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17/09/2006

NUMERO 12

Juillet 2005 
  
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Envie de quoi ?
Et voilà l’été, et ses parfums de foin séché ou de pots d’échappement dans les embouteillages vacanciers… Mais encore ?
Nouveaux Délits est née il y a deux ans exactement, juillet 2003, cette revue a quasi l’âge de ma fille, et c’est en quelque sorte aussi mon bébé. Et comme tout bébé, elle me prend du temps, de l’énergie, la tête parfois… Mais le plaisir est là aussi, alors j’y vais, je m’acharne dans ce curieux boulot de revuiste. Le plaisir est là et puis il y a vous aussi.
Vous qui lisez en ce moment même cet édito chaque fois plus laborieux, vous et vous, et puis vous et puis toi tiens que je connais ! Bises à toi Jean-Phi, et puis à toi Coco, et Nico, et Pat évidemment, et Jean-Marc (merci encore et toujours pour mes études !) et Mumu, Dom et PascaletChristina, et Jeanne et j’en oublie. Bises à toi aussi Sylvestre, (c’est lui le papa de ma fille) et à toi Maman, et à Charlette et puis merci à vous, vous tous abonnés, lecteurs avertis ou de passage, lecteurs de hasard, lecteur d’un jour, d’une nuit, d’une envie pressante dans un local approprié.
Merci à vous, ceux que je n’ai jamais encore rencontrés mais qui me donnent suffisamment de joie dans ces échanges pour que j’aie envie de poursuivre l’aventure, et tout particulièrement, merci à vous Eric, Bruno.
Et puis, à toi, toi le seul que je n’ai pas nommé, mais tu sais qui, tu vas te reconnaître, toi mon homme, c’est pas pareil… Toi je t’aIME, pas avec un grand A, (les grands A me font peur, j’ai peur qu’ils ne m’avalent), mais avec un grand IME, un grand IME à la vie, à l’amour, à la joie d’être... malgré tout.
Ce soir, à l’heure où j’écris cet édito, l’avant-veille de mes 35 ans. Avec un grand IME.
C.G.


Vivre, il n'y a là aucun bonheur. Vivre : porter de par le monde son moi douloureux.
Mais être, être est bonheur. Être : se transformer en fontaine,
vasque de pierre dans laquelle l'univers descend comme une pluie tiède.

Milan Kundera
in L'immortalité



AU SOMMAIRE



Délit de poésie : Victor Vidoc (Québec), Arunas Spraunius (Lituanie), Marie-Anne Schönfeld (Puy de Dôme)

Délit dire au nid : Du chaos provisoirement établi de Pierre Tréfois (Belgique)

Hybri-délit : Clafoutis universel et Le chien qui boitait de Jean-Jacques Marimbert (Toulouse)

Délit de survie : parce que la réalité surpasse malheureusement la fiction, voici une histoire vraie à deux voix. La soue, par Léon Lili (Maine et Loire) et La résilience, par Lili, sa maman (Maine et Loire aussi)qui a vécu et souffert cette histoire. Une véritable leçon de vie et de courage.

Délit intime : Soif de Marc Sastre (Hte Garonne)

Délit ensablé : Cathy Garcia, poèmes désertiques

Et toujours le Délit d’(in)citations à arroser et le bulletin de complicité à diffuser, le tout copieusement.

Et le retour de Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits

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Ce qui fait événement, c'est ce qui est vivant,
et ce qui est vivant, c'est ce qui ne se protège pas de sa perte.

Christian Bobin
in Autoportrait au radiateur


NUMERO 11

Mai 2005
Hé dit toto !
Tous les deux mois, prendre un papier et y noter l’édito, il fallait bien que ça arrive un jour…
La panne sèche ! Qu’est-ce que je vais bien pouvoir vous dire pour présenter ce numéro 11 ?
Je pourrais évidemment vous parler du référendum et vous énumérer les raisons de voter (oui ou) non, mais franchement je préfère vous laisser à votre réflexion. Nouveaux Délits n’a pas la prétention de singer la politique, n’a aucune prétention, hormis celle de se faire plaisir.
Je suis très heureuse d’ailleurs de publier dans ce numéro deux auteurs que je connais personnellement, le premier est la charmante amoureuse du père de ma fille, le second est un ami qui en plus d’écrire, compte beaucoup pour moi. Comme je ne serai pas obligée de leur poster leur exemplaire, avec les économies ainsi réalisées, je peux espérer tirer le prochain numéro sur papier couleur parfumé, en faire une version dvd, lancer une marque de poésie cosmétique et même une chaîne télévisée.
J’espère donc que cette première expérience va créer des vocations locales et donc des entreprises, des emplois, des parkings, de la pollution et….tiens je vais peut-être voter oui finalement.
Mesdames et messieurs,
très prochainement vous pourrez devenir actionnaires
de Nouveaux Délits !
C.G.

