruit

08.09.2007

Un cadeau de Gilles Bizien

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01.09.2007

Numéro 25 - Septembre 2007

 

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Merci le progrès !
 
mes démons de 40 kms attaquent d’autant que parce que bacon au tapis
un point de plus d’un gène absolument pas diffèrent
deux j’écris
écoute ceci êtes le texte
ceci est le texte que je tente d’écrire avec elle
logiciel de reconnaissance à vocale pas facile
de faire un édito de cette façon
mais le hasard du mérite clair
est bien en les choses parfois
sur la donne un pas résolu
parole de lune presque pourrait de la poésie libre
comprenait quelque chose crachés
sachez bien que vous êtes
fou complètement fou
au jeune en dirais pas plus pour aujourd'hui
et je crois que c'en est pas fait
en trait breton ni aurait adoré cela
il se trouve que l'esprit surréaliste 11-court N un des pattes
pas un seul ou à zéro
deux mauvais optèrent contre est que tout R dans un maire
deux n'importe quoi…
 
Sinon avez-vous ramassé des cailloux, des bouts de bois, des coquillages, des chiens cet été ?
C.G
 
 
 
Le coquillage a traversé
Des millénaires
Pour jaser à ton oreille
Il connaît la source
D’où jaillissent les étoiles
Béatrice Gaudy
in Fossile
 
 
 
AU SOMMAIRE
 
 
Mes complices du Délit de poésie :
 
Ø Keltoum Staali (Bouches-du-Rhône) qui, entre autre, rend hommage au poète algérien Jamel Eddine Bencheikh
 
Ø Sylvie Durbec (Bouches-du-Rhône) nous invite à une déambulation dans l’intimité de quatorze Stanze/Pièces/Stances
 
Ø Tang Loaec (Chine) entre l’ange et la folie, un soupçon d’érotisme.
 
Ø Jacques Houssay (Paris), extrait du recueil à paraître Inside Out
 
Délit translucide : Jean-Marc La Frenière (Québec) promène ses pattes de mouches sous le décor et dans la tasse des hommes .
 
 
 
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be Grand Illustrateur Attitré  http://homeusers.brutele.be/joaquimhock

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Il n'y a pas le pouvoir, il y a l'abus de pouvoir, rien d'autre.
Henry Millon de Montherlant
 

Ordre du Mistigri

RÈGLE DE L’ORDRE DU MISTIGRI
 
Article 1.  Le chevalier s’engage à secourir tout animal en détresse, et singulièrement les chats, autant qu’il sera en son pouvoir et en toute occasion qui se présentera, sans jamais oublier que l’être humain participe également de la nature animale.
 
Article 2.  Le chevalier sera adoubé  - il recevra ses armes symboliques (l’Acte) – dès qu’il aura accompli une première action notoire, une prouesse en faveur d’un animal, celle-ci devant être portée à la connaissance du Maître de l’Ordre [1].
 
Article 3.  Le chevalier aura à honneur d’accomplir autant de prouesses qu’il lui en sera donné occasion. Il agira avec largesse, c’est-à-dire sans mesurer son temps, son énergie et sa fortune. Il fera montre de courtoisie, ne s’attribuant point des prouesses qui seraient d’autrui ou imaginaires, et ne faisant valoir que ce qu’il aura accompli lui-même en faveur des animaux, la confiance étant en la parole de chacun.
 
*
*    *
 
La devise de l’Ordre est :   AD MAJOREM MISTIGRI GLORIAM
 
 
L’Ordre a été fondé le 22 juin 2000, à la suite du sauvetage d’une petite chatte prisonnière du jardin intérieur de la BN du quai François Mauriac, prouesse mémorable qui vit la victoire des premiers chevaliers sur l’entêtement et le silence administratifs. La chatte, appelée Feather, coule aujourd’hui des jours heureux aux Pays-Bas.
 
Chaque chevalier est invité à créer sa devise personnelle.
 
