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29/09/2008

NUMERO 30

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Numéro 30
 



 
Octobre, le retour des saisons, et chaque année le besoin toujours plus pressant d’en suivre les rythmes, de les épouser même. L’automne est avec le printemps, la saison qui a certainement inspiré le plus de poèmes… Poèmes de mélancolie, de tristesse non dénuée pourtant de flamme.
J’ai appris à aimer l’automne, comme j’ai appris à aimer la pluie, le froid, et tout ce qui nous fait aimer son contraire. L’observation de la nature, mieux sa contemplation et surtout le fait d’être en son sein et non à sa périphérie est sans aucun doute à mes yeux une des meilleures écoles de la vie. Et tout ce qui nous sépare d’elle, nous sépare de nous. La terre, les ruisseaux, les rivières, les fleuves, les montagnes, les plantes, les pierres, les minerais, le sel, les étoiles, l’univers, les galaxies, nous les portons en nous. Les sages de tout temps, en tous lieux, l’ont toujours su.
Nous, peuple du progrès, faisons un très long et coûteux détour, pour revenir à des évidences connues depuis des millénaires. Avec une arrogance parfaitement puérile nous croyons découvrir ce que nous ne faisons que retrouver…
Aujourd’hui nous jouons dangereusement avec ce qui nous dépasse et négligeons ce qui nous permettrait d’accéder à un véritable entendement. Sans rien détruire, ni corrompre mais au contraire en participant avec intelligence et conscience à un tout dont nous ne sommes qu’une toute infime et vibrante partie.
Alors ouvrons bien les yeux, les oreilles, déployons nos innombrables antennes naturelles, car nous en aurons bien besoin dans les temps qui viennent. 
 


Je veux parler d’un désert monstrueux, le désert parfaitement planétaire, parfaitement mondialisé.
Le désert de l’Homme par l’Homme, celui qu’il édifie dans son cœur, lui l’orgueilleux qui marche sans mémoire.
Jean-Yves Vallat
in Itinéraires vers le silence


 
 
http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

AU SOMMAIRE
 
 
 
Délit de poésie   :
 
Julie Quéré (Paris), en Corset et crinoline, extrait d’Élancements de l’Archée
Jean-Louis Millet (Val de Marne) présente Crimes & Culture, sirventès des relations entre les cultures
Alex Jacquin-Ng (Île Maurice) balance Neufs pets capiteux (extraits) et sa Rage en décembre
 
Délit de mémoire : Tombeau pour Kalakoa, le touareg inconnu, hommage de Jean-Marc Couvé (Seine-Maritime)
 
Délit suspendu : Extrait de Chroniques du hamac, nouveau recueil de Cathy Garcia (Lot)
 
Délit nucléaire : Hommage au Professeur Vassili Nesterenko avec un extrait de La Supplication de Svetlana Alexievitch
 
Et les Délits d’(in)citations éparpillées comme feuilles d’automne, faites-en bon humus.
Le Bulletin de complicité est disponible en toute saison.
 
 
Illustrateur invité :
Jean-Louis Millet (Val de Marne)
jlmillet@free
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On ne peut pas dire la vérité à la télé,
 il y a trop de gens qui regardent !
Coluche
 

28/06/2008

NUMÉRO 29

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 Juillet 2008




Comment ne pas s’essouffler en faisant une revue de poésie ?
 
Entre les bons sentiments de départ : lire tous les textes, répondre rapidement à toutes et à tous, entretenir de vraies relations avec les auteurs, publiés ou pas, les lecteurs, les abonnés et aussi les autres revues, les innombrables sites de poésie et ce qui est faisable en vérité, il y a ce fossé nommé désillusion ou expérience, selon qu’on l’envisage.
Il faudrait y passer TOUT son temps. Un temps non salarié, bien entendu, puisque il s’agit de passion et non d’un emploi. 
Et même en y passant tout son temps, la technologie informatique fait que x auteurs peuvent envoyer x poèmes en même temps, sans compter ceux qui les envoient par courrier. Moi pour suivre, c'est-à-dire lire attentivement et répondre, mais aussi entretenir des relations avec tout le monde, n’étant pas une machine, ça me prend beaucoup plus de temps. Et voilà que x nouveaux auteurs ont envoyé x nouveaux textes et les premiers auteurs m’écrivent pour savoir ce qu’il advient des x textes qu’ils m’ont envoyés il y a x temps. Certains, rares heureusement, s’impatientent un peu trop, en deviennent désagréables, évidemment ce sont eux qui passent à la trappe les premiers.
Et voilà comment une passion, un plaisir peuvent se transformer en corvée parce qu’ils provoquent de la frustration, la machine n’ayant aucun état d’âme et beaucoup d’auteurs s’imaginant être uniques, ne pensent finalement qu’à eux-mêmes et à leur but : être publiés. Ils oublient trop souvent qu’ils sont un parmi x autres.
Que certains ne donnent plus de nouvelles une fois qu’ils ont reçu leur exemplaire, que la plupart ne s’abonnent pas à la revue etc.… ça je ne m’en plaindrais pas, après tout personne ne m’oblige à faire une revue. Non, mon problème c’est plutôt de réaliser combien cela devient envahissant, au point que moi qui me voudrais aussi poète, je n’ai plus le temps de m’occuper de mon propre travail d’écriture, sans parler du reste.
Alors comment faire ? Finalement c’est comme dans la vie, vient un moment où l’on doit faire un tri, et surtout où l’on fait ce qu’on peut et tant pis pour ceux qui ne sont pas contents car après tout personne ne les oblige à contacter une revue.
Ce qui compte à mes yeux, c’est de ne pas renoncer par épuisement, et j’assume donc d’être injuste par nécessité. Répondre à certains, plus qu’à d’autres, selon des affinités réelles qui se créent, lire certains plus que d’autres, faire passer machin avant bidule, continuer la revue en y passant moins de temps mais toujours avec autant de plaisir, alors pardonnez-moi si je réponds moins souvent ou moins longuement, ou même si je ne réponds pas du tout à vos diverses sollicitations et puis… n’oubliez pas que moi aussi je suis une poète qui voudrait bien être publiée, et si tous les poètes faisaient leur revue, ce ne serait pas si mal, chacun connaitrait les deux côtés du miroir.
Sur ce, j’espère que vous apprécierez ce numéro. J’y ai mis des amis et des causes qui me sont chères.

CG

ps : Nouveaux Délits a 5 ans !
 
 

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AU SOMMAIRE
 
 
Délit de cœur à cœur : un extrait de Dialogue au bout des vagues de Gérald Bloncourt (Haïti/Paris)
 
Délit mapuche : poèmes de Salvador Mariman (Chili/Usa)
 
Délit d’un voleur de feu : poèmes extraits de L’amour à l’heure bleue suivi de N’invitez pas un poète à vos fêtes de Yann Orveillon (Finistère)
 
Délit du fond des tripes : un extrait d’A défaut de martyrs, nouveau recueil de Marc Sastre (Hte-Garonne)
 
Délits d’(in)citations pour ceux qui ne lisent que dans les coins.
Vous trouverez encore le bulletin de complicité au fond en sortant.
 
 
 
Illustrateur invité :
Jean-Louis Millet (Val de Marne)
jlmillet@free.fr


«  Né en 1946 à Paris dans le quartier chargé d’histoire populaire de la Bastille où j’ai ensuite vécu 20 ans. Au sortir de la guerre, ce coin alors pauvre de la capitale, au passé révolté, était un melting pot des races, des ethnies et des religions et vivait un peu comme un village rendu cohérent et solidaire par sa précarité même. Là, j’ai été ‘’perfusé’’ à l’humanisme de la tolérance cosmopolite. Ceci était tout à fait en phase avec la pensée camusienne à laquelle je souscrivais : lutter contre toutes les idéologies et les abstractions qui détournent de l'humain. Plus tard, j’ai spiritualisé l’ensemble avec des éléments de la pensée mahayana d’un zen soto  occidentalisé. Autodidacte curieux, j’ai été chimiste puis marketeur et enfin directeur de la communication. Durant ce parcours, je suis allé aux USA, en Israël, au Japon, à Taïwan… Dans les relations sociales, j’ai développé une activité associative multiple en science et en sports. Côté détente, j’enchaîne depuis toujours les bouffées de passion : Préhistoire, Basket (joueur), Folk song (guitariste), Chine, Minéraux et Fossiles (chercheur/collectionneur), Photographie, Protohistoire/ les Celtes, Japon, Bonsaï (collectionneur), Bouddhisme(s), Art asiatique, Religions, Ecriture (nouvelles), Poésie (haïkaï et vers libres), Art contemporain (peinture, sculpture, vidéo), avec au milieu de tout çà, des voyages : Italie, Allemagne, Belgique, Pays Bas, Espagne, UK, Antilles, Thaïlande, Afrique du Sud… et toujours en filigrane, la lecture, toutes les lectures. Tout n’est-il pas dans les livres…Ces passions sont aujourd’hui rassemblées dans un site sur Internet : http://www.zen-evasion.com »

 

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Nous sommes restés peu nombreux à refuser de croire qu'il faille être fourbe
pour avoir raison, et cela ne veut pas dire que nous autres soyons les fous,
 même s'il est vrai que nous sommes très seuls.
Cesare Battisti

 


 

01/04/2008

NUMERO 28

L’évolution de mai 2008 ?
 
Pour la première fois, Nouveaux Délits parait un 1er avril, d’où le poisson dans le dos… Pour moi, c’était bien ce délai supplémentaire, aussi j’espère que vous apprécierez ce numéro.
Nouveaux délits aura bientôt son émission sur les fréquences d’Antenne d’Oc que les Lotois connaissent bien même si tous ne l’écoutent pas. Une petite radio libre et impertinente comme je les aime. Le printemps des poètes ici a été grâce au Garage Donnadieu et la médiathèque de Cahors, l’occasion d’échanger des paroles du dedans et du dehors, expériences riches et fortes qui sont les prémisses je l’espère d’un véritable courant pour créer du lien entre les gens, les lieux, les différences, surtout les différences. La parole doit franchir les murs, tous les murs et combattre l’exclusion. La parole poétique a les outils pour le faire.  La parole mais des actes aussi, pour que le sens prenne corps. Je vous invite partout à faire de même, à nourrir vos rêves et oser la rencontre avec l’autre.
Après avril, vient mai et quarante ans après celui de 68 se retrouve à l’honneur ou au pilori, selon le « camp » qui est le nôtre mais je ne parlerai pas de ce que je n’ai pas vécu, je préfère regarder devant et espérer que mai 2008 sonne le réveil des consciences, dans tous les domaines et dans tous les camps.
C.G.
 
 
 
L’urgence c’est aujourd’hui et maintenant. Et elle demande notre appétit, notre vie, notre essor mental. L’important est d’œuvrer
par le commencement : l’hominisation de l’espèce humaine
et non la robotisation de l’animal humain.

(…)
L’utopie ne signifie pas l’irréalisable, mais l’irréalisé. L’utopie d’hier peut devenir la réalité, la pratique de demain.
 
