12.06.2009

Quelques mots à propos de cette revue

Nouveaux délits est une revue PAPIER, et ce blog ou l'ancien site n'en sont qu'un pâle reflet. En effet, cette revue, il faut la voir (l'avoir) en vrai, c'est important. Il faut la toucher, l'ouvrir, la refermer, la plier, l'écorner, la garder près de soi, la prêter, la perdre, la mettre à disposition dans les toilettes pour un vrai moment d'intimité, bref, il faut qu'elle vive comme objet car elle ne peut s'épanouir dans la virtualité. C'est une petite revue qui se veut grande sentimentale, elle aime être caressée, n'a pas peur de passer de mains en mains.

Je m'occupe peu de publicité pour cette revue, je préfère passer du temps à la concevoir, l'imprimer, la plier, l'agrapher, écrire votre adresse et l'envoyer par la poste, ce bon vieux service public.

Je pourrais passer du temps à faire un site approprié, vendeur, une page myspace spécialement pour elle, je pourrais, je pourrais... Non cette revue pour moi doit rester palpable, aussi je passerai plus de temps dans le réel avec elle qu'ici ou ailleurs sur la toile.

Je tenais à le dire, car c'est important. Moi qui me sers du net depuis de nombreuses années, j'ai de plus en plus de mal à supporter que tout tienne sur un petit espace plat et carré. Le net est un outil, rien de plus. Un outil très perfectionné, très performant et qui permet de se rencontrer vous et moi alors que dans la vraie vie peut-être ne nous serions nous jamais rencontrés, mais dans la vraie vie, quand on se rencontre, on ne peut pas aussi facilement se cliquer dessus, s'ignorer, se supprimer, se rendre invisible, s'éteindre, fermer la page.

Ceci n'est pas un message destiné à encourager les abonnements, je suis bien-sûr ravie d'avoir des abonnés, mais comme je fais tout moi-même, si j'en avais trop des abonnés, ça deviendrait véritablement pénible... Aussi je vous encourage plutôt à faire vous aussi des choses dans la vraie vie, des objets que l'on peut toucher, regarder, aimer. Je vous encourage à aller vers les autres, car oui, ,cela devient de plus en plus difficile et la facilité de la communication virtuelle est trompeuse. En vérité, regardez, vous êtes seuls devant un écran... Et je ne vous vois pas, et je ne peux donc pas vous sourire et encore moins vous toucher.

Alors on touche avec des mots, et si je vous touche, alors c'est que les mots ont des mains. Et ça c'est plutôt une bonne chose.

Un grand merci à tous ceux qui me lisent et donnent la main à mes mots. 

 

Cathy Garcia, 12 juin 2009

 

29.04.2009

Erreur dans le numéro 32

 

Pour les abonnés et autres lecteurs de ce numéro, la citation suivante

 

On oubliait surtout

Que le rêve est patience

Et noyaute le temps

 

Attribuée à Zohra el-Manssouri in Psalmodies

Est de Jean Gédéon in Crispations

 

Je vous prie d’excuser cette coquille.

14.11.2008

Pour faire nique à la crise, offrez des cadeaux alternatifs

directement du producteur au dégustateur

une idée (au hasard) :

 

Un abonnement à la revue de poésie vive et dérivés

Nouveaux  Délits.

 

-                   40€ (ou 35 en tarif lent) pour la France

-                   42€ pour les DOM, la Belgique et autres pays d’Europe de l’Ouest

-                   45€ pour les TOM

-                   48€ pour le Québec

-                   32€ de la main à la main

 

 

>>>> A tout nouvel abonnement souscrit avant le 31 décembre, sera joint un dessin original et signé de Jean-Louis Millet, illustrateur invité de la revue. Le numéro 31 sortira en janvier, je peux  l’envoyer directement à la personne de votre choix.

 

 

une autre idée (toujours au hasard) :

 

Un ou bien soyons fous ! plusieurs

 

recueils de poèmes de Cathy Garcia.