La poésie, c'est quoi ?! Des conneries bien en ordre, c'est tout !
Jean-Marie Gourio
in L'intégrale des brèves de comptoir 1992-1993

AU SOMMAIRE
Délit de poésie :  Claude Roussie (Pyrénées Atlantique),  Emilie Cadiou (Lot), Patrick Evrard (Lot), Mireille Disdero  (Bouches du Rhône), Ludovic Kaspar (Yvelines)
Délits instantanés non édulcorés : Olivier Vigna (Paris) avec des extraits de L’Appendice des jours
Délits roulants : de nouveaux extraits des Calepins Voyageurs de Cathy Garcia (Lot)
Délit d’(in)citations à infuser et Bulletin de complicité à diffuser

Illustrateur Spécial Invité
Ferran Casals  Torra
ferranferran@yahoo.com
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En attendant
de me mêler
à cette chose
sans nom,
je l’appelle encore
 l’Espace.
Le mot
rafraîchit ma
pensée,
et je marche.
Jean Tardieu
in La part de l’ombre

NUMERO 10

Mars 2005

Des (ex)croissances…
Révélation ! « Croassez et multipliez-vous » cela s’adressait en fait aux grenouilles, qui l’ont d’ailleurs très bien compris. Pour nous autres êtres en devenir d’humains, le message véritablement inspiré c’est « décroissez et vous pourrez vous multipliez (si vous voulez) », et cela commence par toi cher-e lecteur-trice, par toi et moi.
Changez le monde ? quelle idée ! Le monde n’est rien d’autre que notre propre reflet, notre projection sur l’écran Terre… Si le film tourne à l’horreur, nous en sommes tous acteurs… et réalisateurs.
Changez le monde, c’est se changer soi, changer sa façon d’y être, sa façon de le voir, de se voir et de voir l’autre…
Changer c’est échanger avec cet autre pour comprendre en quoi notre façon de vivre peut le condamner à ne faire que survivre…
Il est grand temps de sortir de l’hypnose vous ne croyez pas ?
Grand temps pour faire, sentir, créer, vivre autrement. La poésie doit participer de ce mouvement là, elle doit même le devancer.
Les poètes, des visionnaires ?
On pourrait croire que les poètes sont les dinosaures du XXIe siècle, voués à disparaître comme d’autres « catégories » d’individus considérées comme superflues, dépassées, inutiles, voire gênantes…
On peut croire ce qu’on veut, mais il est grand temps d’agir plutôt que de croire, penser, se dire que…
Il est temps d’agir, de bouleverser l’ordre sclérosé du monde, temps de passer à autre chose, à autrement…
Le chaînon manquant entre le singe et l’Homme, c’était nous… hier.
Aujourd’hui, là maintenant, à l’instant où tu lis ces mots lecteur-trice, tu es en pleine mutation, alors va donc lire la quatrième de couverture, entame ta décroissance et multiplie le message.

C.G.



AU SOMMAIRE

Mes complices du Délit de poésie : Ferruccio Brugnaro (Italie), Mustapha Kharmoudi (Doubs)

Délit d’être : Au monde de Jean-Philippe Jarlaud (Côte d’Or)

Délit d’anticipation : des extraits du Petit traité des transparences de Philippe Leclair (Maine et Loire)

Délit d’ouverture : Béatrice Machet (Var), philosophe, poétise, materne à sa belle façon, rend hommage à l’Autre, humain comme animal.

Délit terre air sans oublier la mer : Michel Baglin (Hte Garonne) nous entraîne au fil de sa mémoire, de sa passion pour les livres, mais pas seulement, avec Icônes, Fenêtre, Poisson cru et Lignes et chemins.


Ce numéro est comme ses prédécesseurs, saupoudré d’un Délit d’(in)citations à consommer sans modération et se ponctue par un Bulletin de complicité visant à multiplier les abonnés (ce qui permet à l’éditrice de satisfaire ces pulsions de décroissance par ailleurs).



Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be

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Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits






Il y a du plaisir
à vaincre les falaises.
Mais nul n’atteint le ciel
qu’en grimpant dans sa tête.
Charles Minetti
in Patiences à Cavillore

(Le poète et peintre Charles Minetti, est décédé le 12 février 2005)

NUMERO 9

Janvier 2005 
 
J’ai envie et…
Tout commencement porte en lui une graine nommée espoir…
Janvier donc, et en voulez-vous, en voilà des bons vœux de veine et contre-déveine !
Bonne heure, bon jour, bon soir, bonne étoile, bon vent, bon zaï, bon d’abonnement en fin de numéro, bonne santé, plus de conscience et moins de science !
Pour un bon appétit, fuyez donc les supermarchés !
Et bonne année, pourquoi pas ?
L’année bonne est une fleur qui fleurit quand une autre se fane, une fleur dont on se fait des colliers, des colliers qui finissent par peser et nous faire courber le dos…
Une année est une convention de 365 (ou 6) autres conventions… solaires.
Une année est un nombre dont les chiffres peuvent être additionnés pour en donner un seul et unique… Cette année donc porte le chiffre sept, comme les nains, les péchés, les merveilles (quoiqu’il paraît qu’on en a découvert une huitième…), les couleurs, les saveurs, les notes de musique, les sept conventions de la semaine et j’en passe…
C’est un bon chiffre dit-on… sacré bon chiffre même !
 
Alors je ne sais pas ce que vous allez pouvoir faire sept fois de suite sept jour sur sept tout au long de cette année bonne… mais moi j’ai une idée, j’en ai même sept d’un coup !
Et pour commencer prenons exemple sur nos aînés…
 
CG

 
 
Il faut garder la forme.
 Ma grand-mère a commencé à marcher sept kilomètres par jour à soixante ans.
Elle en a aujourd'hui quatre-vingt-dix-sept,
et on ne sait absolument pas où elle est.

Ellen DeGeneres
AU SOMMAIRE
Délit de poésie : Jean Gédéon, Angèle Lux (Québec), André Riault, Anne Julien
Délit tout frais : Cathy Garcia, jardin du causse
Aïe ! coup délit  : Claude Guibbert, quelques haïkus de Nîmes et d’ailleurs
Délit de plus ailleurs encore : Jérome Nicolle
Et bien entendu le Délit d’(in)citations à gober les yeux grands ouverts
et le bulletin de complicité car il n’est jamais trop tard pour se mouiller…
Avec les dessins de
Jacques Rouby
Invité spécial de ce numéro 
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L'amour ne se conclut pas, comme un marché.
L'amour, c'est un oiseau. Imprévisible, fantasque.
Fragile aussi, et périssable.
Et cet oiseau, pourtant, d'un seul battement d'ailes,
 allège nos existences de tout le poids de l'absurdité.
Louise Maheux-Forcier
in Paroles et musique

NUMERO 8

Novembre 2004 
 
Mois du cri sans thème… ou la transe en mutation
Je ne sais pas vous mais en ce qui me concerne, ce mois de novembre, je l’ai toujours trouvé délicieusement atroce… Un bon mois pour mourir… à soi-même !
Voici donc venu le moment de s’enfouir au plus profond du gros tas de nos illusions en voie de décomposition et de réfléchir… peut-être ou même pas, juste accepter…
Le temps, l’usure, la perte…
Rassembler notre énergie pour se rendre à la métamorphose…
Tirer partir des longs jours d’hiver pour peu à peu devenir terreau, humus riche, fertile…
Humus « terre », qui a donné homo, hominis, l’ homme  mais aussi humilis « qui reste à terre », « qui ne s’élève pas »…  L’homme humble par essence.
D’humilité au Xe siècle a découlé le verbe humilier au XIIe. 
Au XIIe siècle, on parle de l’humanité, deux siècles plus tard, d’inhumanité.
Au XVIIIe, on parle d’humanisme, au XXe de déshumanisation …
Et aujourd’hui ?
L’histoire des mots raconte celle des hommes.
Novembre, neuvième mois de l’ancienne année romaine, neuf, nouveau… Mourir un peu donc pour renaître renouvelé.
Ainsi, je vous souhaite la meilleure des putréfactions, suivie d’une excellente transmutation et rendez-vous en janvier, le mois de Janus, le dieu des portes et des passages, à deux visages…
CG
 
Tant que tu ne sais pas mourir et renaître,
tu n’es qu’un passant affligé
sur la terre obscure. 
 Goethe

 
 
