17.09.2006
NUMERO 11
La panne sèche ! Qu’est-ce que je vais bien pouvoir vous dire pour présenter ce numéro 11 ?
Je pourrais évidemment vous parler du référendum et vous énumérer les raisons de voter (oui ou) non, mais franchement je préfère vous laisser à votre réflexion. Nouveaux Délits n’a pas la prétention de singer la politique, n’a aucune prétention, hormis celle de se faire plaisir.
Je suis très heureuse d’ailleurs de publier dans ce numéro deux auteurs que je connais personnellement, le premier est la charmante amoureuse du père de ma fille, le second est un ami qui en plus d’écrire, compte beaucoup pour moi. Comme je ne serai pas obligée de leur poster leur exemplaire, avec les économies ainsi réalisées, je peux espérer tirer le prochain numéro sur papier couleur parfumé, en faire une version dvd, lancer une marque de poésie cosmétique et même une chaîne télévisée.
J’espère donc que cette première expérience va créer des vocations locales et donc des entreprises, des emplois, des parkings, de la pollution et….tiens je vais peut-être voter oui finalement.
Mesdames et messieurs,
très prochainement vous pourrez devenir actionnaires
de Nouveaux Délits !
C.G.
La poésie, c'est quoi ?! Des conneries bien en ordre, c'est tout !
Jean-Marie Gourio
in L'intégrale des brèves de comptoir 1992-1993
AU SOMMAIRE
En attendant
de me mêler
à cette chose
sans nom,
je l’appelle encore
l’Espace.
Le mot
rafraîchit ma
pensée,
et je marche.
Jean Tardieu
in La part de l’ombre
18:00 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
NUMERO 10
Mars 2005
Des (ex)croissances…
Révélation ! « Croassez et multipliez-vous » cela s’adressait en fait aux grenouilles, qui l’ont d’ailleurs très bien compris. Pour nous autres êtres en devenir d’humains, le message véritablement inspiré c’est « décroissez et vous pourrez vous multipliez (si vous voulez) », et cela commence par toi cher-e lecteur-trice, par toi et moi.
Changez le monde ? quelle idée ! Le monde n’est rien d’autre que notre propre reflet, notre projection sur l’écran Terre… Si le film tourne à l’horreur, nous en sommes tous acteurs… et réalisateurs.
Changez le monde, c’est se changer soi, changer sa façon d’y être, sa façon de le voir, de se voir et de voir l’autre…
Changer c’est échanger avec cet autre pour comprendre en quoi notre façon de vivre peut le condamner à ne faire que survivre…
Il est grand temps de sortir de l’hypnose vous ne croyez pas ?
Grand temps pour faire, sentir, créer, vivre autrement. La poésie doit participer de ce mouvement là, elle doit même le devancer.
Les poètes, des visionnaires ?
On pourrait croire que les poètes sont les dinosaures du XXIe siècle, voués à disparaître comme d’autres « catégories » d’individus considérées comme superflues, dépassées, inutiles, voire gênantes…
On peut croire ce qu’on veut, mais il est grand temps d’agir plutôt que de croire, penser, se dire que…
Il est temps d’agir, de bouleverser l’ordre sclérosé du monde, temps de passer à autre chose, à autrement…
Le chaînon manquant entre le singe et l’Homme, c’était nous… hier.
Aujourd’hui, là maintenant, à l’instant où tu lis ces mots lecteur-trice, tu es en pleine mutation, alors va donc lire la quatrième de couverture, entame ta décroissance et multiplie le message.
C.G.
AU SOMMAIRE
Mes complices du Délit de poésie : Ferruccio Brugnaro (Italie), Mustapha Kharmoudi (Doubs)
Délit d’être : Au monde de Jean-Philippe Jarlaud (Côte d’Or)
Délit d’anticipation : des extraits du Petit traité des transparences de Philippe Leclair (Maine et Loire)
Délit d’ouverture : Béatrice Machet (Var), philosophe, poétise, materne à sa belle façon, rend hommage à l’Autre, humain comme animal.
