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  • Ouverture des Soliflores avec Stéphanie Cousin

    Aujourd'hui s'ouvre une annexe à la revue, ici même : Les Soliflores.

    Il s'agit de textes uniques d'auteurs, qui seront publiés ici. Ceci pour répondre à l'afflux toujours plus important de propositions, qui déborde largement de ce que peuvent contenir trois numéros papier par an. Inutile cependant d'envoyer des textes uniques à cet effet, il s'agit d'abord de donner de la visibilité à d'innombrables auteurs déjà en attente, et qui ne seront peut-être pas publiés ou republiés ultérieurement dans la revue papier. Les Soliflores sont donc des clins d'oeil pour encourager la création poétique et ne pas l'émousser en la faisant attendre des mois, parfois des années, pour une publication papier.

     

    Quant à la revue, elle continue son petit chemin, prochain numéro en octobre.

     

     

    Pour ouvrir donc le bal, un poème de Stéphanie Voisin, qui fait écho à Nuage rouge de Jean Azarel, publié dans le denier numéro : un hommage à la chanteuse trop tôt disparue, Lhasa de Sela.

     

     

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    Lhasa tu marches et tu appelles

    Celui qui froisse tes pieds sur des chemins de ronces

    Tes dents sont amoureuses ta bouche est sans racine

    Le désert tombe et ressuscite quand tu vacilles

    Quelqu’un vient

    Tu nages sur des braises

    C’est sûrement lui

    Et tes mains sont immenses même percées par la pluie

     

    Ton cri s’est allongé dans une roue de velours

    Comme un  feutre fragile

    Ta voix couleur de chair lève le pain de l’ombre

    La terre grogne et remplit la magie des oiseaux

    Qui redonne soif et faim

    Serre les poings sur ta fièvre

    La douceur et la pierre confondent leurs murmures

    Il y a tant de clarté dans l’obscur de ta voix

    Qu’un océan se glisse en travers de ma peau

     

    Lhasa laisse le vent marcher sur tes chansons

    Et convaincre la terre d’accueillir ta fraîcheur

    Car la nuit ce matin s’est trompée de fenêtre

     

    Sur la route ruisselle l’eau brève de ta vie

    Tel un souffle qui chasse             

    Lhasa laisse le vent dans l’étincelle des chats

    Car la nuit ce matin s’est trompée de fenêtre.

     

     

    Stéphanie Cousin 

     

     

     

     

     

    et une des chansons de Lhasa que j'aime tout particulièrement