Théodore Monod
In Le chercheur d’absolu
 
 

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AU MENU
 
 
Délit etcétéra : textes courts de Thomas Vinau (Vaucluse)
 
Hommage à Jacek Kaczmarski (Pologne)
 
Délit de poésie : Muriel Carupt (Rhône), Cathy Garcia (Lot)
 
Délit gluant : L’intrus de Joaquim Hock (Belgique)
 
…lui-même
Grand illustrateur attitré
de cette revue
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock


 
 
Le tout relevé de quelques « Délits d’(in)citations » qui facilitent la digestion.
Vous trouverez le bulletin de complicité au fond en sortant.
 
Bon appétit !
 
 

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Ne parle pas du sens si tu n'allumes au soir
une lampe dans la montagne.

Frédéric Ohlen
 


 
 

07/01/2008

NUMERO 27

Janvier 2008 

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Un bon vœu
En ce passage à la nouvelle année, mes vœux n’ont pas coulé de source…
Quelque chose coince. Chaque année on se répète les mêmes choses et souvent même, le cœur y est. Pourtant quelque chose cloche, quelque chose manque. Peut-être le temps de réfléchir au pourquoi de nos comportements, habitudes, formules, croyances...
Pourquoi souhaiter tellement de bien aux autres seulement le 31/12 à minuit ?
Pourquoi se souhaiter une bonne santé alors que nous offrons des portables, des chocolats aux ogm, des aliments irradiés et gorgés de pesticides, des jouets en plastique et des parfums toxiques ?
La conscience est à la mode, on n’a jamais autant parlé écologie, éthique, ravages de la surconsommation, mais nous avons oublié ceux qui en parlaient déjà dans les années 40, 50, 60, 70. Et ceux et celles qui n’ont cessé d’alerter, de prévenir, de se mobiliser pour lutter sur tous les terrains quitte à passer pour des illuminés, qui y ont laissé leur énergie, leur raison, leur vie à force de gueuler dans les déserts…
Au début du XIXe siècle les luddites, en Angleterre, brisaient les machines… Thoreau en 1849 publiait la Désobéissance civile… Ils font aujourd’hui figure de visionnaires…
Alors ce que je souhaite pour 2008, c’est d’avoir, de garder ou de retrouver le bon sens, car avec ça et avec ça seulement nous pouvons espérer que le reste de nos vœux se réaliseront.
Le vœu de bon sens est de plus un vœu recyclable que l’on peut ressortir à chaque nouvelle année. Il n’est pas près d’être obsolète. Bien sûr, il s’agit aussi de comprendre ce qu’est réellement le bon sens car souvent il n’est pas là où l’on pense… Le bon sens est ce qui profite à tous et non seulement à quelques-uns…
Il nous faut observer, écouter, sentir avec notre cœur et réfléchir avec notre propre cervelle, et pour ce faire il faut prendre le temps. La vitesse est peu propice à la sagesse.
Le vrai slogan aurait du être : travailler moins pour songer plus.
 
Une bonne résolution
Nouveaux Délits, en cette nouvelle année, a donc décidé de prendre le temps de la réflexion, de la qualité plutôt que de la quantité. C’est pourquoi à partir de ce numéro la revue devient trimestrielle. Le n°28 sortira donc en avril, le 29 en juillet et ainsi de suite.
Cela fait un moment que je j’y songe, mais aujourd’hui ce changement s’avère vraiment nécessaire, pour continuer à y trouver le même plaisir. Plaisir sans lequel faire n’aurait justement aucun sens.
Pour les abonnés, votre abonnement donc va s’étirer et vous laisser le temps de savourer chaque numéro. Que ceux d’entre vous qui appréciaient le rythme actuel ne soient pas trop déçus, je vous offre un peu de temps pour autre chose. Pour prendre soin de votre bon sens.
Que l’amour vous aime !

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AU SOMMAIRE :


Délit de poésie :
 
Emmanuelle K (Eure) donne le vertige de l’écart, quand l’obéissance est devenue impossible
Michèle Marie Petit (Saône et Loire) offre un bouquet de haïkus du dedans
Cathy Garcia présente quelques Ombromanie(s)
 
Délit cash : textes courts d’Alexis Alvarez Barbosa (Belgique)
 
Cash délit : courts textes d’Eric Dejaeger (Belgique)
 
Et un Délit d’(in)citation, un !
Le port du bulletin de complicité est obligatoire.
 
 

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Joaquim Hock
Grand Illustrateur Attitré 
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock


 
 
 
Pour bâtir haut, il faut creuser profond
Proverbe mongol

 
 
 
 

02/11/2007

NUMERO 26

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Novembre le retour.
J’ai déjà parlé de la Samain oubliée au profit de sa cousine impériale Halloween, des chrysanthèmes et des citrouilles, j’ai déjà parlé de l’automne et de la transmutation, je n’ai rien dit de la chasse qui me fâche et je pourrais aujourd’hui vous parler de truffes ou d’humanitaire, de sexe ou de joyeuse et française dictature. A vrai dire, j’ai juste envie de silence, d’un verre de vin, d’un feu...
Le repli derrière la barricade solitaire* puisque tout a été trop dit, trop fait, raz de marée de bêtise…
Juste vous laisser lire ces pages, tranquillement. Vous remercier pour ça, pour cette attention, ce partage, cette curiosité qui garde en éveil. 
Les mots tressent des réseaux, connectent des consciences, éveillent des sentiments communs.
Les mots tentent l’impossible alors que souvent un simple geste y suffit.
Que cette revue soit un peu comme ma main posée sur votre épaule.
C.G.
 
 
* Luis Sepulveda in La Folie de Pinochet
 
 
 
J’écris pour me taire s’il vous plait taisez vous
stop, écoutez, plus de paroles, plus de textes,
des yeux, des mains, un corps,
un arbre, s’il vous plait,
le son de la feuille qui tombe

Marie-Paule Blein
in Tissages mouvants
 


 
 
AU SOMMAIRE
 
 
Délit de poésie : Yusuf Kadel (Île Maurice), Pascal Perrot (Paris)
 
Délit de vagabondage : Déambulations : Cette incessante conjugaison du monde de Patrick Joquel (Alpes-Maritimes)
 
Délit d’autopromotion : présentation de Salines, nouveau recueil de Cathy Garcia (Lot).
 
Sans oublier le Délit d’(in)citation tombé sur les pages comme feuilles d’automne pour faire un bon compost où pousseront d’autres pensées (penser est subversif enfin, on vous l’a assez insidieusement suggéré !).
 
Bulletin de complicité en fin de numéro, dont la subversivité n’est plus à démontrer.
 
 
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
Grand Illustrateur Attitré 
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock

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Je connais lucidement et sans arrière-pensée les frontières de la communication et de l'harmonie entre moi et les autres hommes. J'ai perdu ainsi de la naïveté ou de l'innocence mais j'ai gagné mon indépendance. Je ne fonde plus une opinion, une habitude ou un jugement sur autrui. J'ai expérimenté l'homme. Il est inconsistant.
Albert Einstein
in Comment je vois le monde

01/09/2007

Numéro 25 - Septembre 2007

 

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Merci le progrès !
 
mes démons de 40 kms attaquent d’autant que parce que bacon au tapis
un point de plus d’un gène absolument pas diffèrent
deux j’écris
écoute ceci êtes le texte
ceci est le texte que je tente d’écrire avec elle
logiciel de reconnaissance à vocale pas facile
de faire un édito de cette façon
mais le hasard du mérite clair
est bien en les choses parfois
sur la donne un pas résolu
parole de lune presque pourrait de la poésie libre
comprenait quelque chose crachés
sachez bien que vous êtes
fou complètement fou
au jeune en dirais pas plus pour aujourd'hui
et je crois que c'en est pas fait
en trait breton ni aurait adoré cela
il se trouve que l'esprit surréaliste 11-court N un des pattes
pas un seul ou à zéro
deux mauvais optèrent contre est que tout R dans un maire
deux n'importe quoi…
 
Sinon avez-vous ramassé des cailloux, des bouts de bois, des coquillages, des chiens cet été ?
C.G
 
 
 
Le coquillage a traversé
Des millénaires
Pour jaser à ton oreille
Il connaît la source
D’où jaillissent les étoiles
Béatrice Gaudy
in Fossile
 
 
 
AU SOMMAIRE
 
 
Mes complices du Délit de poésie :
 
Ø Keltoum Staali (Bouches-du-Rhône) qui, entre autre, rend hommage au poète algérien Jamel Eddine Bencheikh
 
Ø Sylvie Durbec (Bouches-du-Rhône) nous invite à une déambulation dans l’intimité de quatorze Stanze/Pièces/Stances
 
Ø Tang Loaec (Chine) entre l’ange et la folie, un soupçon d’érotisme.
 
Ø Jacques Houssay (Paris), extrait du recueil à paraître Inside Out
 
Délit translucide : Jean-Marc La Frenière (Québec) promène ses pattes de mouches sous le décor et dans la tasse des hommes .
 
 
 
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be Grand Illustrateur Attitré  http://homeusers.brutele.be/joaquimhock

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Il n'y a pas le pouvoir, il y a l'abus de pouvoir, rien d'autre.
Henry Millon de Montherlant
 

02/07/2007

Numéro 24 - Juillet 2007

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La poésie est vivante !
Rouge comme le sang qui pulse au plus profond des forêts de l’âme.
Noire comme une terre féconde, une pépite d’ombre.
Rouge, noire, la poésie est libre, liber-terre.
La poésie est libératrice, elle fait sauter verrous, bâillons, cloisons, entraves.
La poésie prend la couleur du temps pour en faire un chant multicolore,  multiracial, multiple et multipliable à l’infini des nuances.
La poésie vous enlace et vous relie.
La poésie est vivante, son courant abreuve les soifs essentielles, sa caresse réveille l’être qui sommeille dans le zombie.
La poésie est vivante et sa morsure enivrante.
Sa chair douce, chaude est le pain du rêve.
La poésie est fragile mais le moindre de ses fragments capte et renvoie la lumière.
La poésie est une eau qui s’insinue dans les fissures, dans la plus petite de vos failles, une eau ardente qui dissout masques et mensonges.
La poésie est vivante et balaie d’un seul revers slogans, calculs, statistiques.
La poésie est immense, monstrueuse, incroyable, incommensurablement puissante. Elle vous arrache les tripes, vous broie et vous régénère.
La poésie, vous n’imaginez même pas !
Elle est en marche, la poésie est vivante ! 
C.G.
 
 
 
qui est vivant ? qui est mort ?
les fantômes dansent pour la dernière fois, je les regarde
de ma salle d'attente futuriste
et je me souvient d'une phrase de MR COCTEAU
les poètes se souviennent de l'avenir
Sébastian D., 2005!
 
 
 
AU SOMMAIRE
 
"Djamel Mazouz" le cocuou en flagrant délit de vol…  l’auteur de deux des quatre textes publiés dans ce numéro est donc en réalité Nicolas Franck. Ne connaissant pas l’auteur des deux autres poèmes, Immigré, mon frère et Une gare la nuit, je les supprime de la présente ré-impression et je les remplace par Lettre ouverte à mon plagiaire de Nicolas Franck…

Délit de poésie :
 

Θ Tristan Cabral (Hérault), d’un recueil à paraître : Les Morts m’ont tout appris, NRF 2007.
 