Délit terre air sans oublier la mer : Michel Baglin (Hte Garonne) nous entraîne au fil de sa mémoire, de sa passion pour les livres, mais pas seulement, avec Icônes, Fenêtre, Poisson cru et Lignes et chemins.
Ce numéro est comme ses prédécesseurs, saupoudré d’un Délit d’(in)citations à consommer sans modération et se ponctue par un Bulletin de complicité visant à multiplier les abonnés (ce qui permet à l’éditrice de satisfaire ces pulsions de décroissance par ailleurs).
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
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Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
Il y a du plaisir
à vaincre les falaises.
Mais nul n’atteint le ciel
qu’en grimpant dans sa tête.
Charles Minetti
in Patiences à Cavillore
(Le poète et peintre Charles Minetti, est décédé le 12 février 2005)
17:55 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
NUMERO 9
J’ai envie et…
Tout commencement porte en lui une graine nommée espoir…
Janvier donc, et en voulez-vous, en voilà des bons vœux de veine et contre-déveine !
Bonne heure, bon jour, bon soir, bonne étoile, bon vent, bon zaï, bon d’abonnement en fin de numéro, bonne santé, plus de conscience et moins de science !
Pour un bon appétit, fuyez donc les supermarchés !
Et bonne année, pourquoi pas ?
L’année bonne est une fleur qui fleurit quand une autre se fane, une fleur dont on se fait des colliers, des colliers qui finissent par peser et nous faire courber le dos…
Une année est une convention de 365 (ou 6) autres conventions… solaires.
Une année est un nombre dont les chiffres peuvent être additionnés pour en donner un seul et unique… Cette année donc porte le chiffre sept, comme les nains, les péchés, les merveilles (quoiqu’il paraît qu’on en a découvert une huitième…), les couleurs, les saveurs, les notes de musique, les sept conventions de la semaine et j’en passe…
C’est un bon chiffre dit-on… sacré bon chiffre même !
Alors je ne sais pas ce que vous allez pouvoir faire sept fois de suite sept jour sur sept tout au long de cette année bonne… mais moi j’ai une idée, j’en ai même sept d’un coup !
Et pour commencer prenons exemple sur nos aînés…
CG
Il faut garder la forme.
Ma grand-mère a commencé à marcher sept kilomètres par jour à soixante ans.
Elle en a aujourd'hui quatre-vingt-dix-sept,
et on ne sait absolument pas où elle est.
Ellen DeGeneres
Jacques Rouby
Invité spécial de ce numéro
L'amour, c'est un oiseau. Imprévisible, fantasque.
Fragile aussi, et périssable.
Et cet oiseau, pourtant, d'un seul battement d'ailes,
allège nos existences de tout le poids de l'absurdité.
Louise Maheux-Forcier
in Paroles et musique
17:40 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
NUMERO 8
Je ne sais pas vous mais en ce qui me concerne, ce mois de novembre, je l’ai toujours trouvé délicieusement atroce… Un bon mois pour mourir… à soi-même !
Voici donc venu le moment de s’enfouir au plus profond du gros tas de nos illusions en voie de décomposition et de réfléchir… peut-être ou même pas, juste accepter…
Le temps, l’usure, la perte…
Rassembler notre énergie pour se rendre à la métamorphose…
Tirer partir des longs jours d’hiver pour peu à peu devenir terreau, humus riche, fertile…
D’humilité au Xe siècle a découlé le verbe humilier au XIIe.
Au XIIe siècle, on parle de l’humanité, deux siècles plus tard, d’inhumanité.
Au XVIIIe, on parle d’humanisme, au XXe de déshumanisation …
Et aujourd’hui ?
L’histoire des mots raconte celle des hommes.
tu n’es qu’un passant affligé
sur la terre obscure.