 
Le bulletin ENTRE-CHATS, qui paraît de 3 à 4 fois par an, est envoyé aux chevaliers à leur adresse internet, à charge pour eux de l’imprimer, et de le diffuser éventuellement autour d’eux. Tous les textes, articles, poèmes, récits, contes… des chevaliers ou de leurs proches et amis sont reçus avec plaisir à l’adresse internet ci-dessous, et publiés dans ENTRE-CHATS.
                                                                        Le Maître de l’Ordre : Michel HOST
 
 
[1] A la rédaction du bulletin ENTRE-CHATS :  michhost@club-internet.fr

 

30.08.2007

les fleurs de Nina

Cathy Garcia, poète, femme extraordinaire de vrai,
qui se démène seule, à bout portant, à mains tendues, à publier
la Revue
Nouveaux Délits. Elle est française, ressemble à Janis Joplin me dit Pascal
Perrot. Elle a du chien, du cran. C'est une femme de la race des battantes.

 

Nina Louve

 

Cathy Garcia

 

Femme tenant seule à bout de doigts

 

à coup de voeux

 

la REVUE NOUVEAUX DÉLITS

 

Cathy Garcia, femme ne pliant jamais l'échine, ne passant pas son chemin sans ouvrir l'oeil, femme courage, belle bête humaine.

 

Nina Louve

http://louvainlaneuve.blogspot.com/

ce qu'en dit André Chenet

Cette petite revue (une vingtaine de pages pour 4 euros) particulèrement tonique, élaborée artisanalement sur papier recyclé par Cathy Garcia, sort des sentiers mille fois battus et rebattus où la poésie n'est plus qu'un stérile exercice de style pour une élite en crise qui se gargarise d'un savoir factice en disséquant la langue au bistouri d'une logique mortelle. Depuis 2003, NOUVEAUX DELITS sévit à l'écart des circuits "touristiques" en s'aventurant vers ce centre indéfinissable où l'imaginaire et la réalité, la vision et la parole vraie, l'émotion et la révolte s'accordent en ravivant à l'extrême le sens d'une expression magique dont l'humanité s'est délibérément détachée, au nom d'une science matérialiste et des techniques avancées qu'elle procure jusqu'à en perdre cette raison d'où elle tirait sa foi et sa fierté. Nous commencons seulement maintenant à mesurer l'étendue des dégâts provoqués par les égarements à répétitions de la logique hypocrite des pouvoirs en place. La force du language poétique relève d'une quête insatiable, nécessaire et d'une alchimie amoureuse par lesquelles ce que nous avons inconsciemment coutume de nommer notre conscience, se connecte à ce qui nous dépasse, mettant forcément à mal notre individualité sociale qui n'est, la plupart du temps, qu'une marionnette stupide entre les mains spécialisées des marchands de sommeil. NOUVEAUX DELITS ne se nourrit pas de morceaux des viandes avariés qu'on veut bien nous jeter, elle mange crument les fruits toujours défendus de l'amour et de la connaissance, les fruits d'un soleil inconnu.

 

André Chenet

http://poesiedanger.blogspot.com/

11.07.2007

Correctif du numéro 24

Suite au délit de vol de textes (il en fallait bien un dans la revue) de Djamel Mazouz, il me faut rectifier le n°24 ainsi :
 
 
AU SOMMAIRE
***
« Djamel Mazouz » en flagrant délit de plagiat…  l’auteur de deux des quatre textes publiés dans ce numéro est donc en réalité Nicolas Franck. Ne connaissant pas l’auteur des deux autres poèmes, Immigré, mon frère et Une gare la nuit, je les supprime de la présente ré-impression et je les remplace par Lettre ouverte à mon plagiaire de Nicolas Franck…

 
 