 

Poète authentique, garanti sans pesticide.

 

>>>>  Chaque recueil pourra être dédicacé à la personne de votre choix :

 

 

CHRONIQUES DU HAMAC Éd. à tire d’ailes, 2008, 96 pages,

Photos couleur originales de l’auteur

Préambule de Michel Host (Prix Goncourt 86)

14 €

 

 

SALINES Éd. A Tire d’Ailes, 2007, 44 pages

Illustrations originales n&b de Katy Sannier

Postface de Michel Host

12 €

 

 

LES ANNÉES CHIENNES /  Série autodigestion

 Éd. A Tire d’Ailes, 2007, 52 pages

Illustrations originales n&b de Marie Bouchet

10 €

 

JARDIN DU CAUSSE Éd. à tire d’ailes, 2004, 112 pages,

Préface de Mireille Disdero, poète et romancière, présentation par Patrick Devaux, poète belge - Illustrations originales n&b de Joaquim Hock, peintre et dessinateur belge également.

10 €

 

 

NOUVELLE HISTOIRE DE LA CHEVRE DE MONSIEUR SEGUIN

Ed à tire d’ailes 2008, 17 pages

Illustration originale n&b de Michèle Martinelli en couverture

5 € port compris

 

 

La nouvelle histoire de la chèvre de Monsieur Seguin commence où s’achève la version que nous connaissons tous : 

 

« et au petit matin, le loup la mangea »…

 

Et bien dans la nouvelle histoire de la chèvre de Monsieur Seguin, au petit matin, le loup ne la mange point.

 

 

GRIS FEU (Ambition Chocolatée et Déconfiture, Collection de poésie numéro 1, 2003).

Superbe illustration n&b de Blandine Jullien. Un collector, il en reste 7 !

1 € (soit 0,0769231 le poème !) et une enveloppe timbrée à l’adresse du destinataire.

 

 

Tous ces recueils (sauf Gris Feu)  sont imprimés sur papier recyclé de haute qualité.

Frais de port (sauf Gris Feu et Nouvelle Histoire de la Chèvre de Monsieur Seguin) : 2€ par recueil.  

 

 

Et pour ceux qui en ont marre des mots,  dernière idée mais de loin la plus originale :

 

Une reproduction d’un gribouglyphe de Cathy Garcia

 

en envoi mystère pour ceux qui aiment le risque

ou sinon en choisissant ici 

 

http://ledecompresseuratelierpictopoetiquedecathygarcia.h...

 

(n’oubliez pas d’indiquer le nom lors de votre commande)

 

>>>> Reproduction de qualité, signé par l’auteur

sur très beau papier recyclé rigide, A4, 250 gr.

 

Gribouglyphe au choix noir et blanc : 8 €

Gribouglyphe couleur : 10 €

Envoi mystère : 6 €

 

 

 

Pour toute question ou commande :

 

Cathy Garcia

 

 

delitpoesie@wanadoo.fr 

http://delitdepoesie.hautetfort.com/

 

 

 

 

29.08.2008

Soirée poésie "Ouvrez le feu" à St Cirq-Lapopie avec Tristan Cabral, Majid Kaouah et Cathy Garcia

AFFICHE POESIE O MUERTE.jpg
*illustration de Joaquim Hock


Soirée poétique et musicale proposée en partenariat avec la revue Nouveaux Délits avec les poètes Tristan Cabral, Majid Kaouah et Cathy Garcia, accompagnés en musique par Serge Bouzouki. Vente et dédicace d'ouvrages en fin de soirée. Rencontre avec les auteurs autour d'un thé à la menthe.