Goethe
Dans ce numéro, un spécial hommage à la poétesse belge Kathleen Van Melle avec des poèmes tirés D’un flot d’étoiles troublée
Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
Ils apparaissent au moment où le scandale est nécessaire, où les hommes
sentant se fermer sur eux et s’ossifier rapidement la carapace des civilisations,
des manières de vie et de penser, se poussent à l’ouverture qui demeure encore,
afin de respirer, et si possible de tendre les bras au dehors dans un appel au secours.
Qu’une bouée passe à portée de leurs mains, ils la saisissent et s’y suspendent,
jusqu’à faire tomber le sauveteur parmi eux.
Maurice Nadeau
in Sade ou l’insurrection permanente
02:35 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
NUMERO 7
ou tard… alors comment avez-vous aimé l’été ? et que vous inspire septembre ? cartable, cahiers, rentrée ? repartir d’un bon pied ou s’évader au soleil quand tout le monde retourne travailler ? êtes-vous heureux ? amoureux ? êtes-vous capable de vous adresser à un(e) inconnu(e) et lui dire que vous l’aimez pour son humanité ? pourriez-vous passer une journée sans rien faire alors que le devoir vous appelle ? de voir venir chaque heure et vous dire qu’elle est unique, qu’elle ne reviendra jamais et que ce serait un crime de ne pas en profiter vraiment ? qu’est-ce que vous aimeriez en faire de cette heure là ? vous sentez-vous libre ? est-ce que c’est bon de se sentir libre ? vous sentez-vous parfois inutile ? en avez-vous marre que je vous pose des questions ?
Septembre… mois des questions, juste pour le plaisir de réaliser que rien n’est sûr, rien n’est figé, tout bouge sans arrêt, et que finalement ce qu’il faut savoir surtout, c’est comment s’accorder au mouvement. Danser avec la vie, avec les loups si on veut…
Savez-vous ce que « danser la danse du loup » signifie ? L’imagination mélomane aime les accords en rut majeur…
Danser encore et toujours, avec la lune, avec le vent, avec le sourire agrippé au cœur. Alors qu’avez-vous fait tout l’été ?
Allez, peu importe, dansez maintenant !
J'ai tendu des cordes de clocher à clocher ;
des guirlandes de fenêtre à fenêtre ;
des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.
Arthur Rimbaud
in Illuminations
*(pour les réfractaires, passez-moi leur coordonnées, la cia (comité d’incitation à l’abonnement) se chargera de les ramener à la raison)
Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
vient à manquer à son visage de vivant,
qu’on lui tienne de force la face dans le vent !
St-John Perse
02:30 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
NUMERO 6
Il y a de la folie dans la poésie, une douce folie qui brûle sans fin.
Garder les yeux, les oreilles grands ouverts, ne pas succomber à la commode léthargie, au confortable bâillon du conformisme.
Ne pas laisser son cœur se dessécher sous une gangue de préjugés, d’immuables croyances, d’obscures certitudes.
Que faites vous, non, qui êtes-vous dans la vie ?
ÊTRE plutôt que faire…
Activité et agitation trop souvent se confondent en futilités.
S’asseoir au soleil. Nu. Oser le rien.
Juste cette folle simplicité d’être là, cœur palpitant, poumons avides.
Conscient. Attentif.
Goûter l’amour en oubliant ce que l’on croit en savoir.
Sans prétention. Sans projection. Sans attente.
Savoir s’incliner à hauteur de l’enfant. Comprendre que c’est ainsi que l’on s’élève car c’est lui qui nous fait grandir, et non l’inverse.
S’ouvrir et s’offrir de l’intérieur. Sans masque. Sans conventions.
Authentiquement fou et vivant !
koan zen
Mes complices du Délit de poésie : Xavier Lainé, Mohamed El-ouahed (Algérie), Catfish McDaris (Etats-Unis), Lionel Morellot.
joaquimhock@brutele.be
Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock/
alors qu’ils ne font que réorganiser leurs préjugés.
James William
02:20 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
NUMERO 5
Déjà le n°5 ! Et la revue tient la route…
Merci à vous tous donc, lecteurs, auteurs et illustrateurs !