Nicolas Franck
 
Lettre ouverte à mon plagiaire
Monsieur Djamel Mazouz,

On vient de m’apprendre que vous appréciez énormément mes textes.  Passé le premier moment de surprise, je me suis senti envahi par une grande satisfaction. Et votre choix de vous en servir me touche beaucoup. Et j’irai jusqu’à dire que vous avez bon goût. J’espère qu’ils vous apporteront la gloire et la reconnaissance que je ne cherche pas.
Nous sommes tous un peu plagiaires, nous écrivons à partir d’affinités. Rares sont ceux qui inventent une langue.
A travers vous je participe à des concours, je suis fêté, apprécié. C’est un peu un échange de lumière, je vous donne la mienne, vous me donnez la votre. Pour être plus précis, vous volez la mienne, et ne me donnez rien en retour. C’est injuste. Mais vous me direz que la vie est une longue injustice, et que c’es, ce qui la rend vivable.
J’en profite pour vous dire de faire attention, mon écriture est certes merveilleuse, mais je suis affublé d’une affreuse et déplorable dyslexie, et malgré les correcteurs d’orthographe, il reste de nombreuses coquilles dans mes textes, pensez à les relire, et à corriger ces fautes qui gâchent le plaisir du lecteur exigeant, ce qui pourrait venir ternir notre célébrité commune. Vous pourriez ainsi ajouter une sorte de perfection à notre œuvre collective.
Au-delà de ça, vous me faites toucher du doigt quelque chose qui m’avait échappé. Avec la généralisation des blogs, l’écriture appartient de moins en moins à son auteur. N’en déplaise aux ego des auteurs, les textes sont voués à n’appartenir à personne, hormis au lecteur, l’espace d’un instant. Et la réussite d’un texte, sera sa lente métamorphose, lorsqu’il passera de main en main, d’œil en œil. Je ne suis pas capable de dire si cela est un mieux, mais c’est inéluctable. La rançon du progrès en quelque sorte.
Il y a quand même un truc qu’il faut que je vous dise, écrire pour moi est acte nécessaire et douloureux, les textes que vous prenez ne sont que le reste de cette nécessité et de cette douleur. Le reste. L’écume. Ils sont issus d’une intimité au travail. En les prenant ainsi, sans crier gare, vous me laissez porter seul cette douleur. C’est un peu comme si vous me la renvoyez dans la figure. Mais ce sont sans doute des considérations dont vous n’avez que faire.
Ce n’est pas la première fois que m’arrive ce genre d’aventure. La première fois j’ai ressenti e cela comme une infraction. Et la personne qui avait pris et dénaturé mon texte, m’en a profondément voulu de lui avoir fait remarquer ma désapprobation. La deuxième fois était plus innocente, et puis la chapardeuse avait de si belles fesses que je me suis senti flatté et honoré par son emprunt, comme quoi il suffit de peu. La troisième, c’est vous Monsieur Djamel Mazouz. Je commence à être rôdé. Mais je doute que vos fesses me fassent de l’effet. C’est dommage, j’en conviens. Pourquoi voler ce qui est offert ?
Pour être plus sérieux, si vous me lisez, vous devez savoir ce que je pense de l’écriture, vous devez savoir que c’est l’acte le plus vain qu’il soit, et parce qu’il est vain, il en devient grand, merveilleux. Ce qui est important dans l’écriture, c’est d’abord user sa vie dans un acte inutile, presque puéril, et c’est être à l’endroit du frottement de cette vie et de la mort qui s’approche.
Je vais vous dire un secret. Un texte ne vaut rien en lui-même, il ne tient que par des fils invisibles qui le relient. Je suis passé voir « vos productions ». Toutes ne sont pas de moi. Et vous voyez, il n’y avait pas ces fils invisibles qui relient les textes entre eux. C’est comme s’ils avaient perdu leur sang. De la viande blanche. Et j’en fus triste.