Les invités :

Tristan Cabral, poète, est né à Arcachon, le 29 février 1944.
Etudes secondaires à Bergerac, puis faculté de théologie protestante à Montpellier. Il abandonne le pastorat, entreprend des études de philosophie. Nommé professeur de philosophie au lycée Daudet à Nîmes, il y exerça son métier durant trente ans.
Il fit une entrée fracassante en littérature " en portant son cadavre sur son dos " comme écrivit Roger Gilbert-Lecomte. En 1974, effectivement le professeur de philosophie Yann Houssin du lycée Daudet préfaça un recueil de poèmes intitulé : " Ouvrez le feu " d'un jeune poète de 24 ans, Tristan Cabral, qui s'est suicidé en 1972. La critique est élogieuse : " Qu'on se donne le temps d'écouter cette voix tourmentée, cette poésie convulsive, aux couleurs de feu dans le maquis des mots. " écrit François Bott dans le journal " Le Monde ". Nous apprendrons plus tard en 1977 que Tristan Cabral est bien vivant et que le préfacier Yann Houssin est en fait le poète Cabral. Il publie alors une avalanche de textes aux Editions Plasma à Paris qui rencontre un large public : " Du pain et des Pierres " 1977, " Quand je serai petit " 1979, " Et sois cet océan "1981. Le recueil "Ouvrez le feu" sera réédité à trois reprises. Nous assistons alors à un phénomène d'édition de poésie, depuis le texte " Paroles " de Jacques Prévert aucun recueil a eu un tel tirage. Cabral occupe une place singulière dans le paysage poétique contemporain. Aussi il écrira ses poèmes depuis des lieux où la vie peut se réconcilier avec la poésie, seule façon de surmonter la déchirure. Cabral voyage tous les étés et on le retrouve là où s'exerce le mal : Paris 68, Prague, les Cévennes, Montségur, Bagdad, Istanbul, Belfast, Mexico, Alger, Jérusalem, Kosovo, Bosnie, Auschwitz... partout où l'homme incendie son semblable. Cabral puise ses images dans l'agonie de notre monde. Il se lie à des mouvements révolutionnaires en Amérique du sud, en Irlande, en Turquie.
En 1976, il sera incarcéré à la prison de la Santé à Paris pour " participation à une entreprise de démoralisation de l'armée française. " Il vit toujours à Nîmes, continue son métier d'enseignant et publie ses chants de lutte qui évoquent le Tiers Monde, la Palestine, l'Irak. Il y exprime souvent ce moment d'espérance juste avant l'arrivée du désespoir. Comme l'écrit le poète Bernard Noël :" Cabral est un poète à la douceur impitoyable ". Cabral poursuit sa route insoumise, sans Dieu, sans parti, sans maître et il construit une œuvre : " la lumière et l'exil " ( anthologie) 1985, " le Passeur de silence " ( 1986), " le quatuor de Prague " ( 1990), " le Passeur d'Istanbul " ( 1992), " le Désert-Dieu " (1996), " Mourir à Vukovar " (1997). Cabral traverse de nombreux brasiers.
En 1997, sa poésie, expression d'une révolte pure évolue vers une poésie de la quête. Cabral nous révèle alors son identité secrète au travers de ses trois derniers recueils : " L’ Enfant d'eau " ( 1997), " La messe en mort " ( 1999) et " L'enfant de guerre " ( 2002). Le poète écrit : " Enfant illégitime de la Seconde Guerre mondiale, j'ai voulu montrer en suivant le Danube, de sa source à son embouchure sur la mer Noire que le monde lui-même ne cesse de naître et de renaître .... " Il a traduit entre autres Yannis Ritsos, Octavio Paz, Georg Trakl. Tristan Cabral a été publié dans le numéro 24 (juillet 2007) de la revue Nouveaux Délits.