Θ Christian Saint-Paul (Hte-Garonne), de L’enrôleuse - Encres Vives n° 335
 
Θ André Chenet (Alpes Maritimes), d’un recueil à paraître : Les replis de l’écrit.
 
Θ Sénamé Koffi Agbodjinou (Paris), du recueil inédit Marée noire… suivi de Afin que nul ne meure.
 
 
Délit mobile : Cathy Garcia (Lot), de Bangkok à Varsovie, un nouvel extrait des Calepins voyageurs – Journal intime en tournée 1997-2002.
 
 
Le tout agrémenté d’un Délit d’(in)citations en pluie pour baigner vos neurones. Bulletin de complicité toujours en fin de numéro, libre de droits.
Attention l’adresse postale a changé.

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Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be

Grand Illustrateur Attitré 
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock

 

 
A la richesse appartient la graisse
à oindre les testicules

Proverbe Toucouleur, Sénégal

07/05/2007

NUMERO 23 - Mai 2007

En mai chacun vote ce qui lui plaît…
En mai, la moitié de la France s’est une fois de plus fait embobiner. Faudra pas venir pleurer ensuite. J’avais décidé d’attendre le second tour de manège pour écrire cet édito alors voilà, je suis consternée mais pas étonnée.
Peuple qui bêle nourri de propagande télévisée, de bouffe industrielle, de gadgets et de rêves pré-digérés. Peuple vieillissant dans la peur de l’Autre, peuple qui veut dévorer en toute tranquillité des acquis empruntés aux générations à venir, peuple drogué aux antidépresseurs, aux pilules à dormir, pilules à bander, pilules à vivre. Peuple crédule et imbécile, toujours avide de croire au père noël, au gentil père fouettard, dont la France a besoin, car le peuple ne mûrit pas à l’ombre des panneaux publicitaires.
Le peuple veut avaler des couleuvres toujours plus et encore pourvu que l’arôme leur soit doux au palais. Peuple molletonné dans ses angoisses sans jamais en comprendre les racines. Peuple qui n’a jamais su tirer des leçons de son Histoire et qui préfère ne pas voir certains détails plus que gênants dans le parcours d’un homme sous prétexte qu’il a dit qu’il avait changé. Puisqu’il vous le dit ! 
Alors nous n’avons plus qu’à attendre maintenant la suite du spectacle…
Du travail et des jeux pour le peuple ! Il ne manquera pas d’individus génétiquement qualifiés pour nourrir les fauves et la vindicte populaire dans l’arène minable de ce pays.
Nous n’avons plus qu’à attendre que le petit Nicolas sorte le plein emploi de sa mallette de technocrate. en le tenant fermement par les oreilles pendant que nous chanterons avec son copain Lagardère, l’hymne pour la paix  de Mireille Matthieu. C’est vrai qu’on sent bien là l’espoir, le renouveau et une seconde jeunesse pour notre beau pays grisonnant.
Quant aux jeunes, les autres, qu’ils se dépêchent de prouver leur mérite et leur capacité à obéir, sous peine d’être génétiquement considérés comme inutiles et nuisibles !
Vive la République, vive la France !

CG


Aux hommes et aux peuples, il suffit de faire avaler des couleuvres pour qu'ils chient des vipères.
Raoul Vaneigem
in Pour l'abolition de la société marchande pour une société vivante
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AU SOMMAIRE


Délit de poésie : AbdelMadjid Kaouah (Hte Garonne) et Serge Bouzouki (Lot).

Délit inédit de Michel Host (Paris) qui nous offre à goûter un hiver absolu cuvée 72 et quelques nouvelles-express d’un recueil à venir.

Délit d’auto-édition : Cathy Garcia (Lot) présente Les années chiennes, série auto-digestion, un recueil tout frais de vieux poèmes (1989-1997).

Délit étrange de méduses, de Mexique et de ronces par Philippe Pilato (Alpes Maritimes).

Délit à vif : Fonctions vitales de Anne Jullien (Finistère) plus quelques fragments de chair.
 
…Et encore dans ce numéro un délit d’(in)citations à croquer et le Bulletin de complicité à semer à la volée, partout même sous les lits…



Joaquim Hock
Grand Illustrateur Attitré 
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock

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 Un état totalitaire vraiment "efficient" serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d'esclaves qu'il serait inutile de contraindre, parce qu'ils auraient l'amour de leur servitude.
Aldous Huxley


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La revue Nouveaux Délits reste ouverte de pages et d’esprit
et ne s’expatriera pas, mais envisage de se proclamer
république poétique autonome.



contact : revuenouveauxdelits chez orange point fr

 

05/03/2007

NUMERO 22

Mars 2007

NUMERO 22


Edito planning
Ce mois de mars 2007 marque une première dans l’existence de la revue qui aura 4 ans cette année, comme ma fille. En effet Nouveaux délits est l’invitée des associations Thot’M pour un Café littéraire, le 16 mars à Tarbes et Zygo, dans le cadre du Festival de Poésie Partagée, du 24 au 28 à la Ciotat. La voilà donc qui pointe son nez hors les murs, pour s’aventurer dans le monde e-x-t-é-r-i-e-u-r.
Venez nous rencontrer si vous passez par là. Sait-on jamais !
Je remercie de tout cœur ces deux associations d’oser présenter cette toute petite revue qui de plus, n’a pas vocation de plaire, mais plutôt de titiller, bousculer le sommeil ambiant, y compris celui des poètes… qui de marchés en salons, en oublient parfois de sentir les remous qui s’emparent de la poésie.
Poésie comme parole qui témoigne. Poésie qui dégouline sur les murs, une éponge trop pleine entre deux poings trop serrés. Poésie qui se fait son, souffle, cri.
Je remercie aussi tous ceux et celles, auteurs, illustrateurs, abonnés, lecteurs, échangeurs, tous ceux et celles qui curieux de la vie, de l’Autre, ont apporté leur étincelle à cette revue-miroir à multiples reflets. Sans vous, rien ne serait.
Et j’espère continuer longtemps encore à partager, échanger, diffuser des nouveaux délits.
Il n’y a pas plus subjectif qu’une revue menée par une seule personne mais c’est ce qui lui donne sans doute sa particularité. Tous les auteurs publiés ont pour premier point commun de m’avoir troublée, titillée, bousculée d’une façon ou d’une autre.
Et parce qu’il faut beaucoup de particularités pour faire un monde fertile, j’encourage vivement chacune et chacun à profiter du printemps pour se lancer dans le semis de revues et la diffusion sporadique de la parole-témoin par tous les moyens possibles.
C.G.



Parole de pierre
Parole d’épine
Parole de fleuve
Parole de lion
Frappe-moi ça tam-tam
Jean-Marie Adiaffi
in D’éclairs et de foudres

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AU SOMMAIRE


Délit sauvage : Nina Louve  (Québec), en liberté.

Délit du Fou : quelques songeries inédites de Werner Lambersy (Paris).

Mes complices du Délit de poésie : Frédéric Ganga (Var) et Diane Meunier (Dordogne).

Délit en boite :  Les petits pois rouges de Patrick Evrard (Lot), extraits de poésie en conserve .

Et toujours le Délit d’(in)citations pour ceux qui n’aiment pas lire et le Bulletin de complicité dont la diffusion sporadique est fortement autorisée.


Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock


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Mais qu'est-ce qu'un révolté, Monsieur ?
Quand un homme est broyé et qu'il se tait,
c'est un individu normal.
S'il proteste et réclame son droit,
c'est un révolutionnaire !
René Char
in Le soleil des eaux



Nouveaux Délits est ouverte à tous les courants d’air, d’idées, envies, propositions. 
Pour l’instant… alors profitez-en. Le prochain numéro sera peut-être interdit !

31/12/2006

Numéro 21

divisez en dansant le claquement des fouets (Paul Eluard)


Dans un numéro de janvier, il est de mise de présenter ses vœux, les meilleurs de préférence.
Je vous souhaite donc à toutes et à tous une merveilleuse année 2007 pleine de jours et de nuits.
Une année 2007 remplie de petits matins volés et de joyeuses heures apéritives, une année gorgée de sourires, de chaudes poignées de mains, de baisers, de câlins.
Une année 2007 pleine de regards aimant, de mains tendues, de mains levées aussi…
Pour dire stop ! Suffit la logique marchande qui voudrait nous séduire pour toujours mieux nous réduire. Je sais je me répète, mais si c’était si évident que ça…
Une année 2007 où les nantis remettent en circulation toute l’énergie qu’ils ont amassée, pour que les caillots bancaires cessent de faire crever bien plus d’un tiers du monde.
Une année 2007 où les fachos fondent au soleil comme neige sale, où les manipulateurs en tout genre ne trouvent plus aucun pantin au bout de leurs ficelles.
Une année 2007 où le mot justice signifie justice pour tous.
Y’a du boulot ! Chaque nouvelle année qui passe nous met face à des choix essentiels. Chacun d’entre nous, individu unique, est en devoir et en droit d’assumer son originalité propre, d’en tirer le meilleur et de l’apporter au monde comme une richesse ajoutée à d’autres innombrables richesses, absolument non quantifiables, non industrialisables, non marchandisables.
Oh oui, je pourrais vous souhaiter tant et tant de choses, mais à vrai dire tout ça est pur égoïsme, car en réalité tout ce que je vous souhaite, c’est pour moi que je le souhaite.
Pour moi et mon enfant, et les enfants de mon enfant, et les enfant des enfants de nos enfants…
CG
 
 
 

L'abondance ne peut durer que si des groupes toujours plus larges sont appelés à la partager,
car c'est seulement alors que le mouvement peut se poursuivre sans se muer en son opposé.
Hexagramme Fong
in Yi-king, Le Livre des Transformations
 ***
AU SOMMAIRE
 
 
Mes complices du Délit de poésie :

Pierre Colin (Hte Pyrénées), Trouble en moyenne parole ;
Daniel Leduc (Val d’Oise), Quelques traces dans le vent ;
Jacques Zabor (Paris), un extrait de Clap de fin plus La canopée
Christian Erwin Andersen (Belgique), des extraits de Bris de verre, nouveau recueil à paraître
 
Délit alimentaire à la sauce Marlène Tissot (Drôme)

Illustratrice Invitée :
Corinne Pluchart (Seine et Marne)
corinne.pluchart@free.fr

 
 
 
 
- Je vous apporte mes vœux.
- Merci. Je tâcherai d'en faire quelque chose.
Jules Renard
in Journal (28 janvier 1901)
 

03/11/2006

NUMERO 20

Novembre 2006
L’édito n’est pas une réponse.
Juste une question :
comment sortir de l’impasse autrement que broyés menus en petites barquettes ?
Nous les sinistrés du sens, téléphones portables dotés de roues parfois motrices, un caddie à la place du ventre et des doigts extra-plats à débit différé.
Nous, la chair à statistiques,  fournisseurs crétinisés d’audimat, ressources humanoïdes à profils bas pour des profits toujours plus gros, travailleurs qui ne savent plus pourquoi, chômeurs qui savent…
L’édito n’est pas une réponse.
Juste une question :
accepterons-nous enfin cette aide humanitaire que nous offre depuis des siècles quelques peuples pas encore tout à fait disparus ?
Peuples gardiens de savoirs immémoriaux  grâce auxquels nous pourrions peut-être sauver ce qu’il reste de nous-mêmes. La petite part encore humaine.
 