AU SOMMAIRE
 

Dans ce numéro, un spécial hommage à la poétesse belge Kathleen Van Melle avec des poèmes tirés D’un flot d’étoiles troublée
Suivi d’un Délit d’étoiles également : Patrick Devaux (Belgique), des extraits d’Un prénom de rencontre.
Délit de poésie :  Bruno Toméra, Stéphane Méliade, Macodou Ndiaye.
Délits grinçants :  Emmanuelle Urien, avis de passage converti en grammes d’un serpent rêveur…
Délit sur calepins : Cathy Garcia, nouvel extrait des extraordinaires et passionnantes aventures d’un journal vautré dans un autobus…
Et toujours Délit d’(in)citations pour titiller les neurones et le bulletin de complicité  (pensez à offrir un abonnement à Nouveaux Délits à vos ami(e)s, parents, amant(e)s, voisin(e)s, patron(e)s, ennemi(e)s juré(e)s, percepteurs et trices, chats, chiens, poissons rouges… comme cadeau de Noël !!! )
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
 
 
 
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Dans le monde, les poètes, les prophètes et les révolutionnaires introduisent le scandale. Ils apparaissent au moment où le scandale est nécessaire, où les hommes
sentant se fermer sur eux et s’ossifier rapidement la carapace des civilisations,
des manières de vie et de penser, se poussent à l’ouverture qui demeure encore,
afin de respirer, et si possible de tendre les bras au dehors dans un appel au secours.
Qu’une bouée passe à portée de leurs mains, ils la saisissent et s’y suspendent,
jusqu’à faire tomber le sauveteur parmi eux.

Maurice Nadeau
in Sade ou l’insurrection permanente
 
 

 

NUMERO 7

Septembre 2004 
Les dits tôt…
ou tard… alors comment avez-vous aimé l’été ? et que vous inspire septembre ? cartable, cahiers, rentrée ? repartir d’un bon pied ou s’évader au soleil quand tout le monde retourne travailler ? êtes-vous heureux ? amoureux ? êtes-vous capable de vous adresser à un(e) inconnu(e) et lui dire que vous l’aimez pour son humanité ? pourriez-vous passer une journée sans rien faire alors que le devoir vous appelle ? de voir venir chaque heure et vous dire qu’elle est unique, qu’elle ne reviendra jamais et que ce serait un crime de ne pas en profiter vraiment ? qu’est-ce que vous aimeriez en faire de cette heure là ? vous sentez-vous libre ? est-ce que c’est bon de se sentir libre ? vous sentez-vous parfois inutile ? en avez-vous marre que je vous pose des questions ?
Septembre… mois des questions, juste pour le plaisir de réaliser que rien n’est sûr, rien n’est figé, tout bouge sans arrêt, et que finalement ce qu’il faut savoir surtout, c’est comment s’accorder au mouvement. Danser avec la vie, avec les loups si on veut…
Savez-vous ce que « danser la danse du loup  » signifie ? L’imagination mélomane aime les accords en rut majeur…
Danser encore et toujours, avec la lune, avec le vent, avec le sourire agrippé au cœur. Alors qu’avez-vous fait tout l’été ?
Allez, peu importe, dansez maintenant !
C.G.

J'ai tendu des cordes de clocher à clocher ;
des guirlandes de fenêtre à fenêtre ;
des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.

Arthur Rimbaud
in Illuminations
AU SOMMAIRE
Délit de poésie : Umar Timol (Île Maurice), Christine Douville (Québec), Claude Favre, Harry R. Wilkens (Suisse).
En lice les délices d'un délit mal défini mal fini mal ficelé : délit d'adule-terre ou délit d'initié ? délit de fuite ou délit-vrai ? délit copulatoire ? de kitcherie en kit ? délit-béret ? l'effraction n'est pas caractérisée : en bref, Léon Lili
Délit prose à hic : Cathy Garcia, textes bonzaï.
Délit d’anticipation : Maxime David avec « Procrate », « Carte de vie ! » et un poème.
Délit de contes élagués : Eric Déjaeger et quelques jivarosseries.
Et comme toujours le délit d’(in)citations et le bulletin de complicité à photocopier sur et sous le manteau et à distribuer à vos ami(e)s, ennemi(e)s, amant(e)s, voisin(e)s, dealers, collègues, camarades, bref à quiconque susceptible d’être intéressé*
 
*(pour les réfractaires, passez-moi leur coordonnées, la cia (comité d’incitation à l’abonnement) se chargera de les ramener à la raison)
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
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 Et si un homme auprès de nous
vient à manquer à son visage de vivant,
qu’on lui tienne de force la face dans le vent !