Bibliographie

Testament Funambule, Actes Sud, 2008 à paraître
Requiem Océan, Bord à bord avec Xavier Grall, Voix d’encre, 2007
L’Enfant de guerre, Le Cherche-Midi, 2001
La Messe en mort, Le Cherche-Midi, 1999
L’Enfant d’eau, Livre I du Quatuor de l’Atlantique, Cahiers de l’Égaré, 1997
Mourir à Vukovar, Cheyne, 1997
Le Désert-Dieu, éditions De l’Alpha et Oméga, 1996
Le Passeur d’Istanbul, éditions Du Griot, 1992
La Lumière et l’exil, Le Temps parallèle, 1986
Le Passeur de silence, La Découverte, 1986
Et sois cet Océan ! Plasma, 1981
Demain, quand je serai petit, Plasma, 1979
Du pain et des pierres, Plasma, 1977
Ouvrez le feu !, Plasma, 1975

Abdelmadjid Kaouah est né le 25 décembre 1950 à Aïn-Taya, près d'Alger.
Il est journaliste de profession. Correspondant de divers journaux algériens et chroniqueur littéraire. La violence qui a frappé son pays dans les années 90 l'a poussé à l'exil en région toulousaine où il vit aujourd’hui.
Il publie depuis les années 70. Il a publié plusieurs plaquettes aux Editions du Stencyl notamment : Trois télégrammes d’amour et un poème pour les enfants, De toute manière... Son recueil Par quelle main retenir le vent, préfacé par Tahar Djaout en 1986 évoque ce qu'aurait pu être l'Algérie si les poètes avaient eu la parole. Par quelle main retenir le vent a été réédité suivi de La Jubilation du jasmin par les éditions Noir & Blanc ainsi que L'Ombre du livre. Il a publié en 1999 Le Nœud de Garonne (éd. Autres Temps, Marseille).
Titulaire d’une Maîtrise consacrée à la poésie algérienne de langue française, il a également animé en Midi-Pyrénées l’association CRIDLA (Cercle de recherches, d'initiatives des lettres algériennes et maghrébines de langue française).
Collaborateur littéraire (notamment à Notre librairie, Revue des littératures du Sud, Paris), il a produit durant plusieurs années des émissions radio de culture et de société (grands entretiens avec Amin Maalouf, Jean Pélegri, Boualem Sensal, Serge Pey etc. ...) et dans la presse écrite (Yasmina Khadra, Nouredine Saadi, Maïssa Bey...).
Il a obtenu le prix Sernet 1995 des Journées internationales de poésie de Rodez pour La Maison livide (préfacé par Serge Pey avec une couverture du peintre Hamid Tibouchi, (éd. Encres Vives, Toulouse).
Il a publié une anthologie Poésie algérienne francophone contemporaine (éditions Autres Temps, coll. "Temps poétique", 2004).
Et Le Cri de la mouette quand elle perd ses plumes (Encres Vives, mars 2006).
L'Ode à Katerina Angélàki suivi de Skärgarden (Encres Vives, 2008)
Il a pris part à de nombreuses rencontres poétiques, en France, en Grèce, en Espagne , en Allemagne, en Suède. A participé à divers salons et rencontres littéraires en France et animé de multiples lectures dans les librairies et les cafés-littéraires. Majid Kaouah a été publié dans le numéro 23 (mai 2007) de la revue Nouveaux Délits.

Et Cathy Garcia, née en 1970, poète fondatrice de la revue.

Bibliographie

PANDEMONIUM 1 (poèmes) , Editions Clapàs Collec. Les Ami(e)s à Voix 2001
FRAGMENTS DE TOUT ET DE RIEN (prose), Editions Clapàs, Collec. Les Ami(e)s à Voix 2001 ;
PAPILLON DE NUIT, Ed. Clapàs dans la collection Franche-Lippée, 2001
GRIS FEU chez Ambition Chocolatée et Déconfiture, 2003
De larges extraits de CALEPINS VOYAGEURS - Journal intime en tournée 1997/2002 plus quelques poèmes, sur le cd-rom du poète Christian Erwin Andersen : L'EXORCISME DU SABLE (Pourquoi toujours dans le désert?) aux Ed. Profana Bellica, 2003 (Belgique)
La nouvelle histoire de Monsieur Seguin dans le recueil Nouvelles story n°2, Ed. Alpa. 2004;
JARDIN DU CAUSSE, éd. à tire d'ailes, 2004 
LES ANNÉES CHIENNES – Série autodigestion, éd. A Tire d’Ailes 2007
SALINES, éd. A Tire d’Ailes, 2007
OMBROMANIE, éd. Encres Vives, coll. Encre Blanche, 2007

et LES CHRONIQUES DU HAMAC, éd. A Tire d’Ailes 2008, nouveau recueil qui sera présenté par Les Orteils Papillons au Garage Donadieu, à Cahors, le mardi 16 septembre à 20h30, une lecture en suspension...