Alors Monsieur Djamel… au point ou nous en sommes je crois qu’on peut se tutoyer. Djamel, tu sais ce que tu vas faire ? Tu vas te mettre au travail. Tu va arrêter de pomper tout ce que tu trouves. Tu es quelqu’un de sensible, comme tu le dis, alors tu vas prendre ton stylo et t’asseoir. Et ne plus bouger. Et mettre ce que tu as à mettre sur le papier. Qu’importe si c’est beau ou pas, qu’importe si tes mots ne trouvent pas grâce à tes yeux. Sache que c’est un bon signe, l’insatisfaction. Tu peux t’appuyer sur elle. Elle guidera tes pas. Il est temps que tu existes par toi-même, tu te le dois à toi. Si tu veux je serais ton premier lecteur, et je t’aiderai autant que je le pourrais. Fais-toi confiance, consens à ton imperfection. Ose être ce que tu dois être. Même si c’est douloureux, surtout si c’est douloureux. N’attend rien des autres. Donne-toi à tes mots, à leurs couleurs, à leurs musiques. Respire avec ta bouche, avec ton air à toi. Soit le vivant de ta vie. On n’écrit pas pour le plaisir d’être lu. On écrit, parce qu’on mourrait à petit feu si on ne le faisait pas. Accepte de ressusciter. Donne une chance à ta vie. Que t’apportent tes mots volés ? Rien, hormis une tristesse supplémentaire. Tu vaux mieux que cela, j’en suis sûr. Ecris. Et si ça te fait mal, c’est que tu es sur la bonne voie. Ecris sur tout, sur rien. Le rien est un bon exercice. Ecrire lorsqu’on est déserté de tout. Ecrire c’est se dénuder, c’est s’appauvrir, ce n’est pas dépouiller l’autre.
Ecrire c’est avaler des silences et les transformer en chants.
Car dans l’écriture tu seras seul. Certains soir tu en pleureras, même. Mais tu verras, les mots, tes mots arriverons à éclairer l’ombre que tu mâches sans relâche.
Ecris dans ta pauvreté, tu ne sais pas encore qu’elle richesse elle peut contenir.
L’écriture et l’amour c’est la même chose. Tu vois un peu à coté de quoi tu passes ?
Donne, offre, arrache toi, ne t’occupe pas de la brillance du résultat, pourvu que chaque mot ai traversé ton corps de part en part. Pourvu qu’après l’écriture tu sois hagard et pantelant.
Tu devras rester de longues heures à méditer, en face du vide de la page, ne compte pas sur les muses, ne compte que sur toi. C’est lorsque l’inspiration t’échappe que l’écriture est la plus belle, c’est quand elle se refuse, que l’œuvre se bâtit. Il faut alors aller la prendre dans tes propres chairs. Et si tu doute, c’est que tu es en progrès. Chaque jour oblige-toi. Taille dans tes faiblesses, dans ta lâcheté. Confronte-toi.
Et surtout consens. Le consentement, est ce mouvement de l’âme qui nous fait sortir de nous-mêmes. Tu apprendras que tes pays intérieurs sont hors de toi. Tu verras, qu’à ta table d’écriture, tu feras le plus mystérieux des voyages. Assis, à ta table d’écriture tu visiteras les constellations les plus éloignées, les abîmes les plus profonds, les sommets les plus hauts.
Et surtout ne cherche pas la gloire, ni la reconnaissance. Applique-toi à contenir ton ego. Oublie-le si tu peux. Le poète reconnu est un poète perdu.
Préfère l’ombre et les angles, les seuls endroits où le soleil est regardable.
Voilà, Djamel ce que je peux te dire. Je pourrais, bien sûr développer à l’infini, mais l’essentiel est là. Mets-toi au travail. Ecris depuis ta solitude et ton ennui, invente des pays et des saisons. Prends ta charrue et avance. Creuse. Tire sur le soc de la langue, retourne les sillons des mots, arrache tes buissons, tes racines coupées, enlève les pierres qui te font trébucher. Trouve le sens de ta parole. Fait pénétrer ta voix dans le souffle épuisé de ta parole. Parle, fais-toi surprendre par le son de ta propre voix. Même si c’est un cri. Surtout si c’est un cri. Une amie te dirait : soit fragile, jamais faible. Tremble, mais ne recule pas.
Voilà Djamel, il faut maintenant que tu entres dans la poésie comme on s’engage sur un chemin. C’est le crépuscule, on ne sait pas où ce chemin mène. On sent en soi comme un effondrement. Alors on sait que l’heure est venue de se mettre en route.
Alors, bonne route Djamel.
Franck NICOLAS.