St-John Perse

NUMERO 6

Juillet 2004 
A la folie…
Il y a de la folie dans la poésie, une douce folie qui brûle sans fin.
Garder les yeux, les oreilles grands ouverts, ne pas succomber à la commode léthargie, au confortable bâillon du conformisme.
Ne pas laisser son cœur se dessécher sous une gangue de préjugés, d’immuables croyances, d’obscures certitudes.
Que faites vous, non, qui êtes-vous dans la vie ?
ÊTRE plutôt que faire…
Activité et agitation trop souvent se confondent en futilités.
S’asseoir au soleil. Nu. Oser le rien.
Juste cette folle simplicité d’être là, cœur palpitant, poumons avides.
Conscient. Attentif.
Goûter l’amour en oubliant ce que l’on croit en savoir.
Sans prétention. Sans projection. Sans attente.
Savoir s’incliner à hauteur de l’enfant. Comprendre que c’est ainsi que l’on s’élève car c’est lui qui nous fait grandir, et non l’inverse.
S’ouvrir et s’offrir de l’intérieur. Sans masque. Sans conventions.
Authentiquement fou et vivant !
C.G.
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L'homme regarde la fleur, la fleur sourit.
koan zen

 
AU SOMMAIRE

Mes complices du Délit de poésie : Xavier Lainé, Mohamed El-ouahed (Algérie), Catfish McDaris (Etats-Unis), Lionel Morellot.
Délit verbal : Marc Escayrol
Délit de fuite, incontinence de mots... : Marlène Tissot
Délit de soirée : Hervé Baudouy (Québec) nous raconte sa Soirée glauque
Délit d’(in)citations : des citations ouvrant les portes de la réflexion…
Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres
Joaquim Hock
joaquimhock@brutele.be
Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
http://homeusers.brutele.be/joaquimhock/
Beaucoup de gens croient penser
alors qu’ils ne font que réorganiser leurs préjugés.

 James William

 
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NUMERO 5

Mai 2004 
Mai joli…
Déjà le n°5 !  Et la revue tient la route…
Merci à vous tous donc, lecteurs, auteurs et illustrateurs !
Il y a donc encore de la place pour la poésie dans nos têtes bien ou mal farcies, dans notre cœur… Du cœur, des tripes, du souffle, de l’âme…
De quoi passer un joli mois de mai ! Allez, allez, y’a pas de mais, joli mois de mai ! Ta la li tsoin tsoin… Hop ! un joli lapin (oui, oui un véritable lapin sauvaaaaage !).
Et hop ! deux lapins, trois lapins…. Plein de lapins !
Chaud, chaud, chaud ! Mai lapin, à poil en juin ?
CG
 
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 Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal.
Robert Sheckley
AU SOMMAIRE
Délit de poésie : Muriel Vieux (Haïti), Porfirio Mamani Macedo, Aaron de Najran (Finlande), Eric Dubois, Jacques Gourvennec.
Des lichettes :  de Annie Olivier, Tenir et Fausse route.
Délit sarrasin :  Khalid Benslimane (Maroc) avec Casablanca « by night » et La Gaule Ottomane.
Délit polski : Cathy Garcia, un nouvel extrait des Calepins voyageurs.
Délit d’opinion : Rev. Sequoyah Rodriguez (Etats-Unis) nous explique pourquoi ses héros étaient des indiens qui tuaient des blancs.
Délit d’(in)citations : des citations sans ogm égrainées ci et là ; graines à germer, bonnes pour la santé mentale !
Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres

J’ai l’immense plaisir de vous annoncer que
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be
est nommé Grand Illustrateur Attitré de Nouveaux Délits
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 On ne peut devenir un être humain complet et riche de toutes ses possibilités que si, tout en étant soi-même,
 on est capable et heureux d'être soi-même avec un autre.

Bruno Bettelheim

 

NUMERO 4

Mars 2004


La sève monte…
C’est beau le printemps ! La nature qui s’éveille, le soleil qui s’enhardit, les oiseaux heureux, les parfums qui viennent ébrouer nos sens encore engourdis…
C’est bon… C’est excitant toute cette sève qui monte…
Mais que signifie le retour du printemps dans notre univers super-gadget, dans ce monde pré-mâché ? Pourquoi attendre alors que nous pourrions sans aucun doute bénéficier du printemps toute l’année ? Un printemps lyophilisé, siliconé ou en tranches sous vide dans notre supermarché préféré…
Nous les cobayes béats, branchés en permanence sur ces tubes cathodiques, déversant MHD* et DDHB** à volonté… Nous les singes de laboratoires gavés à outrance, pour fabriquer du cerveau gras…
Des singes qui ne peuvent plus vivre sans exhausteurs de goûts, ni rêver sans édulcorants, des singes accrocs aux arômes de plaisirs qui n’ont jamais été aussi artificiels, aux épaississants du portefeuille… et à la réflexion super allégée…
C’est beau le printemps… Libérez les singes !