Infos pratiques
• Prévoir des vêtements adaptés en fonction de la météo
• Participation libre

 
Venez nombreux pour partager avec nous en ces temps frileux quelques étincelles de poésie !

15.02.2008

POUR S'ABONNER

il suffit de demander un bulletin de complicité à revuenouveauxdelits chez wanadoo point fr

7 numéros, revue trimestrielle à partir du prochain numéro (28) :

-         40€ (ou 35 en tarif lent) pour la France

 

-         42€ pour les DOM, la Belgique et autres pays d’Europe de l’Ouest

 

-         45€ pour les TOM

 

-         48€ pour le Québec

 

-         32€ de la main à la main

 

Au numéro 5 + 1 pour le port.

 

 

Merci.

11.07.2007

Correctif du numéro 24

Suite au délit de vol de textes (il en fallait bien un dans la revue) de Djamel Mazouz, il me faut rectifier le n°24 ainsi :
 
 
AU SOMMAIRE
***
« Djamel Mazouz » en flagrant délit de plagiat…  l’auteur de deux des quatre textes publiés dans ce numéro est donc en réalité Nicolas Franck. Ne connaissant pas l’auteur des deux autres poèmes, Immigré, mon frère et Une gare la nuit, je les supprime de la présente ré-impression et je les remplace par Lettre ouverte à mon plagiaire de Nicolas Franck…

 
 