 

Les jours sont nombreux
mais ils sont contrariés par un seul.
Proverbe vakaranga, Zimbabwe
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AU SOMMAIRE
 
Mes complices du Délit de poésie : Philémon Le Guyader (sur la route) avec des fragments de Novembre à Prague et Cafés de la pleine lune, Roland Nadaus (Yvelines), Jay Black (Canada) et Serge Grah (Côte d’Ivoire) en quatrième de couverture.
 
Délit de vanité : Ludovic Kaspar (Yvelines) sous toutes ses dé-coutures
 
Vous pouvez encore abuser sans modération du Délit d’(in)citations et du Bulletin de complicité, les effets secondaires n’en seront toujours que meilleurs,  vous aimez les girafes ?
 
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Joaquim Hock
joaquimhock@brutele.be
Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
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La forme la plus élevée de la vie animale est la girafe.
Jean-Charles
In paroles d'élèves La Foire aux cancres

Nouveaux Délits est encore ouvert à tous courants d’air, d’idées, envies, propositions.  Jusqu’aux prochaines présidentielles… alors profitez-en.

16:25 Publié dans ÉDITOS & SOMMAIRES | Lien permanent

17/09/2006

NUMERO 19

Septembre 2006
La lumière décline, l’énergie entame son lent retour vers les racines
Et je songe aux miennes qui sont européennes, Espagne, Angleterre, catholiques, protestantes. Mes racines… Des conquistadors, des envahisseurs, des colons, des esclavagistes, des exploiteurs, des pilleurs, des violeurs, des assassins…
Mes racines sont gorgées de sang avec lequel s’est bâti un empire.
Des fleuves de sang versé qui ont infiltré mes cellules, et je suis née comme ça, hantée par les cris, les pleurs, la rage et le désespoir de tous ces peuples, hommes, femmes et enfants humiliés, décimés, réduits à néant. Je porte ce poids, ce sang lourd d’injustices non réparées et je tente d’y puiser un peu de cette dignité dont nous avons perdu le souvenir.
Mes racines sont gorgées de sang avec lequel s’est bâti un empire pour néo-humains sous plastique, élevés en batteries sophistiquées et non dénuées de confort, il faut le dire.
Je ne porte pas de culpabilité. Je ne veux pas payer pour des crimes que je n’ai pas commis de mes mains, mais j’aurais terriblement honte si je cautionnais par mon silence et mon indifférence ce qui perpétue ces horreurs encore et encore, quels que soient les noms sous lesquels on les dissimule.
Mes racines sont gorgées de sang avec lequel s’est bâti un empire.
Un empire arrogant, plein de mépris, imbu de son pouvoir temporel, si illusoire en vérité face à l’immensité de notre ignorance. Un empire menteur, cupide, violent, barbare, sans respect, sans aucune grandeur.
Mais cela avait été dit, ce sang reviendrait hanter l’esprit des enfants, petits-enfants, petits-petits-enfants des assassins et aujourd’hui la tribu des opprimés ne cesse de croître mais l’énergie humaine n’a pas dit son dernier mot.
Une énergie spirituelle, une poésie dont le savoir s’est perdu dans les ténèbres de l’Histoire.
Son souffle baigne nos cellules en permanence. Cette énergie comme une vague vient régulièrement se briser sur les récifs mais ne meurt jamais… La roue tourne, soyez attentifs.
CG
Indifférence aux masses de vivants sacrifiés ; quelques minutes d'émotion, toutefois, lorsque la télévision diffuse
deux ou trois images de ces dérélictions, de ces tortures, et que nous nous grisons discrètement de nos indignations magnanimes, de la générosité de nos émotions, de nos serrements de cœur sous-tendus par la satisfaction,
plus discrète encore, de n'être que des spectateurs – mais dominants.

Viviane Forrester
in  L'horreur économique
 
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AU SOMMAIRE

Mes complices du Délit de poésie : Pascal Perrot (Paris), Denis Heudré (Ille et Vilaine), Alexandre L. Amprimoz (Canada),  Farid Chettouh (Algérie), plus invité spécial, Mohamed  Ksibet (Syrie), en quatrième de couverture.
Délit piquant : un concentré des Pensées d’un ortieculteur et du Lexique d’anthropoclastie de Éric Dejaeger (Belgique).
Délit d’immersion : des extraits de Trente oiseaux face au soleil (voyages) de Gilles Lanneau (Cantal).
Vous pouvez abuser sans modération du Délit d’(in)citations et du Bulletin de complicité, les effets secondaires n’en seront que meilleurs.
 
et le retour de
Joaquim Hock
 
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joaquimhock@brutele.be
Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
Autrefois, le chemineau faisait horreur ;
le saltimbanque était méprisé :
Les sédentaires se jugeaient supérieurs aux errants.
Aujourd'hui, l'homme immobile regarde l'homme bolide écraser sa volaille
et disparaître dans une poussière de gloire.

François Mauriac
in La Province, 1964

NUMERO 18

Juillet 2006
De licence à licencieux, d’abandon à délinquance…
Le mot licence  vient du latin, licere, licetus, signifiant « être permis » mais aussi « être mis aux enchères, être évalué à »… Il serait sans doute très intéressant de connaître le rapport entre  licencia « permission » et licitatio « enchère »…
Au XIIe s., le mot loisir, qui vient aussi du latin licere, est un verbe qui signifie « être permis ».
Société des loisirs, société du tout permis ?
Au XIIe s., licence est un mot savant, qui signifie « liberté », au XVème, il devient « liberté excessive » et un siècle plus tard, apparaît licencieux, dérivé de licentiosus, « déréglé ». En même temps, la licence devient un titre universitaire, licentia docendi, un permis d’enseigner. Et puis arrive la licence fiscale au XIXème, avec les bienfaits de la révolution industrielle et des colonies… Pour l’argent, avec l’argent, tout est permis. Sans aucun doute.
Et les licenciements alors ? Des permis aussi ? Mais permis de quoi et permis pour qui ? 
Quel rapport entre un licencié économique et un licencié en économie ?
Lequel des deux est licetus, « mis aux enchères » ?
Saviez-vous que délinquant a la même origine que relique, avec cette racine indo-européenne, leik, « laisser » ? En grec, leipen d’où ekleipen, « laisser en dehors, abandonner » et en latin, linquere, lictus, d’où delinquere, « faire défaut » et puis surtout « faillir, être en faute ».
Son participe présent delinquens, a donné délinquant au XVIe s.
La délinquance, elle, est née au XXème, mais est-il besoin d’étymologuer pour comprendre que l’exclusion mène à la délinquance ?
Le licencieux ne serait-il pas un excès, un dérèglement de la liberté de quelques-uns au dépend de tous les autres ?… Lorsque liberté et responsabilité ne marchent plus de pair ?
Imaginons que nous donnions à une poignée de très jeunes enfants la liberté de faire constamment tout ce qu’ils veulent. Imaginons que ces enfants là soient des chefs, d’entreprise, de banque, de partis, d’Etat… L’élite. Des enfants gâtés de trois ans, surdoués peut-être, nés du « bon » côté, c’est certain, et auxquels n’a été fixée aucune limite.
Et puis imaginons, la multitude d’enfants laissés en dehors, abandonnés… qui ne vivent que de limites, sur la limite fixée par la conduite irresponsable de la dite élite…
Et moi je vous demande, où sont passés les Anciens dans nos sociétés infantiles ?
C.G.
La moitié des brésiliens ne dorment pas parce qu’ils ont faim.
L’autre moitié ne dort pas non plus, parce qu’elle a peur de ceux qui ont faim

Jose de Castro
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AU SOMMAIRE

Mes complices du Délit de poésie : Claudia Ainchil (Argentine), Eric Gilberh (Paris), Nicolas Gille (Yvelines)
Délit cash : quelques Versets de chair et Papiers de fortune avec une comptine en prime de Anne Archet (Québec)
Délit de sang : La fête et La brebis galeuse de Rubén García García (Mexique)
Délit froid dans le dos : Aire de repos et Des inconnus de Daniel Teulade (Lot)

Illustratrice invitée :
Anaïs Aillet (Lot)
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Le jour de mon arrivée à Potosi, sur le toit bolivien,
je me doutais un peu que ce lieu dissimulait une pauvreté humiliante. Ce fut toutefois au sortir de la mine que je sus
que l’endroit était le véritable nombril de la misère humaine.
J’étais arrivé en simple voyageur. Ce que j’y ai vu suffirait à faire
de tout être normal un révolutionnaire.
Paul Ohl
in Soleil noir

 

NUMERO 17

Mai 2006
®évolution des mœurs…
Le silence est d’or dit-on et le mois de mai ne serait-il pas polisson ?
Il m’arrive de penser que rien n’est plus subversif que le printemps, quand la nature entière ne pense plus qu’à une seule et même chose… Et tous les maîtres du monde auront beau faire, podran cortar todas las flores pero… no detendran la primavera.
Certes il s’agit avant tout de la perpétuation des espèces, mais pas seulement…
Il s’agit aussi de la beauté. La Beauté du vivant. Des couleurs, des courbes, des jeux d’ombre et de lumière, du mouvement.  La danse.
La danse a toujours eu affaire avec le sexe et c’est pourquoi il est bon de danser pour apprécier l’amour dans son expression la plus printanière.
Le mois de mai ravive les sens, et « plus on fait l’amour plus on a envie de faire la révolution, plus on fait la révolution, plus on a envie de faire l’amour »… C’est du moins ce qui se disait en 68 mais les soixante-huitards après avoir bien rigolé… bref passons ! 
Se réapproprier nos corps, nos sexes me semble aujourd’hui plus que nécessaire pour se réapproprier de même notre savoir-penser, notre libre-imaginaire.
Intégrismes, extrémismes, prêcheurs et moralistes de tous bords nous parasitent le mental et la chair. Puritains et pornographes ont la même volonté de manipulation, de contrôle, de profit.  Alors mesdames, messieurs, osez donc votre propre plaisir !
Le vôtre et pas celui des voisins ! Ce plaisir unique qui vous appartient et qui n’est ni bien, ni mal, seulement une expression vitale, belle et éclatante parce que libre et sincère.
Faites-vous du bien, et vous en donnerez aux autres. Respectez vos propres rituels, acceptez vos différences, et vous saurez respecter  les autres, accepter jusqu’à la nécessaire étrangeté de leurs exutoires. Et je pense surtout à nous les femmes, car il serait sans doute temps d’aller puiser à la source, la source vive qui est en nous.
Temps d’aller enfin courir avec les loups mes sœurs…
C.G.

Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours, mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encore.

Jean de La Fontaine
in Le Loup et le Chien
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AU SOMMAIRE
Délit de poésie : Tamara-Amaranta (Paris), Glenn W. Cooper (Australie), Christian Erwin Andersen (Belgique) et Frédéric Pouchol (Paris).
Délit roulant : qu’est ce qui divague de la Sicile à la Côte Vermeille, en passant par la Pologne ? les Calepins Voyageurs de Cathy Garcia (Lot).
Délit del mudo :  contes et silence de Máximo Ramón Chaparro Scetti (Argentine).
Délit d’(in)citations pour les uns, bulletin de complicité pour tous.
Illustrateur invité :
Serge Dubois (Lorient)
s.oazar@wanadoo.fr
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Si vous voulez cacher quelque chose aux peuples, inculquez-leur une façon de penser qui soit la plus éloignée possible de ce qui se passe vraiment afin que, si la vérité est révélée au grand jour, elle paraisse bien trop ridicule et fantastique pour que la majorité l'accepte. Et en effet, si vous faites suffisamment bien votre travail, les gens vont tourner la vérité en dérision, dire que c'est de la folie, et ridiculiser quiconque essayera de la promouvoir.
David Icke


 

NUMERO 16

Mars 2006

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Mars attaque !
Et les oiseaux tombent du ciel, les innocents tombent des nues, les soldats tombent pour rien, il y a des gens qui tombent à pique, d’autres sur le carreau, la pluie ne tombe plus, bref, boum ! tout tombe plutôt mal.
Faut-il pour autant baisser les bras, les yeux, le rideau, la tête ?
Au bout de l’extrême pessimisme, est une plage. Une plage tranquille, une plage musicale.
Une plage blanche et qui doit le rester. Non-espace. Non-penser. Non-faire.
La vie libérée de l’espoir.
C’est beau l’espoir mais c’est aussi un diktat qui nous condamne à l’attente de ce qui n’est pas encore et qui pourrait bien ne jamais être.
L’espoir est une épine qui empêche de jouir de la rose présente.
Quand il n’y a plus rien à espérer, alors oui c’est tout ou rien !
L’étincelle de génie ou la balle dans la tête… L’étincelle de l’instant, le génie de la miette.
Tout sommet couve son gouffre mais au bout de l’extrême pessimisme on peut entendre soudain le bruit de la forêt qui pousse plus que celui de l’arbre qui tombe. On peut entendre la musique de nos respirations, le cœur et le sang qui battent et les bruissements de nos rêves couvrent la cacophonie des bombardements médiatico-publicitaires. Nous immunisent contre l’overdose de sons, d’images, d’évènements factices… Cette nausée de la connerie quand elle est servie continuellement et à toutes les sauces.
On peut en rire, en pleurer ou on peut chercher mieux. Trouver le génie de la miette.
Même et surtout au bout de l’extrême pessimisme.

CG





Pour édifier un nouveau monde
Tous les désespoirs sont permis

Daniel Maximin
In L’invention des désirades




AU SOMMAIRE


Délit de poésie : Jean-Michel Platier (Paris), Paull Viktor (Angleterre), Serge Dubois (Morbihan), Duane Niatum (État-Unis)

Délit sur le causse : un nouvel extrait de jardin du causse de Cathy Garcia (Lot)

Délit farouche : Du plomb dans l’aile, Les deniers de Judas et Poivre et sel de Jean-Marc la
Frenière (Québec)

Le délit d’(in)citations ne sert pas qu’à boucher les trous.

Le culletin de bomplicité non plus.


Illustrateur invité de ce numéro:
Serge Dubois (oui, le même que le poète)
s.oazar@wanadoo.fr

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Une seule misère suffit
à condamner une société.
Il suffit qu'un seul homme soit tenu
ou sciemment laissé dans la misère
pour que le pacte civique
tout entier soit nul.
Aussi longtemps qu'il y a un homme dehors,
la porte qui lui est fermée au nez
ferme une cité d'injustice et de haine.
Charles Péguy
(1873-1914)

NUMERO 15

Janvier 2006
Éditose…
Je m’encre et me tâche…
Et pour commencer du bon pied une énième nouvelle année, j’emmerde le monde !
CG

Si des personnes se sont senties mal, ont été choquées, ont la grippe ferroviaire, sont maniaco-dépressives, ont gagné au loto alors qu’ils n’y jouent pas, ont pris du poids suite à cette morsure de rat caille du Quercy, qu’elles veuillent bien faire avancer la science en répondant au sondage ci-dessous :
J’ai pris cet édito  (coche la bonne réponse) :
0   au 1er degré
0  autre degré
0  ou de force
0  j’ai pas compris la question
0  ni l’édito
0 je vais porter plainte
0 je vais planter une porte
0 c’est quoi ces conneries ?
0 abonnez-moi vite
0 on boit un verre ?
0  autre
* question accessoire  : les rats cailles pondent-ils des vœux ?
0 oui
0 non
0  je m’abstentionne un moment
* les 100 premières réponses seront numérotées
 Quant à ces féroces soldats,
 je le dis, ce n'est pas pour cafter,
mais y font rien qu'à mugir dans nos campagnes.
Pierre Desproges
AU SOMMAIRE
Mes complices du délit de poésie : Bruno Toméra (Saône et Loire), justin.barrett (États-Unis)
Délit fragile : Les moments de Liette de Juliette Clochelune (Essonne)
Délits séditieux : d’Au bonheur des dagues –Farrago- de Pierre Tréfois (Belgique)
Délit d’opinion :  Coup de gueule de Jean Gédéon (Val de Marne)
Délit en ZEP : Siam de Walter Rulhmann (Sarthe)
et
Illustrateurs dépanneurs de ce numéro
Patrick Evrard (dessins)
Cathy Garcia (collages et autre)
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Notre père le Dollar,
Que votre cours soit respecté,
Que votre règne dure.
Donnez-nous aujourd'hui notre vision du jour,
Effacez nos crédits comme nous le réclamons à tous nos débiteurs,
Et délivrez-nous des pauvres.
Amen.

Eric-Emmanuel Schmitt
In Golden Joe

NUMERO 14

Novembre 2005
Ça y est les arbres prennent feu… un magnifique été indien qui fait oublier que l’hiver approche à pas d’ours… 
Je ne sais pas vous mais je sens qu’il va falloir faire des choses cet hiver… des choses que l’on a vraiment envie de faire, pas seulement celles que l’on « doit » faire.
Créer des espaces un peu fous d’auto étonnement. 
Se faire plaisir est une façon positive de contribuer au monde, faire obstacle à l’immonde...
Le plaisir ! L’art d’en prendre et d’en donner. Pas de ces simulacres creux et consommables, ce malaxage de frustrations, non , je parle du plaisir plein, éminemment subversif !
Ni but, ni récompense ou compensation, mais juste une façon de faire. D’être.
Se lever, se coucher, s’occuper, de soi et des autres, travailler, manger, discuter, respirer, aimer, baiser avec plaisir. Avec joie. Une vaste et inconditionnelle joie qui ne tient à rien, pas même à un fil.
Et c’est bien parce que ça me fait immensément plaisir que j’accueille entre ces pages, de plus en plus de voix venues d’ailleurs.
Et tout particulièrement d’un ailleurs qui m’est inexplicablement et très personnellement cher, depuis longtemps… Vagues de paroles de cœur, avec des voix d’ici, des voix de là-bas, des voix humaines pour dire que ça existe encore…l’humanité ! Encore un peu…
C.G.

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Au tout début du temps quand hommes et animaux partageaient la terre un homme, s’il le voulait, pouvait devenir animal. Un animal pouvait devenir homme. Parfois il y avait des hommes, parfois des animaux, mais pas de différence, tous parlaient la même langue. En ce temps les mots étaient magie, l’esprit humain avait des pouvoirs. Un mot prononcé au hasard, pouvait avoir des effets étranges, devenait vivant soudain, et ce que les hommes voulaient arrivait, il suffisait de le dire, personne ne savait la raison, c’était ainsi.
Knud Rasmussen
AU SOMMAIRE

Délit de poésie : Lina Zerón (Mexique), Anita Endrezze (Etats-Unis)
Délit d'errance & d'entrave : Primitifs en position d’entraver de Tieri Briet (Lot)
Délit quotidien :  Le néon, Demain on parlera, Le Café de la Place de Gérard Lacoste (Hte Garonne)
Délit sur calepins : encore un extrait des extraordinaires et passionnantes aventures d’un journal vautré dans un autobus… par Cathy Garcia (Lot)
Délit de fauchage : la lettre ouverte à Monsieur le Préfet du Gers, de Thierry Autefage (Hte Garonne)

Avec en bonus le délit d’(in)citations et en malus le Bulletin de complicité à recopier autant de fois que de feuilles mortes à disséminer dans le vent d’automne.

Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
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Aborigènes n.p. Personnes de moindre importance qui encombrent  les paysages d'un pays nouvellement découvert. Ils cessent rapidement d'encombrer ; ils fertilisent le sol.
Ambrose Bierce
in Le dictionnaire du Diable

NUMERO 13

Septembre 2005

Et si c’était un treize or ?
Bonheur ou malheur ? Treize. Un numéro fétiche, insolite, marginal, erratique.
Arcane du Tarot : la Mort. La mort non comme terminus mais comme aboutissement de cycle. Véritable renouveau ou cauchemar de Sisyphe ?
Qu’importe ! La roue tourne, les saisons passent, les poils blanchissent.
Les certitudes tombent comme les feuilles, d’autres les remplaceront…
Mouvement, rythme, danse de vie ?
Danser donc, encore et encore. S’illuminer.
Se brûler parfois mais surtout demeurer vivant, et comme l’a si joliment écrit Bobin :
ce qui est vivant, c’est ce qui ne se protège pas de sa perte.
Pour ceux d’entre vous qui suivent, cette citation figurait déjà dans le précédent numéro. C’est pour dire si elle me plait…
Alors n’hésitez pas à égarer cet exemplaire de Nouveaux Délits, sur un banc, dans un bar, dans un train, chez vos ami-e-s, vos amant-e-s, où vous voudrez, n’importe où si possible à l’abri de la pluie et sinon tant pis, pourquoi pas sous la pluie ?
Et puis tant que vous y êtes, pourquoi ne pas faire de même pour vous ?
Vous perdre un tout petit peu…
Saluer l’imprévu, l’inattendu, les contre-temps, l’inopiné.
Laisser le présent vous surprendre et vous improviser… Pourquoi pas ?

CG


Le passé est scories, le futur est imaginations. Tout deux forment le cadavre du connu.
Lorsque le présent est vécu dans la dimension du connu, le couvercle du cercueil est déjà refermé.
Le présent est inconnu et mystère, le bambou plie au vent, la rivière coule.

Nan Shan
In Recueil du Tao, Livre de l’Homme




AU SOMMAIRE


Dans ce numéro un hommage spécial à Thierry Metz, l’homme qui penche.