 
Un goût de violon....
J’ai comme un goût de violon dans la bouche.
L’entendez-vous ?
Il vient de si loin,
Il s’est épuisé à traverser les temps, les orages,
les absences, les déraisons, les abandons,
Il s’est épuisé à traverser les cassures, les brisures,
les déserts, les solitudes, les abattements,
Il s’épuise encore à traverser les exaltations,
les passions, les espoirs.
Il a tout traversé, et il surnage, et il survit, et il s’essouffle.
L’entendez-vous sous les cendres ?
L’entendez-vous sous les feuilles qui tombent des arbres
dans les aurores automnales ?
L’entendez-vous
sous les mots qui s’échappent encore de moi ?
Dites-moi que vous l’entendez, ce violon.
Dites-le-moi, je vous en prie…
Je ne suis pas une âme calleuse qui cherche l’absolution
au fond des abbayes.
Je suis une âme perdue qui hante et erre, la nuit
sous la lune opalescente
Et qui pleure, mais pas encore assez sans doute
Et qui prie, mais pas encore assez je crois…
Je ne suis qu’une âme torturée et vacillante
Dans la tremblance des soirs sans nom
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Note de l’éditrice : Les deux poèmes présentés sont donc des extraits de textes de Franck Nicolas,  parus dans la première édition de ce numéro sous le nom du plagiaire Djamel Mazouz, avec deux autres textes dont j’ignore encore les véritables auteurs
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Il est des jours
 
Il est des jours
Où on laisse la lampe éteinte,
On écrit avec une encre d’ardoise
Sur une page de nuit et
Les mots craquent comme des cailloux.
Il est des jours
Où l’on trébuche sur un souvenir
Et voilà qu’on dévale les couleurs de l’arc-en-ciel
Pour aller s’affaler dans le noir
Tête la première,
Un noir solide et anguleux.
On a beau brûler
Des fagots de secondes
Pour y voir plus clair
On se blesse quand même sur des tessons de ciel
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Nicolas Franck nfranck@aol.com « J’ai 51 ans. Jeune j’étais déjà vieux, ce qui me console c’est vieux je serais encore jeune. En fait je ne suis d’aucun âge, d’aucun lieu. Anguleux à l’extérieur, rond à l’intérieur, je suis né à Limoges. Déjà un lieu d’exil. Dans mes origines, je préfère les Creusoises. Je ne me souviens pas de mon enfance. Quelque déménagement et du gris tout autour. Il n’y a pas de pire cadeau que l’on puisse faire à un enfant que d’en faire un fils unique. Donc une enfance d’ennui, de solitude, tellement grise cette enfance que ma mémoire n’en a rien retenue…. L’écriture a pour moi, un rapport avec la voix et le souffle, c’est aussi une activité physique. Ecrire demande d’abord de mobiliser son corps, ses muscles. Après le souffle et la voix, c’est le rythme. J’écris toujours à partir d’une sorte de ligne musicale qui me viendrait de l’intérieur. C’est cette ligne qui me guide. Et l’autre chose importante, c’est le rythme, le mouvement. C’est toujours le même. La mer, le mouvement des vagues, des marées. C’est l’os, le squelette de mon écriture. C’est ce mouvement que je cherche, c’est souvent lui qui me trouve. Mais avant tout il faut faire l’expérience du silence. Se taire longtemps, pour signifier si peu. La parole doit révéler, et pour cela elle doit être incarnée, dans le sens premier du terme, c'est-à-dire liée à la carne. La parole est le lieu d’échange, comme le poumon est le lieu d’échange des gaz. Il se passe, à l’endroit de la parole, une chimie, une alchimie, une métamorphose. Ce que l’on donne à la voix, nous est rendu en lumière. Ecrire me permet une approche lente, patiente du monde où je tente de nommer la chose. Je n’ai aucune aisance, aucune facilité. J’écris lentement, mot après mot, relisant sans cesse pour appeler le mot suivant, la couleur suivant, la vague suivante, et de vague en vague monter cette marée épuisante… et jusqu’à la prochaine. J’ai souvent l’impression d’être à contre pieds, à contre temps, à contre emploi, jamais au bon endroit, jamais dans la bonne tonalité. Alors j’avance d’un pas solitaire, en laissant traîner mon bras contre le mur rugueux de la langue pour récupérer quelques minuscules gouttes de sang dans lesquels je trempe mon stylo. » Son blog :  http://franckreveur.canalblog.com Que veut-il oublier ? « En fait pas grand chose. Je dirai même que je ne veux rien oublier. Ecrire est aussi un travail de la mémoire. C'est remonter le fil des jours, comme le saumon remonte la rivière. Retrouver la mémoire. Retrouver ce que l'on a oublié. Je ne me souviens pas de mon enfance, ou si peu.... Quand je regarde des photos anciennes, je me demande où est passé ce sourire de gamin. Qu'est-ce qui c'est effondré, quelque part dans ma mémoire. Non, je veux me souvenir. Le moindre geste, le moindre matin, le moindre soleil, la moindre caresse. On passe sa vie à oublier, ainsi marche la mémoire. Un reste d'oubli. »