Nicolas Franck
 
Lettre ouverte à mon plagiaire
Monsieur Djamel Mazouz,

On vient de m’apprendre que vous appréciez énormément mes textes.  Passé le premier moment de surprise, je me suis senti envahi par une grande satisfaction. Et votre choix de vous en servir me touche beaucoup. Et j’irai jusqu’à dire que vous avez bon goût. J’espère qu’ils vous apporteront la gloire et la reconnaissance que je ne cherche pas.
Nous sommes tous un peu plagiaires, nous écrivons à partir d’affinités. Rares sont ceux qui inventent une langue.
A travers vous je participe à des concours, je suis fêté, apprécié. C’est un peu un échange de lumière, je vous donne la mienne, vous me donnez la votre. Pour être plus précis, vous volez la mienne, et ne me donnez rien en retour. C’est injuste. Mais vous me direz que la vie est une longue injustice, et que c’es, ce qui la rend vivable.
J’en profite pour vous dire de faire attention, mon écriture est certes merveilleuse, mais je suis affublé d’une affreuse et déplorable dyslexie, et malgré les correcteurs d’orthographe, il reste de nombreuses coquilles dans mes textes, pensez à les relire, et à corriger ces fautes qui gâchent le plaisir du lecteur exigeant, ce qui pourrait venir ternir notre célébrité commune. Vous pourriez ainsi ajouter une sorte de perfection à notre œuvre collective.
Au-delà de ça, vous me faites toucher du doigt quelque chose qui m’avait échappé. Avec la généralisation des blogs, l’écriture appartient de moins en moins à son auteur. N’en déplaise aux ego des auteurs, les textes sont voués à n’appartenir à personne, hormis au lecteur, l’espace d’un instant. Et la réussite d’un texte, sera sa lente métamorphose, lorsqu’il passera de main en main, d’œil en œil. Je ne suis pas capable de dire si cela est un mieux, mais c’est inéluctable. La rançon du progrès en quelque sorte.
Il y a quand même un truc qu’il faut que je vous dise, écrire pour moi est acte nécessaire et douloureux, les textes que vous prenez ne sont que le reste de cette nécessité et de cette douleur. Le reste. L’écume. Ils sont issus d’une intimité au travail. En les prenant ainsi, sans crier gare, vous me laissez porter seul cette douleur. C’est un peu comme si vous me la renvoyez dans la figure. Mais ce sont sans doute des considérations dont vous n’avez que faire.
Ce n’est pas la première fois que m’arrive ce genre d’aventure. La première fois j’ai ressenti e cela comme une infraction. Et la personne qui avait pris et dénaturé mon texte, m’en a profondément voulu de lui avoir fait remarquer ma désapprobation. La deuxième fois était plus innocente, et puis la chapardeuse avait de si belles fesses que je me suis senti flatté et honoré par son emprunt, comme quoi il suffit de peu. La troisième, c’est vous Monsieur Djamel Mazouz. Je commence à être rôdé. Mais je doute que vos fesses me fassent de l’effet. C’est dommage, j’en conviens. Pourquoi voler ce qui est offert ?
Pour être plus sérieux, si vous me lisez, vous devez savoir ce que je pense de l’écriture, vous devez savoir que c’est l’acte le plus vain qu’il soit, et parce qu’il est vain, il en devient grand, merveilleux. Ce qui est important dans l’écriture, c’est d’abord user sa vie dans un acte inutile, presque puéril, et c’est être à l’endroit du frottement de cette vie et de la mort qui s’approche.
Je vais vous dire un secret. Un texte ne vaut rien en lui-même, il ne tient que par des fils invisibles qui le relient. Je suis passé voir « vos productions ». Toutes ne sont pas de moi. Et vous voyez, il n’y avait pas ces fils invisibles qui relient les textes entre eux. C’est comme s’ils avaient perdu leur sang. De la viande blanche. Et j’en fus triste.
Alors Monsieur Djamel… au point ou nous en sommes je crois qu’on peut se tutoyer. Djamel, tu sais ce que tu vas faire ? Tu vas te mettre au travail. Tu va arrêter de pomper tout ce que tu trouves. Tu es quelqu’un de sensible, comme tu le dis, alors tu vas prendre ton stylo et t’asseoir. Et ne plus bouger. Et mettre ce que tu as à mettre sur le papier. Qu’importe si c’est beau ou pas, qu’importe si tes mots ne trouvent pas grâce à tes yeux. Sache que c’est un bon signe, l’insatisfaction. Tu peux t’appuyer sur elle. Elle guidera tes pas. Il est temps que tu existes par toi-même, tu te le dois à toi. Si tu veux je serais ton premier lecteur, et je t’aiderai autant que je le pourrais. Fais-toi confiance, consens à ton imperfection. Ose être ce que tu dois être. Même si c’est douloureux, surtout si c’est douloureux. N’attend rien des autres. Donne-toi à tes mots, à leurs couleurs, à leurs musiques. Respire avec ta bouche, avec ton air à toi. Soit le vivant de ta vie. On n’écrit pas pour le plaisir d’être lu. On écrit, parce qu’on mourrait à petit feu si on ne le faisait pas. Accepte de ressusciter. Donne une chance à ta vie. Que t’apportent tes mots volés ? Rien, hormis une tristesse supplémentaire. Tu vaux mieux que cela, j’en suis sûr. Ecris. Et si ça te fait mal, c’est que tu es sur la bonne voie. Ecris sur tout, sur rien. Le rien est un bon exercice. Ecrire lorsqu’on est déserté de tout. Ecrire c’est se dénuder, c’est s’appauvrir, ce n’est pas dépouiller l’autre.
Ecrire c’est avaler des silences et les transformer en chants.
Car dans l’écriture tu seras seul. Certains soir tu en pleureras, même. Mais tu verras, les mots, tes mots arriverons à éclairer l’ombre que tu mâches sans relâche.
Ecris dans ta pauvreté, tu ne sais pas encore qu’elle richesse elle peut contenir.
L’écriture et l’amour c’est la même chose. Tu vois un peu à coté de quoi tu passes ?
Donne, offre, arrache toi, ne t’occupe pas de la brillance du résultat, pourvu que chaque mot ai traversé ton corps de part en part. Pourvu qu’après l’écriture tu sois hagard et pantelant.
Tu devras rester de longues heures à méditer, en face du vide de la page, ne compte pas sur les muses, ne compte que sur toi. C’est lorsque l’inspiration t’échappe que l’écriture est la plus belle, c’est quand elle se refuse, que l’œuvre se bâtit. Il faut alors aller la prendre dans tes propres chairs. Et si tu doute, c’est que tu es en progrès. Chaque jour oblige-toi. Taille dans tes faiblesses, dans ta lâcheté. Confronte-toi.
Et surtout consens. Le consentement, est ce mouvement de l’âme qui nous fait sortir de nous-mêmes. Tu apprendras que tes pays intérieurs sont hors de toi. Tu verras, qu’à ta table d’écriture, tu feras le plus mystérieux des voyages. Assis, à ta table d’écriture tu visiteras les constellations les plus éloignées, les abîmes les plus profonds, les sommets les plus hauts.
Et surtout ne cherche pas la gloire, ni la reconnaissance. Applique-toi à contenir ton ego. Oublie-le si tu peux. Le poète reconnu est un poète perdu.
Préfère l’ombre et les angles, les seuls endroits où le soleil est regardable.
Voilà, Djamel ce que je peux te dire. Je pourrais, bien sûr développer à l’infini, mais l’essentiel est là. Mets-toi au travail. Ecris depuis ta solitude et ton ennui, invente des pays et des saisons. Prends ta charrue et avance. Creuse. Tire sur le soc de la langue, retourne les sillons des mots, arrache tes buissons, tes racines coupées, enlève les pierres qui te font trébucher. Trouve le sens de ta parole. Fait pénétrer ta voix dans le souffle épuisé de ta parole. Parle, fais-toi surprendre par le son de ta propre voix. Même si c’est un cri. Surtout si c’est un cri. Une amie te dirait : soit fragile, jamais faible. Tremble, mais ne recule pas.
Voilà Djamel, il faut maintenant que tu entres dans la poésie comme on s’engage sur un chemin. C’est le crépuscule, on ne sait pas où ce chemin mène. On sent en soi comme un effondrement. Alors on sait que l’heure est venue de se mettre en route.
Alors, bonne route Djamel.
Franck NICOLAS.