Mes complices du Délit de poésie : Agnès Schnell (Ardennes), Patrice Maltaverne (Meurthe et Moselle), Andrea D’Urso (Italie), Hosho Mc Creesh (Etats-Unis)

Délit d’(in)citations par ci par là toujours et encore, à consommer sans modération

Et le bulletin de complicité avec incitation au délit de spam massif pour les branchés au net, pour les autres n’hésitez pas à le proposer de gré ou fermement à tout ceux que vous connaissez et ne connaissez pas (ce sera une bonne occasion pour vous faire de nouveaux amis ou ennemis, et plus si appétit).

Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be

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Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits

 

 Quand l'un d'eux a la patience d'écouter une histoire jusqu'à la fin,
c'est qu'il lui faut tout ce temps-là
pour préparer la sienne.
Jules Renard
in Journal (17 novembre 1900)

NUMERO 12

Juillet 2005 
  
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Envie de quoi ?
Et voilà l’été, et ses parfums de foin séché ou de pots d’échappement dans les embouteillages vacanciers… Mais encore ?
Nouveaux Délits est née il y a deux ans exactement, juillet 2003, cette revue a quasi l’âge de ma fille, et c’est en quelque sorte aussi mon bébé. Et comme tout bébé, elle me prend du temps, de l’énergie, la tête parfois… Mais le plaisir est là aussi, alors j’y vais, je m’acharne dans ce curieux boulot de revuiste. Le plaisir est là et puis il y a vous aussi.
Vous qui lisez en ce moment même cet édito chaque fois plus laborieux, vous et vous, et puis vous et puis toi tiens que je connais ! Bises à toi Jean-Phi, et puis à toi Coco, et Nico, et Pat évidemment, et Jean-Marc (merci encore et toujours pour mes études !) et Mumu, Dom et PascaletChristina, et Jeanne et j’en oublie. Bises à toi aussi Sylvestre, (c’est lui le papa de ma fille) et à toi Maman, et à Charlette et puis merci à vous, vous tous abonnés, lecteurs avertis ou de passage, lecteurs de hasard, lecteur d’un jour, d’une nuit, d’une envie pressante dans un local approprié.
Merci à vous, ceux que je n’ai jamais encore rencontrés mais qui me donnent suffisamment de joie dans ces échanges pour que j’aie envie de poursuivre l’aventure, et tout particulièrement, merci à vous Eric, Bruno.
Et puis, à toi, toi le seul que je n’ai pas nommé, mais tu sais qui, tu vas te reconnaître, toi mon homme, c’est pas pareil… Toi je t’aIME, pas avec un grand A, (les grands A me font peur, j’ai peur qu’ils ne m’avalent), mais avec un grand IME, un grand IME à la vie, à l’amour, à la joie d’être... malgré tout.
Ce soir, à l’heure où j’écris cet édito, l’avant-veille de mes 35 ans. Avec un grand IME.
C.G.


Vivre, il n'y a là aucun bonheur. Vivre : porter de par le monde son moi douloureux.
Mais être, être est bonheur. Être : se transformer en fontaine,
vasque de pierre dans laquelle l'univers descend comme une pluie tiède.

Milan Kundera
in L'immortalité



AU SOMMAIRE



Délit de poésie : Victor Vidoc (Québec), Arunas Spraunius (Lituanie), Marie-Anne Schönfeld (Puy de Dôme)

Délit dire au nid : Du chaos provisoirement établi de Pierre Tréfois (Belgique)

Hybri-délit : Clafoutis universel et Le chien qui boitait de Jean-Jacques Marimbert (Toulouse)

Délit de survie : parce que la réalité surpasse malheureusement la fiction, voici une histoire vraie à deux voix. La soue, par Léon Lili (Maine et Loire) et La résilience, par Lili, sa maman (Maine et Loire aussi)qui a vécu et souffert cette histoire. Une véritable leçon de vie et de courage.

Délit intime : Soif de Marc Sastre (Hte Garonne)

Délit ensablé : Cathy Garcia, poèmes désertiques

Et toujours le Délit d’(in)citations à arroser et le bulletin de complicité à diffuser, le tout copieusement.

Et le retour de Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits

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Ce qui fait événement, c'est ce qui est vivant,
et ce qui est vivant, c'est ce qui ne se protège pas de sa perte.

Christian Bobin
in Autoportrait au radiateur


NUMERO 11

Mai 2005
Hé dit toto !
Tous les deux mois, prendre un papier et y noter l’édito, il fallait bien que ça arrive un jour…
La panne sèche ! Qu’est-ce que je vais bien pouvoir vous dire pour présenter ce numéro 11 ?
Je pourrais évidemment vous parler du référendum et vous énumérer les raisons de voter (oui ou) non, mais franchement je préfère vous laisser à votre réflexion. Nouveaux Délits n’a pas la prétention de singer la politique, n’a aucune prétention, hormis celle de se faire plaisir.
Je suis très heureuse d’ailleurs de publier dans ce numéro deux auteurs que je connais personnellement, le premier est la charmante amoureuse du père de ma fille, le second est un ami qui en plus d’écrire, compte beaucoup pour moi. Comme je ne serai pas obligée de leur poster leur exemplaire, avec les économies ainsi réalisées, je peux espérer tirer le prochain numéro sur papier couleur parfumé, en faire une version dvd, lancer une marque de poésie cosmétique et même une chaîne télévisée.
J’espère donc que cette première expérience va créer des vocations locales et donc des entreprises, des emplois, des parkings, de la pollution et….tiens je vais peut-être voter oui finalement.
Mesdames et messieurs,
très prochainement vous pourrez devenir actionnaires
de Nouveaux Délits !
C.G.

La poésie, c'est quoi ?! Des conneries bien en ordre, c'est tout !
Jean-Marie Gourio
in L'intégrale des brèves de comptoir 1992-1993

AU SOMMAIRE
Délit de poésie :  Claude Roussie (Pyrénées Atlantique),  Emilie Cadiou (Lot), Patrick Evrard (Lot), Mireille Disdero  (Bouches du Rhône), Ludovic Kaspar (Yvelines)
Délits instantanés non édulcorés : Olivier Vigna (Paris) avec des extraits de L’Appendice des jours
Délits roulants : de nouveaux extraits des Calepins Voyageurs de Cathy Garcia (Lot)
Délit d’(in)citations à infuser et Bulletin de complicité à diffuser

Illustrateur Spécial Invité
Ferran Casals  Torra
ferranferran@yahoo.com
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En attendant
de me mêler
à cette chose
sans nom,
je l’appelle encore
 l’Espace.
Le mot
rafraîchit ma
pensée,
et je marche.
Jean Tardieu
in La part de l’ombre

NUMERO 10

Mars 2005

Des (ex)croissances…
Révélation ! « Croassez et multipliez-vous » cela s’adressait en fait aux grenouilles, qui l’ont d’ailleurs très bien compris. Pour nous autres êtres en devenir d’humains, le message véritablement inspiré c’est « décroissez et vous pourrez vous multipliez (si vous voulez) », et cela commence par toi cher-e lecteur-trice, par toi et moi.
Changez le monde ? quelle idée ! Le monde n’est rien d’autre que notre propre reflet, notre projection sur l’écran Terre… Si le film tourne à l’horreur, nous en sommes tous acteurs… et réalisateurs.
Changez le monde, c’est se changer soi, changer sa façon d’y être, sa façon de le voir, de se voir et de voir l’autre…
Changer c’est échanger avec cet autre pour comprendre en quoi notre façon de vivre peut le condamner à ne faire que survivre…
Il est grand temps de sortir de l’hypnose vous ne croyez pas ?
Grand temps pour faire, sentir, créer, vivre autrement. La poésie doit participer de ce mouvement là, elle doit même le devancer.
Les poètes, des visionnaires ?
On pourrait croire que les poètes sont les dinosaures du XXIe siècle, voués à disparaître comme d’autres « catégories » d’individus considérées comme superflues, dépassées, inutiles, voire gênantes…
On peut croire ce qu’on veut, mais il est grand temps d’agir plutôt que de croire, penser, se dire que…
Il est temps d’agir, de bouleverser l’ordre sclérosé du monde, temps de passer à autre chose, à autrement…
Le chaînon manquant entre le singe et l’Homme, c’était nous… hier.
Aujourd’hui, là maintenant, à l’instant où tu lis ces mots lecteur-trice, tu es en pleine mutation, alors va donc lire la quatrième de couverture, entame ta décroissance et multiplie le message.

C.G.



AU SOMMAIRE

Mes complices du Délit de poésie : Ferruccio Brugnaro (Italie), Mustapha Kharmoudi (Doubs)

Délit d’être : Au monde de Jean-Philippe Jarlaud (Côte d’Or)

Délit d’anticipation : des extraits du Petit traité des transparences de Philippe Leclair (Maine et Loire)

Délit d’ouverture : Béatrice Machet (Var), philosophe, poétise, materne à sa belle façon, rend hommage à l’Autre, humain comme animal.

Délit terre air sans oublier la mer : Michel Baglin (Hte Garonne) nous entraîne au fil de sa mémoire, de sa passion pour les livres, mais pas seulement, avec Icônes, Fenêtre, Poisson cru et Lignes et chemins.


Ce numéro est comme ses prédécesseurs, saupoudré d’un Délit d’(in)citations à consommer sans modération et se ponctue par un Bulletin de complicité visant à multiplier les abonnés (ce qui permet à l’éditrice de satisfaire ces pulsions de décroissance par ailleurs).



Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be

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Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits






Il y a du plaisir
à vaincre les falaises.
Mais nul n’atteint le ciel
qu’en grimpant dans sa tête.
Charles Minetti
in Patiences à Cavillore

(Le poète et peintre Charles Minetti, est décédé le 12 février 2005)

NUMERO 9

Janvier 2005 
 
J’ai envie et…
Tout commencement porte en lui une graine nommée espoir…
Janvier donc, et en voulez-vous, en voilà des bons vœux de veine et contre-déveine !
Bonne heure, bon jour, bon soir, bonne étoile, bon vent, bon zaï, bon d’abonnement en fin de numéro, bonne santé, plus de conscience et moins de science !
Pour un bon appétit, fuyez donc les supermarchés !
Et bonne année, pourquoi pas ?
L’année bonne est une fleur qui fleurit quand une autre se fane, une fleur dont on se fait des colliers, des colliers qui finissent par peser et nous faire courber le dos…
Une année est une convention de 365 (ou 6) autres conventions… solaires.
Une année est un nombre dont les chiffres peuvent être additionnés pour en donner un seul et unique… Cette année donc porte le chiffre sept, comme les nains, les péchés, les merveilles (quoiqu’il paraît qu’on en a découvert une huitième…), les couleurs, les saveurs, les notes de musique, les sept conventions de la semaine et j’en passe…
C’est un bon chiffre dit-on… sacré bon chiffre même !
 