08.07.2007

Djamel Mazouz, le coucou

Flagrant délit de plagiat pour Djamel Mazouz, publié dans le dernier numéro de la revue. Je viens effectivement de découvrir, ayant été prévenue par d'autres sources, que ce Djamel a plagié au moins deux auteurs et publie leur textes sous son nom sur de nombreux sites du web ainsi que dans des revues. Je me dois donc de rétablir la vérité, du moins celle que je sais, ainsi en cherchant sur le net j'ai découvert que les textes "Un goût de violon" et "Il est des jours" sont des extraits de textes de Franck Nicolas http://franckreveur.canalblog.com/ 

Il reste deux textes dans la revue Immigré, mon frère et Une gare la nuit... dont je ne connais pas encore le ou les véritables auteurs. On trouve des textes sur pas mal de sites et en revue sous le nom de Djamel Mazouz... Celui-ci mis devant les faits, accuse d'autres personnes, continue à mentir, à brouiller les pistes aussi je rectifie le numéro 24 et on n'en parle plus !

 

 

 

02.07.2007

Numéro 24 - Juillet 2007

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La poésie est vivante !
Rouge comme le sang qui pulse au plus profond des forêts de l’âme.
Noire comme une terre féconde, une pépite d’ombre.
Rouge, noire, la poésie est libre, liber-terre.
La poésie est libératrice, elle fait sauter verrous, bâillons, cloisons, entraves.
La poésie prend la couleur du temps pour en faire un chant multicolore,  multiracial, multiple et multipliable à l’infini des nuances.
La poésie vous enlace et vous relie.
La poésie est vivante, son courant abreuve les soifs essentielles, sa caresse réveille l’être qui sommeille dans le zombie.
La poésie est vivante et sa morsure enivrante.
Sa chair douce, chaude est le pain du rêve.
La poésie est fragile mais le moindre de ses fragments capte et renvoie la lumière.
La poésie est une eau qui s’insinue dans les fissures, dans la plus petite de vos failles, une eau ardente qui dissout masques et mensonges.
La poésie est vivante et balaie d’un seul revers slogans, calculs, statistiques.
La poésie est immense, monstrueuse, incroyable, incommensurablement puissante. Elle vous arrache les tripes, vous broie et vous régénère.
La poésie, vous n’imaginez même pas !
Elle est en marche, la poésie est vivante ! 
C.G.
 
