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18/01/2012

Vient de paraître : Penser maillée de Murièle MODELY

aux Editions du Cygne

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ISBN : 978-2-84924-263-6

 

13 x 20 cm

 

88 pages

 

12,00 €


Dans le foisonnement ou le manque, dans la mémoire qui file, dans l'île qui se dérobe, la langue explore, fouaille, cherche l'identité métissée…
Comment remplir les blancs, combler le noir ?

Tu t'épelles comme la première lettre
Tu bazardes en morceaux ton corps par la fenêtre
Tu recrées l'alphabet sur l'arête du ciel
[…]
Voilà mis
Bout à bout
Des pores, des pigments
Voilà dans le karaï
Tes épices fragments


Comment penser le mot, mailler le mot, tous les mots...

 

Murièle MODÉLY est née à Saint-Denis, île de la Réunion. Installée à Toulouse depuis une vingtaine d'années, elle écrit depuis toujours, essentiellement de la poésie. Elle présente un penchant fort pour les regards de côté, elle cherche encore et toujours la mer, elle guette sous la lettre le noir / le blanc... Elle a participé par ailleurs à des revues poétiques ou sites : Nouveaux Délits, Microbe, Traction Brabant, L'Autobus, FPDV, etc.

 

Des extraits de Penser maillée ont été publiés dans le numéro 40. Si vous les avez appréciés alors n'hésitez pas à vous procurer ce livre.

 

http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-penser-m...

 

28/12/2011

Les vœux des poètes : Ernest Pépin

 

Je viens de décréter une Bonne Année

 

J’arrive au bout de l’année avec toi

Nous l’avions commencée ensemble

Au bout d’une autre année

Cela fait si longtemps que ça dure

Que mes vœux s’emmêlent

Perdent la mémoire

Ou bien ils se répètent comme le monde se répète

J’aimerais voir un éboueur heureux

Un malade guérir

Un passant qui danse

Une femme qui m’attend au coin de la rue

J’aimerais voir un monde qui sauve la vie

L’espoir qui fabrique une étoile

Mais ce serait trop demander

Le monde est trop le monde

Une bulle de bonheur l’épuise

Il s’enivre comme il peut

Moi

Je n’aime pas voir un amour qui se ride

Un squelette d’enfant

Je n’aime pas voir

Disparaître un animal

Un drapeau qui fait le beau

Je suis un homme simple d’esprit

J’aime la paix du monde

Le bonheur du monde

Le respect du monde

Le bleu du monde

Je crois que les morts rêvent en plein jour

Je crois aux mots qui m’allument

Je crois que les feuilles font l’amour

Que les ombres ont leur vie

Et puis je crois aux noces du monde

L’année ne doit pas avoir honte de nous

Ni la vie

Ni l’étoile qui nous attend

Ni l’enfant dans le ventre du temps

Mais j’ai déjà dit ça

Peut-être devrais-je me taire

Attendre patiemment que mon rêve passe

Et chuchoter pour le fou qui est mon frère

Je viens de décréter une

BONNE ET HEUREUSE ANNEE !

 

Ernest Pépin

Faugas/Lamentin

Le 26 décembre 11

07/12/2011

Le Grand Borborichon et autres coquecigrues - Joaquim Hock

Après avoir publié il y a un an et demi son premier roman intitulé L'INTRUS, Joaquim Hock remet le couvert avec un recueil de 26 contes fantastiques illustrés par ses soins.