Alors je ne sais pas ce que vous allez pouvoir faire sept fois de suite sept jour sur sept tout au long de cette année bonne… mais moi j’ai une idée, j’en ai même sept d’un coup !
Et pour commencer prenons exemple sur nos aînés…
 
CG

 
 
Il faut garder la forme.
 Ma grand-mère a commencé à marcher sept kilomètres par jour à soixante ans.
Elle en a aujourd'hui quatre-vingt-dix-sept,
et on ne sait absolument pas où elle est.

Ellen DeGeneres
AU SOMMAIRE
Délit de poésie : Jean Gédéon, Angèle Lux (Québec), André Riault, Anne Julien
Délit tout frais : Cathy Garcia, jardin du causse
Aïe ! coup délit  : Claude Guibbert, quelques haïkus de Nîmes et d’ailleurs
Délit de plus ailleurs encore : Jérome Nicolle
Et bien entendu le Délit d’(in)citations à gober les yeux grands ouverts
et le bulletin de complicité car il n’est jamais trop tard pour se mouiller…
Avec les dessins de
Jacques Rouby
Invité spécial de ce numéro 
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L'amour ne se conclut pas, comme un marché.
L'amour, c'est un oiseau. Imprévisible, fantasque.
Fragile aussi, et périssable.
Et cet oiseau, pourtant, d'un seul battement d'ailes,
 allège nos existences de tout le poids de l'absurdité.
Louise Maheux-Forcier
in Paroles et musique

NUMERO 8

Novembre 2004 
 
Mois du cri sans thème… ou la transe en mutation
Je ne sais pas vous mais en ce qui me concerne, ce mois de novembre, je l’ai toujours trouvé délicieusement atroce… Un bon mois pour mourir… à soi-même !
Voici donc venu le moment de s’enfouir au plus profond du gros tas de nos illusions en voie de décomposition et de réfléchir… peut-être ou même pas, juste accepter…
Le temps, l’usure, la perte…
Rassembler notre énergie pour se rendre à la métamorphose…
Tirer partir des longs jours d’hiver pour peu à peu devenir terreau, humus riche, fertile…
Humus « terre », qui a donné homo, hominis, l’ homme  mais aussi humilis « qui reste à terre », « qui ne s’élève pas »…  L’homme humble par essence.
D’humilité au Xe siècle a découlé le verbe humilier au XIIe. 
Au XIIe siècle, on parle de l’humanité, deux siècles plus tard, d’inhumanité.
Au XVIIIe, on parle d’humanisme, au XXe de déshumanisation …
Et aujourd’hui ?
L’histoire des mots raconte celle des hommes.
Novembre, neuvième mois de l’ancienne année romaine, neuf, nouveau… Mourir un peu donc pour renaître renouvelé.
Ainsi, je vous souhaite la meilleure des putréfactions, suivie d’une excellente transmutation et rendez-vous en janvier, le mois de Janus, le dieu des portes et des passages, à deux visages…
CG
 
Tant que tu ne sais pas mourir et renaître,
tu n’es qu’un passant affligé
sur la terre obscure. 
 Goethe

 
 
AU SOMMAIRE
 

Dans ce numéro, un spécial hommage à la poétesse belge Kathleen Van Melle avec des poèmes tirés D’un flot d’étoiles troublée
Suivi d’un Délit d’étoiles également : Patrick Devaux (Belgique), des extraits d’Un prénom de rencontre.
Délit de poésie :  Bruno Toméra, Stéphane Méliade, Macodou Ndiaye.
Délits grinçants :  Emmanuelle Urien, avis de passage converti en grammes d’un serpent rêveur…
Délit sur calepins : Cathy Garcia, nouvel extrait des extraordinaires et passionnantes aventures d’un journal vautré dans un autobus…
Et toujours Délit d’(in)citations pour titiller les neurones et le bulletin de complicité  (pensez à offrir un abonnement à Nouveaux Délits à vos ami(e)s, parents, amant(e)s, voisin(e)s, patron(e)s, ennemi(e)s juré(e)s, percepteurs et trices, chats, chiens, poissons rouges… comme cadeau de Noël !!! )
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
 
 
 
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Dans le monde, les poètes, les prophètes et les révolutionnaires introduisent le scandale. Ils apparaissent au moment où le scandale est nécessaire, où les hommes
sentant se fermer sur eux et s’ossifier rapidement la carapace des civilisations,
des manières de vie et de penser, se poussent à l’ouverture qui demeure encore,
afin de respirer, et si possible de tendre les bras au dehors dans un appel au secours.
Qu’une bouée passe à portée de leurs mains, ils la saisissent et s’y suspendent,
jusqu’à faire tomber le sauveteur parmi eux.

Maurice Nadeau
in Sade ou l’insurrection permanente
 
 

 

NUMERO 7

Septembre 2004 
Les dits tôt…
ou tard… alors comment avez-vous aimé l’été ? et que vous inspire septembre ? cartable, cahiers, rentrée ? repartir d’un bon pied ou s’évader au soleil quand tout le monde retourne travailler ? êtes-vous heureux ? amoureux ? êtes-vous capable de vous adresser à un(e) inconnu(e) et lui dire que vous l’aimez pour son humanité ? pourriez-vous passer une journée sans rien faire alors que le devoir vous appelle ? de voir venir chaque heure et vous dire qu’elle est unique, qu’elle ne reviendra jamais et que ce serait un crime de ne pas en profiter vraiment ? qu’est-ce que vous aimeriez en faire de cette heure là ? vous sentez-vous libre ? est-ce que c’est bon de se sentir libre ? vous sentez-vous parfois inutile ? en avez-vous marre que je vous pose des questions ?
Septembre… mois des questions, juste pour le plaisir de réaliser que rien n’est sûr, rien n’est figé, tout bouge sans arrêt, et que finalement ce qu’il faut savoir surtout, c’est comment s’accorder au mouvement. Danser avec la vie, avec les loups si on veut…
Savez-vous ce que « danser la danse du loup  » signifie ? L’imagination mélomane aime les accords en rut majeur…
Danser encore et toujours, avec la lune, avec le vent, avec le sourire agrippé au cœur. Alors qu’avez-vous fait tout l’été ?
Allez, peu importe, dansez maintenant !
C.G.

J'ai tendu des cordes de clocher à clocher ;
des guirlandes de fenêtre à fenêtre ;
des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.

Arthur Rimbaud
in Illuminations
AU SOMMAIRE
Délit de poésie : Umar Timol (Île Maurice), Christine Douville (Québec), Claude Favre, Harry R. Wilkens (Suisse).
En lice les délices d'un délit mal défini mal fini mal ficelé : délit d'adule-terre ou délit d'initié ? délit de fuite ou délit-vrai ? délit copulatoire ? de kitcherie en kit ? délit-béret ? l'effraction n'est pas caractérisée : en bref, Léon Lili
Délit prose à hic : Cathy Garcia, textes bonzaï.
Délit d’anticipation : Maxime David avec « Procrate », « Carte de vie ! » et un poème.
Délit de contes élagués : Eric Déjaeger et quelques jivarosseries.
Et comme toujours le délit d’(in)citations et le bulletin de complicité à photocopier sur et sous le manteau et à distribuer à vos ami(e)s, ennemi(e)s, amant(e)s, voisin(e)s, dealers, collègues, camarades, bref à quiconque susceptible d’être intéressé*
 
*(pour les réfractaires, passez-moi leur coordonnées, la cia (comité d’incitation à l’abonnement) se chargera de les ramener à la raison)
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
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 Et si un homme auprès de nous
vient à manquer à son visage de vivant,
qu’on lui tienne de force la face dans le vent !

St-John Perse

NUMERO 6

Juillet 2004 
A la folie…
Il y a de la folie dans la poésie, une douce folie qui brûle sans fin.
Garder les yeux, les oreilles grands ouverts, ne pas succomber à la commode léthargie, au confortable bâillon du conformisme.
Ne pas laisser son cœur se dessécher sous une gangue de préjugés, d’immuables croyances, d’obscures certitudes.
Que faites vous, non, qui êtes-vous dans la vie ?
ÊTRE plutôt que faire…
Activité et agitation trop souvent se confondent en futilités.
S’asseoir au soleil. Nu. Oser le rien.
Juste cette folle simplicité d’être là, cœur palpitant, poumons avides.
Conscient. Attentif.
Goûter l’amour en oubliant ce que l’on croit en savoir.
Sans prétention. Sans projection. Sans attente.
Savoir s’incliner à hauteur de l’enfant. Comprendre que c’est ainsi que l’on s’élève car c’est lui qui nous fait grandir, et non l’inverse.
S’ouvrir et s’offrir de l’intérieur. Sans masque. Sans conventions.
Authentiquement fou et vivant !
C.G.
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L'homme regarde la fleur, la fleur sourit.
koan zen

 
AU SOMMAIRE

Mes complices du Délit de poésie : Xavier Lainé, Mohamed El-ouahed (Algérie), Catfish McDaris (Etats-Unis), Lionel Morellot.
Délit verbal : Marc Escayrol
Délit de fuite, incontinence de mots... : Marlène Tissot
Délit de soirée : Hervé Baudouy (Québec) nous raconte sa Soirée glauque
Délit d’(in)citations : des citations ouvrant les portes de la réflexion…
Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres
Joaquim Hock
joaquimhock@brutele.be
Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock/
Beaucoup de gens croient penser
alors qu’ils ne font que réorganiser leurs préjugés.

 James William

 
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NUMERO 5

Mai 2004 
Mai joli…
Déjà le n°5 !  Et la revue tient la route…
Merci à vous tous donc, lecteurs, auteurs et illustrateurs !
Il y a donc encore de la place pour la poésie dans nos têtes bien ou mal farcies, dans notre cœur… Du cœur, des tripes, du souffle, de l’âme…
De quoi passer un joli mois de mai ! Allez, allez, y’a pas de mais, joli mois de mai ! Ta la li tsoin tsoin… Hop ! un joli lapin (oui, oui un véritable lapin sauvaaaaage !).
Et hop ! deux lapins, trois lapins…. Plein de lapins !
Chaud, chaud, chaud ! Mai lapin, à poil en juin ?
CG
 
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 Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal.
Robert Sheckley
AU SOMMAIRE
Délit de poésie : Muriel Vieux (Haïti), Porfirio Mamani Macedo, Aaron de Najran (Finlande), Eric Dubois, Jacques Gourvennec.
Des lichettes :  de Annie Olivier, Tenir et Fausse route.
Délit sarrasin :  Khalid Benslimane (Maroc) avec Casablanca « by night » et La Gaule Ottomane.
Délit polski : Cathy Garcia, un nouvel extrait des Calepins voyageurs.
Délit d’opinion : Rev. Sequoyah Rodriguez (Etats-Unis) nous explique pourquoi ses héros étaient des indiens qui tuaient des blancs.
Délit d’(in)citations : des citations sans ogm égrainées ci et là ; graines à germer, bonnes pour la santé mentale !
Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres

J’ai l’immense plaisir de vous annoncer que
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
est nommé Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
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 On ne peut devenir un être humain complet et riche de toutes ses possibilités que si, tout en étant soi-même,
 on est capable et heureux d'être soi-même avec un autre.