 
 
qui est vivant ? qui est mort ?
les fantômes dansent pour la dernière fois, je les regarde
de ma salle d'attente futuriste
et je me souvient d'une phrase de MR COCTEAU
les poètes se souviennent de l'avenir
Sébastian D., 2005!
 
 
 
AU SOMMAIRE
 
"Djamel Mazouz" le cocuou en flagrant délit de vol…  l’auteur de deux des quatre textes publiés dans ce numéro est donc en réalité Nicolas Franck. Ne connaissant pas l’auteur des deux autres poèmes, Immigré, mon frère et Une gare la nuit, je les supprime de la présente ré-impression et je les remplace par Lettre ouverte à mon plagiaire de Nicolas Franck…

Délit de poésie :
 

Θ Tristan Cabral (Hérault), d’un recueil à paraître : Les Morts m’ont tout appris, NRF 2007.
 
Θ Christian Saint-Paul (Hte-Garonne), de L’enrôleuse - Encres Vives n° 335
 
Θ André Chenet (Alpes Maritimes), d’un recueil à paraître : Les replis de l’écrit.
 
Θ Sénamé Koffi Agbodjinou (Paris), du recueil inédit Marée noire… suivi de Afin que nul ne meure.
 
 
Délit mobile : Cathy Garcia (Lot), de Bangkok à Varsovie, un nouvel extrait des Calepins voyageurs – Journal intime en tournée 1997-2002.
 
 
Le tout agrémenté d’un Délit d’(in)citations en pluie pour baigner vos neurones. Bulletin de complicité toujours en fin de numéro, libre de droits.
Attention l’adresse postale a changé.

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Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be

Grand Illustrateur Attitré 
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock

 

 
A la richesse appartient la graisse
à oindre les testicules

Proverbe Toucouleur, Sénégal

L'enfant nu, d'Esméralda Romanez

L'ENFANT NU
 
Au terrain vague des Tsiganes
Où papillonne l'enfant nu,
Aux marches froides des ghettos,
Aux usines où l'on enchaîne
Hommes et femmes pour la soupe,
Aux fonds des prisons politiques,
A la caserne " troisième âge "
Où l'on exile le vieillard,
A la réserve des indiens
Crevant au cœur d'un peuple " neuf "
Indifférents " civilisés ",
Aux trottoirs noirs des rues des ports,
Aux piloris nauséabonds
Où pourrissent des innocents,
A la braderie de l'amour,
Aux cris des chambres de torture,
Aux vieux bordels de Thaïlande
Où se consument des enfances,
A la merde des bouges noirs,
A la longue désespérance
De la putain de quatorze ans,
Il me faudrait gueuler l'espoir... !
Dans le bleu tendre du matin,
Au terrain vague des Tsiganes
Où papillonne l'enfant nu,
J'entends un orchestre d'oiseaux
... Ecoute ami, entends la vie,
Elle serait belle...
Respecte là !
 
Esméralda Romanez
 
 
« Fille de déporté, je ne peux oublier le regard que mon père posait sur l'humanité.
Il n'était jamais réellement revenu de là-bas. Il a connu les camps Français puis la déportation vers Dachau, Matahausen, Ebensee, Chelmno. Trop de Tsiganes (750.000) ne sont jamais revenus des camps de la mort pour permettre à notre gouvernement de ne pas reconnaître son implication directe dans l'internement  et la déportation de milliers de Tsiganes
»
 
Esméralda Romanez,  46 ans de voyage à l'ancienne (verdine, cheval) avec ses parents et grands-parents puis seule avec ses enfants alors que ses frères et sœurs ont tous choisi les attelages modernes. Caractère bien trempé. Avec se