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Extrait: « La course d’escargots venait de commencer. Celle-ci allait durer au moins cinq jours et autant de nuits. Les pauvres bêtes devaient parcourir une bonne demi-verste sur un chemin périlleux semé d’embûches telles que troncs d’arbres, gravillons et autres machins pointus. Chacun des escargots était entraîné et surveillé par son propriétaire qui se chargeait de l’encourager et de verser de temps en temps quelques gouttes d’eau sur sa trajectoire en cas de sécheresse trop importante. Toute autre aide comme des coups d’index sur la coquille ou le souffle étaient en revanche rigoureusement interdite par les règlements et sévèrement punie de disqualification par les arbitres. »

Disponible aux éditions Durand-Peyroles, http://www.editions-dp.com/
en librairie et sur tous les sites qui vendent des livres en ligne.

http://www.amazon.fr/Grand-Borborichon-autres-coquecigrues/dp/2915723680/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1323162219&sr=1-1


___________________________________

Ses blogs:  http://joaquimhock.blogspot.com
                  http://intruslelivre.blogspot.com

Son roman "l'INTRUS - fragments du récit d'une humiliation en milieu domestique"  est bien sûr aussi  toujours disponible.

05/11/2011

Ile Eniger sur Nice Azur Tv - 25/03/2011


OVVR du 25/03/11 sur Nice Azur TV - Littérature... par niceazurtv

22/09/2011

"En écho à ton édito" - Patrick Joquel

Suite pour une tristesse

 

Il y a la tristesse

Avec son vieux silence

Autour du cou

Avec sa pesanteur sur les épaules

 

Tout ce qui nous détache

Et nous laisse à flotter

 

Vidé

 

Le bleu a beau flamber

De tous ses étourneaux

On ne suit plus leur vol

 

Tout est à réapprendre

Jusqu’au léger sourire

 

Il y a la tristesse

Et ce n’est pas facile

 

 

on se retourne

 

tant de temps déjà

 

On se connaît si peu

 

On est si rare

 

On se protège aussi

 

De quoi

De qui

Pour aller où

?

 

 

on se cogne au monde

on s’égratigne

on est percé de toutes parts

on n’est plus étanche

on fuit

 

on résiste

on s’obstine à façonner

 

on ne sait ni comment ni pourquoi

on tient

 

 

On est là

Rivé à son établi

Jour après jour

A chercher

Quoi

?

Qu’importe au fond

Ce qu’on trouve

On en est le premier étonné

 

 

on s’étonne

oui

comme un coquelicot

 

 

 

 

bruits de la nuit

chiens lointains

crapauds fragiles

étrange hulotte

moteurs automobiles

 

cette odeur d’éternité

qu’on voudrait tant ne jamais quitter

 

doux mensonge

hier était différent

demain sera autre

et nul ne sait ce soir

lequel demain à l’appel

répondra

absent

 

 

 

on est à nouveau là

en équilibre instable

entre un désir de sauter dans le vide

et l’autre

celui de rester les pieds sur terre et le nez en l’air

 

on résiste au premier

on s’accroche au second

 

 

malgré ces regards écaillés par le martèlement des images

malgré le silence étouffé par la rumeur des radios

malgré le sordide et l’indifférence

malgré le confort

malgré la tentation de somnolence

je m’applique à ne rien oublier du vent dans mes cheveux d’enfant

je cherche à écrire aussi léger qu’un nuage

 

 

On est tellement seul face à son passé que lorsqu’il revient certains soirs frapper à la mémoire

on tremble

et même

on pleure à bas bruit

 

On voudrait alors lancer autour de soi des milliers de bulles de savon

Ou bien

Sous le bleu

tout un banc d’étourneaux

noir olive

 

On regarde ainsi au travers de leur transparence un paysage habituel

On le croit immuable si bien installé dans le chant des saisons

A peine si on se voit vieillir

 

On se croit si bien installé dans son corps

Bien sûr il n’est plus tout en course haletante

ni tout en souplesse

et pourtant

si proches

elles demeurent

cette enfance et cette adolescence

 

Familiers fantômes

 

On s’inscrit dans le présent de ce monde

A peine le voit-on tourner

Le temps écrit son histoire en ce corps

autant que dans la mémoire

ou le paysage

 

au printemps

comme on voudrait croire

à la légèreté des fruitiers

à leur si blanche espérance

à leurs promesses

 

comme on voudrait

oui c’est ça

fleurir

et secouer la mort

 

 