CG

* Mensonge hyper-dosé
** Divertissements débiles à haut débit



L'homme descend du singe.
Or, l'homme est fait à l'image de Dieu.
Donc, Dieu est King-Kong.
Cavanna



AU SOMMAIRE

Mes complices du Délit de poésie : Lauranne, James Bluewolf (Choctaw Alabama, Usa), Anne Brunelle (Angleterre), Christian Erwin Andersen (Belgique), Konsstrukt, Patrick Devaux (Belgique).

Délit autour du feu : Robert Winter Owl Vann (Cherokee, Usa) nous raconte « la bataille des corbeaux et des écureuils » et « L’origine des fraises »,

Délit d’opinion : Mohammed Kenzi (Suisse) nous donne une « Nouvelle d’Alger ».

Délit d’(in)citations : des citations sans ogm égrainées ci et là ; c’est le printemps, elles ne peuvent donc que germer !

Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres.

 Pour ce numéro, les illustrations sont de :
Joaquim Hock joaquimhock@brutele.be

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LA FOLLE : Que cherchent-ils ? Ils ont perdu quelque chose ?
PIERRE : Ils cherchent du pétrole.
LA FOLLE : Curieux ! Qu'est-ce qu'ils veulent en faire ?
PIERRE : Ce qu'on fait avec du pétrole. De la misère. De la guerre. De la laideur. Un monde misérable.

Jean Giraudoux
(La Folle de Chaillot)

 



 

NUMERO 3

Janvier 2004
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Blandine Jullien
 
BONNE ANNEE !  Meilleurs vœux…
…pour quoi au juste ? Un peu plus de justice, d’amour et de paix ?
Des vœux pieux, comme on dit, qui ne mangent pas de pain sinon celui des voisins…
De nos lointains, très lointains voisins…
Par exemple les Bushmen du Botswana… 2004 sera t-elle une bonne année pour eux?
Et pour les Ogiek du Kenya, les Nuba du Soudan, les Twa du Rwanda ? Pour les Himba de Namibie et d’Angola, pour les peuples du delta du Niger, pour les Mbororo d’Afrique occidentale ?
Y aura t-il bonheur et santé pour les Innu du Canada, les Yora de l’Amazonie péruvienne, les Awa, les Yanomami de l’Amazonie brésilienne, pour les Makuxi, les Guarani du Brésil, pour les Wichi d’Argentine et de Bolivie, pour les Enxet du Paraguay, les Ayoreo du Paraguay et de Bolivie, pour les Waunana, les Emberá, les Kogis de Colombie, pour les Mapuches du Chili ?
Et pour les Kal’ina, les Wayapi, les Lokono, les Paykwénéh, les Wayana et Teko de Guyane française? De France donc…
Y aura t-il justice et paix, pour les Amungme et toutes les tribus de Papouasie en Indonésie, pour les Jarawa des îles Andaman en Inde, pour les Jumma du Bengladesh, pour les peuples indigènes des Philippines, les Penan et les Dayak du Sarawak en Malaisie, pour les Khanty, les Udège, tous les « petits peuples » de Sibérie ?
Peuples traditionnels dépouillés de leurs terres ancestrales, de leur culture, de leur honneur, de leur âme quand ce n’est pas de leur vie…Le catalogue des horreurs auquel la cupidité du monde dit civilisé persiste à les soumettre est sans fin… Sans bruit aussi…
L’année 2004 sera t-elle donc bonne également pour tous ceux-là et tant d’autres dont on ne parle pas ?  Qui sait ? Maintenant que vous l’avez entendu… Un petit bruit peut devenir grand…
C.G.
La maturité humaine d’une société
est très exactement reflétée par sa conduite
 à l’égard des minorités qu’elle englobe.
François Lepargneur

 
AU SOMMAIRE
Délit de poésie : Eric Dejaeger (Belgique), Patrick Joquel, Florence Noël (Belgique), Benoist Magnat, Rebecca Behar, Sandrine Bettinelli (Suisse), Gérard Lemaire, Uzeyir Çayci.
 
