Soliflore 153 - Camille Perchey

aquarelle de l'auteur
10 septembre
Ma mère me disait :
« Tu verras, ma fille, tout passe.
Tout passe. »
En regardant le ciel,
je me disais :
Tout passe, tout passe.
Le beau, le meilleur,
mais aussi l’indicible.
Tout passe.
Le soleil, la lune,
le jour, la nuit,
la pluie, la grêle.
Tout passe et tout passera.
La vie est un éternel recommencement.
Aujourd’hui, tu es ; demain, tu n’es plus.
Tout passe…
« Tout passe, ma chérie, tu verras.
Même quand tu ne le veux pas. »