Il y a donc encore de la place pour la poésie dans nos têtes bien ou mal farcies, dans notre cœur… Du cœur, des tripes, du souffle, de l’âme…
De quoi passer un joli mois de mai ! Allez, allez, y’a pas de mais, joli mois de mai ! Ta la li tsoin tsoin… Hop ! un joli lapin (oui, oui un véritable lapin sauvaaaaage !).
Et hop ! deux lapins, trois lapins…. Plein de lapins !
Chaud, chaud, chaud ! Mai lapin, à poil en juin ?
Robert Sheckley
J’ai l’immense plaisir de vous annoncer que
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
est nommé Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
on est capable et heureux d'être soi-même avec un autre.
Bruno Bettelheim
02:05 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
NUMERO 4
Mars 2004
La sève monte…
C’est beau le printemps ! La nature qui s’éveille, le soleil qui s’enhardit, les oiseaux heureux, les parfums qui viennent ébrouer nos sens encore engourdis…
C’est bon… C’est excitant toute cette sève qui monte…
Mais que signifie le retour du printemps dans notre univers super-gadget, dans ce monde pré-mâché ? Pourquoi attendre alors que nous pourrions sans aucun doute bénéficier du printemps toute l’année ? Un printemps lyophilisé, siliconé ou en tranches sous vide dans notre supermarché préféré…
Nous les cobayes béats, branchés en permanence sur ces tubes cathodiques, déversant MHD* et DDHB** à volonté… Nous les singes de laboratoires gavés à outrance, pour fabriquer du cerveau gras…
Des singes qui ne peuvent plus vivre sans exhausteurs de goûts, ni rêver sans édulcorants, des singes accrocs aux arômes de plaisirs qui n’ont jamais été aussi artificiels, aux épaississants du portefeuille… et à la réflexion super allégée…
C’est beau le printemps… Libérez les singes !
CG
* Mensonge hyper-dosé
** Divertissements débiles à haut débit
L'homme descend du singe.
Or, l'homme est fait à l'image de Dieu.
Donc, Dieu est King-Kong.
Cavanna
AU SOMMAIRE
Mes complices du Délit de poésie : Lauranne, James Bluewolf (Choctaw Alabama, Usa), Anne Brunelle (Angleterre), Christian Erwin Andersen (Belgique), Konsstrukt, Patrick Devaux (Belgique).
Délit autour du feu : Robert Winter Owl Vann (Cherokee, Usa) nous raconte « la bataille des corbeaux et des écureuils » et « L’origine des fraises »,
Délit d’opinion : Mohammed Kenzi (Suisse) nous donne une « Nouvelle d’Alger ».
Délit d’(in)citations : des citations sans ogm égrainées ci et là ; c’est le printemps, elles ne peuvent donc que germer !
Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres.
Pour ce numéro, les illustrations sont de :
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
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LA FOLLE : Que cherchent-ils ? Ils ont perdu quelque chose ?
PIERRE : Ils cherchent du pétrole.
LA FOLLE : Curieux ! Qu'est-ce qu'ils veulent en faire ?
PIERRE : Ce qu'on fait avec du pétrole. De la misère. De la guerre. De la laideur. Un monde misérable.
Jean Giraudoux
(La Folle de Chaillot)
01:55 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
NUMERO 3
…pour quoi au juste ? Un peu plus de justice, d’amour et de paix ?
Des vœux pieux, comme on dit, qui ne mangent pas de pain sinon celui des voisins…
De nos lointains, très lointains voisins…
Par exemple les Bushmen du Botswana… 2004 sera t-elle une bonne année pour eux?
Et pour les Ogiek du Kenya, les Nuba du Soudan, les Twa du Rwanda ? Pour les Himba de Namibie et d’Angola, pour les peuples du delta du Niger, pour les Mbororo d’Afrique occidentale ?
