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30/11/2013

Soliflore n°16 : Sandrine Davin

 

Lettre d’un soldat

 

 Sur un sol nauséabond
Je t'écris ces quelques mots
Je vais bien, ne t'en fais pas
Il me tarde, le repos.
Le soleil toujours se lève
Mais jamais je ne le vois
Le noir habite mes rêves
Mais je vais bien, ne t'en fais pas …

Les étoiles ne brillent plus
Elles ont filé au coin d'une rue,
Le vent qui était mon ami
Aujourd'hui, je le maudis.

Mais je vais bien, ne t'en fais pas …

Le sang coule sur ma joue
Une larme de nous
Il fait si froid sur ce sol
Je suis seul, je décolle.

Mais je vais bien, ne t'en fais pas …

Mes paupières se font lourdes
Le marchand de sable va passer
Et mes oreilles sont sourdes
Je tire un trait sur le passé.

Mais je vais bien, ne t'en fais pas …

Sur un sol nauséabond
J'ai écrit ces quelques mots
Je sais qu'ils te parviendront
Pour t'annoncer mon repos.

Je suis bien, ne t'en fais pas …

 

 

 

http://plumie.blog.mongenie.com/

 

 

13/11/2013

Vient de paraître : Buk you ! Un hommage à Bukowski chez Gros Textes

 

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par Hervé Merlot

 

 

avec Hélène Dassavray (France) – Éric Dejaeger (Belgique) – Henry Denander (Suède) – Cathy Garcia (France) – Frédérick Houdaer (France) – Gerald Locklin (USA) – Patrice Maltaverne (France) – Adrian Manning (Royaume Uni) – Renaud Marhic (France) – Hervé Merlot (France) – Owen Roberts (Canada) – Thierry Roquet (France) – Ross Runfola (USA) – Marlène Tissot (France).
Poème-préface inédit de Dan Fante.


Traduction des six auteurs anglo-saxons : Éric Dejaeger.

 

Quatorze auteurs, dont pas mal que j'ai eu le plaisir de publier dans Nouveaux Délits, fans de Bukowski proposent des textes en hommage au grand Hank, non pas « à la manière de » mais plutôt « dans la mouvance de ».

 

Gros Textes (2013)
160 pages
14 € (12 € pièce à partir de deux exemplaires)
ISBN : 978-35082-233-4
L’avis de parution est ici
Le blog de l’éditeur

 

 

 

 

 

 

04/11/2013

Soliflore n°15 - Estelle Cantala

La dame rose

 

Une grande dame un peu rose

Retirait sa veste

Droite et verte

Comme une fleur de jardin parisien

Elle a orienté la paume de sa main droite en direction du ciel

L'oeil droit fermé

L'autre

Voyait le vent

Elle semblait attendre un cri jamais venu

La dame un peu rose était un peu nue

Un chapeau

Juste

Tulle gonflé comme fines voiles échappées de sur la mer

Bleu clair

Blanc vieilli

Rose chair

Une grande véronique vêtue de peau nue

Elle avait ôté sa tige

Fleur de Paris

Sur la main de la grande dame comme un éclair d'instant

L'aterrissage de quelque essence volatile

Une disparition immédiate

L'explosion minuscule d'une apparition

L'ineffable accoutumance

D'une étincelle en soie

Voix soyeuse en elle

 

 

www.estelle-cantala.com