Bruno Bettelheim

 

NUMERO 4

Mars 2004


La sève monte…
C’est beau le printemps ! La nature qui s’éveille, le soleil qui s’enhardit, les oiseaux heureux, les parfums qui viennent ébrouer nos sens encore engourdis…
C’est bon… C’est excitant toute cette sève qui monte…
Mais que signifie le retour du printemps dans notre univers super-gadget, dans ce monde pré-mâché ? Pourquoi attendre alors que nous pourrions sans aucun doute bénéficier du printemps toute l’année ? Un printemps lyophilisé, siliconé ou en tranches sous vide dans notre supermarché préféré…
Nous les cobayes béats, branchés en permanence sur ces tubes cathodiques, déversant MHD* et DDHB** à volonté… Nous les singes de laboratoires gavés à outrance, pour fabriquer du cerveau gras…
Des singes qui ne peuvent plus vivre sans exhausteurs de goûts, ni rêver sans édulcorants, des singes accrocs aux arômes de plaisirs qui n’ont jamais été aussi artificiels, aux épaississants du portefeuille… et à la réflexion super allégée…
C’est beau le printemps… Libérez les singes !

CG

* Mensonge hyper-dosé
** Divertissements débiles à haut débit



L'homme descend du singe.
Or, l'homme est fait à l'image de Dieu.
Donc, Dieu est King-Kong.
Cavanna



AU SOMMAIRE

Mes complices du Délit de poésie : Lauranne, James Bluewolf (Choctaw Alabama, Usa), Anne Brunelle (Angleterre), Christian Erwin Andersen (Belgique), Konsstrukt, Patrick Devaux (Belgique).

Délit autour du feu : Robert Winter Owl Vann (Cherokee, Usa) nous raconte « la bataille des corbeaux et des écureuils » et « L’origine des fraises »,

Délit d’opinion : Mohammed Kenzi (Suisse) nous donne une « Nouvelle d’Alger ».

Délit d’(in)citations : des citations sans ogm égrainées ci et là ; c’est le printemps, elles ne peuvent donc que germer !

Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres.

 Pour ce numéro, les illustrations sont de :
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be

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LA FOLLE : Que cherchent-ils ? Ils ont perdu quelque chose ?
PIERRE : Ils cherchent du pétrole.
LA FOLLE : Curieux ! Qu'est-ce qu'ils veulent en faire ?
PIERRE : Ce qu'on fait avec du pétrole. De la misère. De la guerre. De la laideur. Un monde misérable.

Jean Giraudoux
(La Folle de Chaillot)

 



 

NUMERO 3

Janvier 2004
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Blandine Jullien
 
BONNE ANNEE !  Meilleurs vœux…
…pour quoi au juste ? Un peu plus de justice, d’amour et de paix ?
Des vœux pieux, comme on dit, qui ne mangent pas de pain sinon celui des voisins…
De nos lointains, très lointains voisins…
Par exemple les Bushmen du Botswana… 2004 sera t-elle une bonne année pour eux?
Et pour les Ogiek du Kenya, les Nuba du Soudan, les Twa du Rwanda ? Pour les Himba de Namibie et d’Angola, pour les peuples du delta du Niger, pour les Mbororo d’Afrique occidentale ?
Y aura t-il bonheur et santé pour les Innu du Canada, les Yora de l’Amazonie péruvienne, les Awa, les Yanomami de l’Amazonie brésilienne, pour les Makuxi, les Guarani du Brésil, pour les Wichi d’Argentine et de Bolivie, pour les Enxet du Paraguay, les Ayoreo du Paraguay et de Bolivie, pour les Waunana, les Emberá, les Kogis de Colombie, pour les Mapuches du Chili ?
Et pour les Kal’ina, les Wayapi, les Lokono, les Paykwénéh, les Wayana et Teko de Guyane française? De France donc…
Y aura t-il justice et paix, pour les Amungme et toutes les tribus de Papouasie en Indonésie, pour les Jarawa des îles Andaman en Inde, pour les Jumma du Bengladesh, pour les peuples indigènes des Philippines, les Penan et les Dayak du Sarawak en Malaisie, pour les Khanty, les Udège, tous les « petits peuples » de Sibérie ?
Peuples traditionnels dépouillés de leurs terres ancestrales, de leur culture, de leur honneur, de leur âme quand ce n’est pas de leur vie…Le catalogue des horreurs auquel la cupidité du monde dit civilisé persiste à les soumettre est sans fin… Sans bruit aussi…
L’année 2004 sera t-elle donc bonne également pour tous ceux-là et tant d’autres dont on ne parle pas ?  Qui sait ? Maintenant que vous l’avez entendu… Un petit bruit peut devenir grand…
C.G.
La maturité humaine d’une société
est très exactement reflétée par sa conduite
 à l’égard des minorités qu’elle englobe.
François Lepargneur

 
AU SOMMAIRE
Délit de poésie : Eric Dejaeger (Belgique), Patrick Joquel, Florence Noël (Belgique), Benoist Magnat, Rebecca Behar, Sandrine Bettinelli (Suisse), Gérard Lemaire, Uzeyir Çayci.
 
Aïe! Coup délit : Thierry Cazals
Délit sur calepins : un extrait de « Calepins Voyageurs – Journal intime en tournée 1997-2002 » de Cathy Garcia.
Délit catharsis : « Vers la lumière » de Ghalia Boustami et « Autopsie d’une pierre » d’Emmanuelle Urien
Délit coup de pouce : à une jeune poétesse, Alice Blazutti.
Délit d’(in)citations : des citations encore et toujours égrainées ci et là, en espérant qu’elles germent.

Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres.

Pour ce numéro, les illustrations sont de :
Blandine Jullien blandinejullien@yahoo.fr (couverture)
Uzeyir Çayci,
Bernard Olivier b.olivar@free.fr,
Michelle Martinelli michelle.mart@wanadoo.fr
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Üzeyir Lokman Çayci
Les petits cadeaux entretiennent l’amitié :

le premier qui a dit cela voulait

se faire donner quelque chose.

Eugène Scribe

  

NUMERO 2

Novembre 2003

Pourquoi Halloween ?
Halloween… de son vrai nom, Samain,  le nouvel an celtique. Célébré la nuit du 31 octobre, cette grande fête des morts, marquait le début de la nouvelle année et celui de l’hiver,  avant que l’Église ne la remplace par la Toussaint, le 1er novembre…
Et comme si une overdose de chrysanthèmes ne suffisait pas, nous voici maintenant submergés de fausses citrouilles illuminées et tout un fatras de carnaval des ténèbres qui font la joie des enfants, peut-être, mais encore et surtout celle des commerçants qui eux, sont tout sauf des squelettes…
Tout l’art américain de nous revendre jusqu’à nos propres rites et mythes…
Qui savait que le gentil père noël tout de rouge et de blanc vêtu porte ainsi pour l’éternité (amen tes souliers) les couleurs d’une boisson qui a depuis contaminé le monde entier,  une sorte de peste à bulles…brunes ?
Oui ! Le bien-aimé père noël est né d’une publicité new-yorkaise (1931-1964), le reste appartient à l'histoire de la puissance médiatique des Etats-Unis.
Bon allez, ne le dites pas aux enfants… Mais pour ma part, plutôt que de vous souhaiter donc une affreuse halloween et un soi-disant traditionnel joyeux noël, j’ai envie de vous dire :
Bonne Samain et Merveilleuses Saturnales (où paraît-il on s’amusait beaucoup)...
Un bon solstice quoi ! Et si vous croisez un sbire du père noël, ôtez lui sa fausse barbe et son horrible costume et offrez lui un trois pièces, il aura l’air moins ridicule…
Quant au père noël lui-même, il y a longtemps qu’il ne se déplace plus, il se la coule douce quelque part sur une île bien loin du pôle nord où parfois il consulte sur son portable le cours du jouet à la bourse. 
C.G.
Cynique. Grossier personnage dont la vision déformée
voit les choses comme elles sont, et non comme elles devraient être.

Ambrose Pierce  (in Le dictionnaire du Diable)
AU SOMMAIRE
Mes complices du Délit de poésie : Richard Tabbi, Agnès Schnell, Alexis Szwed, Valérie Gonzales, JJ Rey et Christian Erwin Andersen.
Excédélit : Yolande Soren,  politiquement correcte oui mais…
Délit gravidique :  Hervé Baudouy
Débridélit : Thierry Roquet, invité spécial.
Délit d’expression :  le mystérieux Papillon Noir et son Exprimoire égocentrique

Délit d’(in)citations : des citations encore et toujours égrainées ci et là, en espérant qu’elles germent, si, si.

Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres.

Pour ce numéro, les illustrations sont de :
 Uzeyir Lokman Çayci
uzeyir.cayci@wanadoo.fr
 
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 La vérité, vous la dites, et elle vous attire des claques ou des félicitations.
Et le pire c’est que, dans un cas comme dans l’autre, personne ne vous croit.
La vérité, c’est incroyable.

Christian Bobin

NUMERO 1

Septembre 2003 

 

Pourquoi vive ?
Vives eaux vives, pour contrer les eaux stagnantes, ces marécages où nos pensées parfois – souvent ? - s’enlisent. Marécages aux reflets ô combien attirants, mais « c’est pour mieux vous perdre mes enfants »…dixit le grand loup en poils synthétiques, greffé d’antennes paraboliques.
Vive donc, vive la poésie ! Qu’elle vous bouscule, vous emporte dans un grand éclaboussement de rire !
La poésie ce n’est pas seulement aligner des vers, compter leurs doigts de pieds... La poésie ne se limite pas au poème. La poésie est subversive.
Elle est façon de voir, d’entendre, de respirer… large !
La poésie est au cœur, ce cœur qui continue de battre malgré tout.
La poésie se moque d’être séduisante, car elle sait que l’être sensible – sensé ? – la remarquera toujours.
Elle aime sauter dans les flaques avec les enfants, se rouler dans la boue, montrer les dents avec les chiens maltraités et se baigner dans les sucs troubles de l’amour. La poésie n’a que faire de décorations et de beaux salons.
La poésie est partout pour peu que vous sachiez la voir.
Peut-être même au fil de ces pages…

C. G.




« L’homme qui ne modifie jamais ses opinions
est comme une eau stagnante,
il nourrit les reptiles de l’esprit.
»

William Blake


AU SOMMAIRE

 

Délit vrai: François Negri avec deux extraits de son « Journal de guerre »

Délit de poésie : Simone Griscelli, Richard Tabbi, Hélène Soris, Benoist Magnat, Eric Dejaeger (Belgique)

Délit conté :

Bernard Olivier avec « Malababarde »

Cathy Garcia avec « La nouvelle histoire de la chèvre de Monsieur Seguin »

Hervé Beaudouy (Québec) avec« Conte défait » précédé d’un Délit-rium vitae du même auteur

Délit-banaise : Rafif Sabah (Liban)

Délit d’(in)citations : encore des citations égrainées ci et là, en espérant qu’elles germent.

Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres.



Il n'y a de liberté pour personne s'il n'y en a pas pour celui qui pense autrement.
Rosa Luxemburg

 

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illustrations©Michelle Martinelli