On est à peine

à peine un peu moins gratuit

dans la vibration

et beaucoup plus fragile

 

devant tant d’indifférence au devenir de nos quelques kilos de chair

d’insouciance autour de l’activité de nos neurones

comment ne pas crier

même en silence

même en papier miroir

 

 

Peu importe le nombre de soleils couchants perdus

quand un seul poème les tient tous

en quelques vers

 

 

 

 

 



Patrick Joquel
www.patrick-joquel.com


21/09/2011

JOAQUIM HOCK JUST MARRIED

Le premier Illustre Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits (et de mon recueil Jardin du Causse) qui a sévi dans un grand grand nombre de numéros vient de se marier en Pologne, longue longue rose vie, que du bonheur, à Joaquim et Kassia !!!

 

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http://homeusers.brutele.be/joaquimhock/

16/09/2011

Pour répondre à la question de Fabrice Marzuolo

 

Réponse publiée dans L’Autobus n°4

http://autobus.centerblog.net/48-numero-4

 

L'univers poétique actuel, pour moi ça ne veut rien dire ou alors faut parler de multivers. Il y a donc toutes sortes de choses dans les multivers poétiques actuels, multitude de courants, de réseaux, de pelotes emmêlés, d'auteurs divers et variés, variables aussi, de styles et d'anti- styles qui font styles etc.


En tant que revuiste autant qu'en tant qu'auteur, je garde un œil distancié sur les bousculades, les polémiques, les défenseurs de la vraie poésie, les défenseurs de la poésie pour tout le monde, les défenseurs de la non-poésie, les censeurs et les sangsues, les poètes rebelles et ceux qui ont la part belle, les poètes maudits et ceux qui maudissent, les poètes d'hier et d'aujourd'hui, les poètes et les pouets.


La poésie c'est tout ça et rien de tout ça. Haaaaaaaaaaaaaaaa, la poésie !


En tant qu'auteur, la poésie, je n'en "fais" pas, elle est là, elle était là avant moi, elle y sera après, je ne pense pas qu'elle soit l'apanage des poètes, les poètes à la limite sont des révélateurs de la poésie qui elle-même est révélatrice de quelque chose que faute de mieux on appelle poésie. La poésie c'est un mot. En tant que mot, elle rejoint le dictionnaire. J'ai déjà dit que les poètes sont des bergers, les mots toutes sortes de bestiaux, qu'on regroupe, qu'on aligne pour en tirer sens, et parfois on les tisse pour en tirer de la magie, qui est au-delà du sens. La poésie a quelque chose à voir avec la beauté, mais pas pour tout le monde, donc je pense qu'il n'y a pas de règle à imposer sinon à soi-même si on en a envie ou besoin de règle. Chacun s'exprime comme il le souhaite, et pour moi finalement l'important dans la poésie, c'est le lecteur. En tant que lectrice, j'aime, je n'aime pas, ça me parle, ça ne me parle pas, ça m'exalte, ça me laisse froide, quels que soient le style, l'école, le genre, le sujet, et donc ainsi se font les rencontres, entre un auteur qui écrit et un(e) lectrice/lecteur qui aime... Alors la poésie elle est peut être là, dans cet entre-deux, dans l'espace de la rencontre. Le reste... n'est que... ce qu'on voudra.


En tant que revuiste, je peux dire qu'il m'arrive d'avoir la nausée de la poésie, sous toutes ses formes, comme un pâtissier peut-être ou un chocolatier qui ne supporterait plus le sucré... donc là je fais des pauses. Je vous avouerais cependant que je suis extrêmement difficile en poésie, et que je ne m'enthousiasme pas si souvent que ça, et je peux avouer aussi qu'il y a de la poésie que j'aime, parce qu'en fait ce n'en est pas... ce sont des histoires, des récits, des instantanés de vie, et seuls les poètes peuvent peut-être arriver à y voir de la poésie. D'où le fait que beaucoup de lectrices-lecteurs de poésie sont des poètes.

 

 

Cathy Garcia, 2011

05/11/2010

Jean-Marc La Frenière à Nice