Y aura t-il bonheur et santé pour les Innu du Canada, les Yora de l’Amazonie péruvienne, les Awa, les Yanomami de l’Amazonie brésilienne, pour les Makuxi, les Guarani du Brésil, pour les Wichi d’Argentine et de Bolivie, pour les Enxet du Paraguay, les Ayoreo du Paraguay et de Bolivie, pour les Waunana, les Emberá, les Kogis de Colombie, pour les Mapuches du Chili ?
Et pour les Kal’ina, les Wayapi, les Lokono, les Paykwénéh, les Wayana et Teko de Guyane française? De France donc…
Y aura t-il justice et paix, pour les Amungme et toutes les tribus de Papouasie en Indonésie, pour les Jarawa des îles Andaman en Inde, pour les Jumma du Bengladesh, pour les peuples indigènes des Philippines, les Penan et les Dayak du Sarawak en Malaisie, pour les Khanty, les Udège, tous les « petits peuples » de Sibérie ?
Peuples traditionnels dépouillés de leurs terres ancestrales, de leur culture, de leur honneur, de leur âme quand ce n’est pas de leur vie…Le catalogue des horreurs auquel la cupidité du monde dit civilisé persiste à les soumettre est sans fin… Sans bruit aussi…
L’année 2004 sera t-elle donc bonne également pour tous ceux-là et tant d’autres dont on ne parle pas ? Qui sait ? Maintenant que vous l’avez entendu… Un petit bruit peut devenir grand…
C.G.
est très exactement reflétée par sa conduite
à l’égard des minorités qu’elle englobe.
François Lepargneur
Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres.
Pour ce numéro, les illustrations sont de :
Blandine Jullien blandinejullien@yahoo.fr (couverture)
Uzeyir Çayci,
Bernard Olivier b.olivar@free.fr,
Michelle Martinelli michelle.mart@wanadoo.fr
le premier qui a dit cela voulait
se faire donner quelque chose.
Eugène Scribe
01:45 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
NUMERO 2
Pourquoi Halloween ?
Halloween… de son vrai nom, Samain, le nouvel an celtique. Célébré la nuit du 31 octobre, cette grande fête des morts, marquait le début de la nouvelle année et celui de l’hiver, avant que l’Église ne la remplace par la Toussaint, le 1er novembre…
Et comme si une overdose de chrysanthèmes ne suffisait pas, nous voici maintenant submergés de fausses citrouilles illuminées et tout un fatras de carnaval des ténèbres qui font la joie des enfants, peut-être, mais encore et surtout celle des commerçants qui eux, sont tout sauf des squelettes…
Tout l’art américain de nous revendre jusqu’à nos propres rites et mythes…
Qui savait que le gentil père noël tout de rouge et de blanc vêtu porte ainsi pour l’éternité (amen tes souliers) les couleurs d’une boisson qui a depuis contaminé le monde entier, une sorte de peste à bulles…brunes ?
Oui ! Le bien-aimé père noël est né d’une publicité new-yorkaise (1931-1964), le reste appartient à l'histoire de la puissance médiatique des Etats-Unis.
Bon allez, ne le dites pas aux enfants… Mais pour ma part, plutôt que de vous souhaiter donc une affreuse halloween et un soi-disant traditionnel joyeux noël, j’ai envie de vous dire :
Bonne Samain et Merveilleuses Saturnales (où paraît-il on s’amusait beaucoup)...
Un bon solstice quoi ! Et si vous croisez un sbire du père noël, ôtez lui sa fausse barbe et son horrible costume et offrez lui un trois pièces, il aura l’air moins ridicule…
Quant au père noël lui-même, il y a longtemps qu’il ne se déplace plus, il se la coule douce quelque part sur une île bien loin du pôle nord où parfois il consulte sur son portable le cours du jouet à la bourse.
voit les choses comme elles sont, et non comme elles devraient être.
Ambrose Pierce (in Le dictionnaire du Diable)
Délit d’(in)citations : des citations encore et toujours égrainées ci et là, en espérant qu’elles germent, si, si.
Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres.
La vérité, c’est incroyable.