Aïe! Coup délit : Thierry Cazals
Délit sur calepins : un extrait de « Calepins Voyageurs – Journal intime en tournée 1997-2002 » de Cathy Garcia.
Délit catharsis : « Vers la lumière » de Ghalia Boustami et « Autopsie d’une pierre » d’Emmanuelle Urien
Délit coup de pouce : à une jeune poétesse, Alice Blazutti.
Délit d’(in)citations : des citations encore et toujours égrainées ci et là, en espérant qu’elles germent.

Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres.

Pour ce numéro, les illustrations sont de :
Blandine Jullien blandinejullien@yahoo.fr (couverture)
Uzeyir Çayci,
Bernard Olivier b.olivar@free.fr,
Michelle Martinelli michelle.mart@wanadoo.fr
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Üzeyir Lokman Çayci
Les petits cadeaux entretiennent l’amitié :

le premier qui a dit cela voulait

se faire donner quelque chose.

Eugène Scribe

  

NUMERO 2

Novembre 2003

Pourquoi Halloween ?
Halloween… de son vrai nom, Samain,  le nouvel an celtique. Célébré la nuit du 31 octobre, cette grande fête des morts, marquait le début de la nouvelle année et celui de l’hiver,  avant que l’Église ne la remplace par la Toussaint, le 1er novembre…
Et comme si une overdose de chrysanthèmes ne suffisait pas, nous voici maintenant submergés de fausses citrouilles illuminées et tout un fatras de carnaval des ténèbres qui font la joie des enfants, peut-être, mais encore et surtout celle des commerçants qui eux, sont tout sauf des squelettes…
Tout l’art américain de nous revendre jusqu’à nos propres rites et mythes…
Qui savait que le gentil père noël tout de rouge et de blanc vêtu porte ainsi pour l’éternité (amen tes souliers) les couleurs d’une boisson qui a depuis contaminé le monde entier,  une sorte de peste à bulles…brunes ?
Oui ! Le bien-aimé père noël est né d’une publicité new-yorkaise (1931-1964), le reste appartient à l'histoire de la puissance médiatique des Etats-Unis.
Bon allez, ne le dites pas aux enfants… Mais pour ma part, plutôt que de vous souhaiter donc une affreuse halloween et un soi-disant traditionnel joyeux noël, j’ai envie de vous dire :
Bonne Samain et Merveilleuses Saturnales (où paraît-il on s’amusait beaucoup)...
Un bon solstice quoi ! Et si vous croisez un sbire du père noël, ôtez lui sa fausse barbe et son horrible costume et offrez lui un trois pièces, il aura l’air moins ridicule…
Quant au père noël lui-même, il y a longtemps qu’il ne se déplace plus, il se la coule douce quelque part sur une île bien loin du pôle nord où parfois il consulte sur son portable le cours du jouet à la bourse. 
C.G.
Cynique. Grossier personnage dont la vision déformée
voit les choses comme elles sont, et non comme elles devraient être.

Ambrose Pierce  (in Le dictionnaire du Diable)
AU SOMMAIRE
Mes complices du Délit de poésie : Richard Tabbi, Agnès Schnell, Alexis Szwed, Valérie Gonzales, JJ Rey et Christian Erwin Andersen.
Excédélit : Yolande Soren,  politiquement correcte oui mais…
Délit gravidique :  Hervé Baudouy
Débridélit : Thierry Roquet, invité spécial.
Délit d’expression :  le mystérieux Papillon Noir et son Exprimoire égocentrique

Délit d’(in)citations : des citations encore et toujours égrainées ci et là, en espérant qu’elles germent, si, si.

Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres.

Pour ce numéro, les illustrations sont de :
 Uzeyir Lokman Çayci
uzeyir.cayci@wanadoo.fr
 
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 La vérité, vous la dites, et elle vous attire des claques ou des félicitations.
Et le pire c’est que, dans un cas comme dans l’autre, personne ne vous croit.
La vérité, c’est incroyable.

