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19/04/2017

Soliflore 49 - Gabriel Zimmermann

Géricault.jpg

tableau de Théodore Géricault

 

 HARAS

 

Les chevaux avaient profil de serpe

Dans le halo hérissé de l’hiver

Et l’agonie devenait familière

Pour les lads qui avaient balayé la neige.

C’était le froid de février, quand la sève endormie

Mène au plus près du repos d’ossuaire.

 

Glaciale et silencieuse,

L’écurie. Quelquefois, des sabots qui claquent,

Morne signal de la vie enfermée ;

Un début de hennissement qui cesse

Comme un envol se brise. Et le vent ? Pas même à s’engouffrer.

 

On entend mâcher. Dans les boxes,

Le jour n’a qu’un sursaut face à la nuit

Et pendant que l’air gifle et gerce les hommes,

Ils ont, dans leur cloison en bois, le regard immense

Et effaré des mourants.

 

http://gzimmermann.blogspot.fr/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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