Christian Bobin
01:40 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
NUMERO 1
Septembre 2003
Pourquoi vive ?
Vives eaux vives, pour contrer les eaux stagnantes, ces marécages où nos pensées parfois – souvent ? - s’enlisent. Marécages aux reflets ô combien attirants, mais « c’est pour mieux vous perdre mes enfants »…dixit le grand loup en poils synthétiques, greffé d’antennes paraboliques.
Vive donc, vive la poésie ! Qu’elle vous bouscule, vous emporte dans un grand éclaboussement de rire !
La poésie ce n’est pas seulement aligner des vers, compter leurs doigts de pieds... La poésie ne se limite pas au poème. La poésie est subversive.
Elle est façon de voir, d’entendre, de respirer… large !
La poésie est au cœur, ce cœur qui continue de battre malgré tout.
La poésie se moque d’être séduisante, car elle sait que l’être sensible – sensé ? – la remarquera toujours.
Elle aime sauter dans les flaques avec les enfants, se rouler dans la boue, montrer les dents avec les chiens maltraités et se baigner dans les sucs troubles de l’amour. La poésie n’a que faire de décorations et de beaux salons.
La poésie est partout pour peu que vous sachiez la voir.
Peut-être même au fil de ces pages…
C. G.
« L’homme qui ne modifie jamais ses opinions
est comme une eau stagnante,
il nourrit les reptiles de l’esprit. »
William Blake
AU SOMMAIRE
Délit vrai: François Negri avec deux extraits de son « Journal de guerre »
Délit de poésie : Simone Griscelli, Richard Tabbi, Hélène Soris, Benoist Magnat, Eric Dejaeger (Belgique)
Délit conté :
Bernard Olivier avec « Malababarde »
Cathy Garcia avec « La nouvelle histoire de la chèvre de Monsieur Seguin »
Hervé Beaudouy (Québec) avec« Conte défait » précédé d’un Délit-rium vitae du même auteur
Délit-banaise : Rafif Sabah (Liban)
Délit d’(in)citations : encore des citations égrainées ci et là, en espérant qu’elles germent.
Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres.
Il n'y a de liberté pour personne s'il n'y en a pas pour celui qui pense autrement.
Rosa Luxemburg
illustrations©Michelle Martinelli
01:30 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
NUMERO ZERO
Voilà le point de départ de cette revue qui se lance, à l’eau ou par la fenêtre comme on voudra, l’essentiel étant l’élan, l’impulsion, l’envie de faire. Faire réfléchir plus que plaisir, faire connaissance, faire le lien entre tous et chacun, pourvu qu’il soit avide de paroles, fraîches ou chaleureuses c’est selon, mais dans tous les cas vivantes.
Les auteurs sont lecteurs, les lecteurs auteurs et chacun contribue ainsi à poétiser le monde.
Poétiser : nettoyer les regards de la poussière du conformisme ambiant, goûter des saveurs nouvelles. Nouveaux Délits aime les mélanges, les différences, les mots qui dérangent, qui grattent, qui démangent, pour ne pas céder au sommeil qui dissout les consciences.
Nouveaux Délits à inventer, à commettre ensemble. Poétiser est un acte, pas un luxe.
Soyez à l’écoute du vent qui passe, ignorant les frontières, colporteur de bonnes et mauvaises nouvelles. Confiez-lui vos textes, vos poèmes, vos délires, il en fera peut-être de la matière à Nouveaux Délits.
"Un poète doit laisser des traces de son passage, non
des preuves. Seules les traces font rêver"
René Char
Mes complices du Délit de poésie pour ce numéro : Yve Bressande, Lauranne, Sandrine Bettinelli, Agnès Schnell, Frank Serra, Guillaume Poutrain, Claude B, Guillaume Vivier, Christian-Erwin Andersen, Eric Lapasset
plus un spécial Délit de quatrinite : Thierry Hue
quand c’est ta corde qui est trop courte
Proverbe indien
00:40 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