 
Un goût de violon....
J’ai comme un goût de violon dans la bouche.
L’entendez-vous ?
Il vient de si loin,
Il s’est épuisé à traverser les temps, les orages,
les absences, les déraisons, les abandons,
Il s’est épuisé à traverser les cassures, les brisures,
les déserts, les solitudes, les abattements,
Il s’épuise encore à traverser les exaltations,
les passions, les espoirs.
Il a tout traversé, et il surnage, et il survit, et il s’essouffle.
L’entendez-vous sous les cendres ?
L’entendez-vous sous les feuilles qui tombent des arbres
dans les aurores automnales ?
L’entendez-vous
sous les mots qui s’échappent encore de moi ?
Dites-moi que vous l’entendez, ce violon.
Dites-le-moi, je vous en prie…
Je ne suis pas une âme calleuse qui cherche l’absolution
au fond des abbayes.
Je suis une âme perdue qui hante et erre, la nuit
sous la lune opalescente
Et qui pleure, mais pas encore assez sans doute
Et qui prie, mais pas encore assez je crois…
Je ne suis qu’une âme torturée et vacillante
Dans la tremblance des soirs sans nom
***
***
Note de l’éditrice : Les deux poèmes présentés sont donc des extraits de textes de Franck Nicolas,  parus dans la première édition de ce numéro sous le nom du plagiaire Djamel Mazouz, avec deux autres textes dont j’ignore encore les véritables auteurs
***
*** 
Il est des jours
 