Christian Bobin

NUMERO 1

Septembre 2003 

 

Pourquoi vive ?
Vives eaux vives, pour contrer les eaux stagnantes, ces marécages où nos pensées parfois – souvent ? - s’enlisent. Marécages aux reflets ô combien attirants, mais « c’est pour mieux vous perdre mes enfants »…dixit le grand loup en poils synthétiques, greffé d’antennes paraboliques.
Vive donc, vive la poésie ! Qu’elle vous bouscule, vous emporte dans un grand éclaboussement de rire !
La poésie ce n’est pas seulement aligner des vers, compter leurs doigts de pieds... La poésie ne se limite pas au poème. La poésie est subversive.
Elle est façon de voir, d’entendre, de respirer… large !
La poésie est au cœur, ce cœur qui continue de battre malgré tout.
La poésie se moque d’être séduisante, car elle sait que l’être sensible – sensé ? – la remarquera toujours.
Elle aime sauter dans les flaques avec les enfants, se rouler dans la boue, montrer les dents avec les chiens maltraités et se baigner dans les sucs troubles de l’amour. La poésie n’a que faire de décorations et de beaux salons.
La poésie est partout pour peu que vous sachiez la voir.
Peut-être même au fil de ces pages…

C. G.




« L’homme qui ne modifie jamais ses opinions
est comme une eau stagnante,
il nourrit les reptiles de l’esprit.
»

William Blake


AU SOMMAIRE

 

Délit vrai: François Negri avec deux extraits de son « Journal de guerre »

Délit de poésie : Simone Griscelli, Richard Tabbi, Hélène Soris, Benoist Magnat, Eric Dejaeger (Belgique)

Délit conté :

Bernard Olivier avec « Malababarde »

Cathy Garcia avec « La nouvelle histoire de la chèvre de Monsieur Seguin »

Hervé Beaudouy (Québec) avec« Conte défait » précédé d’un Délit-rium vitae du même auteur

Délit-banaise : Rafif Sabah (Liban)

Délit d’(in)citations : encore des citations égrainées ci et là, en espérant qu’elles germent.

Et un bulletin de complicité pour recevoir Nouveaux Délits directement dans votre boite aux lettres.



Il n'y a de liberté pour personne s'il n'y en a pas pour celui qui pense autrement.
Rosa Luxemburg

 

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illustrations©Michelle Martinelli



 

NUMERO ZERO

Juillet 2003 
 
 
Pourquoi Nouveaux Délits ? Et pourquoi pas ?
Voilà le point de départ de cette revue qui se lance, à l’eau ou par la fenêtre comme on voudra, l’essentiel étant l’élan, l’impulsion, l’envie de faire. Faire réfléchir plus que plaisir, faire connaissance, faire le lien entre tous et chacun, pourvu qu’il soit avide de paroles, fraîches ou chaleureuses c’est selon, mais dans tous les cas vivantes.

Les auteurs sont lecteurs, les lecteurs auteurs et chacun contribue ainsi à poétiser le monde.
Poétiser : nettoyer les regards de la poussière du conformisme ambiant, goûter des saveurs nouvelles. Nouveaux Délits aime les mélanges, les différences, les mots qui dérangent, qui grattent, qui démangent, pour ne pas céder au sommeil qui dissout les consciences.
Nouveaux Délits à inventer, à commettre ensemble. Poétiser est un acte, pas un luxe.
Soyez à l’écoute du vent qui passe, ignorant les frontières, colporteur de bonnes et mauvaises nouvelles. Confiez-lui vos textes, vos poèmes, vos délires, il en fera peut-être de la matière à Nouveaux Délits.
CG

"Un poète doit laisser des traces de son passage, non
des preuves. Seules les traces font rêver"

René Char
 
 
 
 
 
AU SOMMAIRE
 

Mes complices du Délit de poésie pour ce numéro : Yve Bressande, Lauranne, Sandrine Bettinelli, Agnès Schnell, Frank Serra, Guillaume Poutrain, Claude B, Guillaume Vivier, Christian-Erwin Andersen, Eric Lapasset

plus un spécial Délit de quatrinite : Thierry Hue
Délit Babich : un des textes rebelles de Spectaclocratie de Dragan Babich.
Délit de fuite ? : Marcel Chinonis, un hommage au poète, à l’ami au grand cœur.
Délit d’innocence: les aventures de l’irrésistible Zygomar, que vous retrouverez dans chaque numéro, par Hélène Louvrier
Délit coup de pouce :  à un jeune auteur, Arvedhy.
Vigilant délit: un extrait de Mémoire cache de Pierre Ménard.
Délit d’(in)citations : citations égrainées ci et là, en espérant qu’elles germent.
 
Nouveaux Délits est ouvert à tous les courants d’air, idées, envies, propositions.  Pour l’instant… alors profitez-en.
 
 
 
N’accuse pas le puits d’être trop profond
 quand c’est ta corde qui est trop courte

Proverbe indien

 
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Illustrations : Michelle Martinelli