Il est des jours
Où on laisse la lampe éteinte,
On écrit avec une encre d’ardoise
Sur une page de nuit et
Les mots craquent comme des cailloux.
Il est des jours
Où l’on trébuche sur un souvenir
Et voilà qu’on dévale les couleurs de l’arc-en-ciel
Pour aller s’affaler dans le noir
Tête la première,
Un noir solide et anguleux.
On a beau brûler
Des fagots de secondes
Pour y voir plus clair
On se blesse quand même sur des tessons de ciel
***
***
***
Nicolas Franck nfranck@aol.com « J’ai 51 ans. Jeune j’étais déjà vieux, ce qui me console c’est vieux je serais encore jeune. En fait je ne suis d’aucun âge, d’aucun lieu. Anguleux à l’extérieur, rond à l’intérieur, je suis né à Limoges. Déjà un lieu d’exil. Dans mes origines, je préfère les Creusoises. Je ne me souviens pas de mon enfance. Quelque déménagement et du gris tout autour. Il n’y a pas de pire cadeau que l’on puisse faire à un enfant que d’en faire un fils unique. Donc une enfance d’ennui, de solitude, tellement grise cette enfance que ma mémoire n’en a rien retenue…. L’écriture a pour moi, un rapport avec la voix et le souffle, c’est aussi une activité physique. Ecrire demande d’abord de mobiliser son corps, ses muscles. Après le souffle et la voix, c’est le rythme. J’écris toujours à partir d’une sorte de ligne musicale qui me viendrait de l’intérieur. C’est cette ligne qui me guide. Et l’autre chose importante, c’est le rythme, le mouvement. C’est toujours le même. La mer, le mouvement des vagues, des marées. C’est l’os, le squelette de mon écriture. C’est ce mouvement que je cherche, c’est souvent lui qui me trouve. Mais avant tout il faut faire l’expérience du silence. Se taire longtemps, pour signifier si peu. La parole doit révéler, et pour cela elle doit être incarnée, dans le sens premier du terme, c'est-à-dire liée à la carne. La parole est le lieu d’échange, comme le poumon est le lieu d’échange des gaz. Il se passe, à l’endroit de la parole, une chimie, une alchimie, une métamorphose. Ce que l’on donne à la voix, nous est rendu en lumière. Ecrire me permet une approche lente, patiente du monde où je tente de nommer la chose. Je n’ai aucune aisance, aucune facilité. J’écris lentement, mot après mot, relisant sans cesse pour appeler le mot suivant, la couleur suivant, la vague suivante, et de vague en vague monter cette marée épuisante… et jusqu’à la prochaine. J’ai souvent l’impression d’être à contre pieds, à contre temps, à contre emploi, jamais au bon endroit, jamais dans la bonne tonalité. Alors j’avance d’un pas solitaire, en laissant traîner mon bras contre le mur rugueux de la langue pour récupérer quelques minuscules gouttes de sang dans lesquels je trempe mon stylo. » Son blog :  http://franckreveur.canalblog.com Que veut-il oublier ? « En fait pas grand chose. Je dirai même que je ne veux rien oublier. Ecrire est aussi un travail de la mémoire. C'est remonter le fil des jours, comme le saumon remonte la rivière. Retrouver la mémoire. Retrouver ce que l'on a oublié. Je ne me souviens pas de mon enfance, ou si peu.... Quand je regarde des photos anciennes, je me demande où est passé ce sourire de gamin. Qu'est-ce qui c'est effondré, quelque part dans ma mémoire. Non, je veux me souvenir. Le moindre geste, le moindre matin, le moindre soleil, la moindre caresse. On passe sa vie à oublier, ainsi marche la mémoire. Un reste d'oubli. »

08.07.2007

Djamel Mazouz, le coucou

Flagrant délit de plagiat pour Djamel Mazouz, publié dans le dernier numéro de la revue. Je viens effectivement de découvrir, ayant été prévenue par d'autres sources, que ce Djamel a plagié au moins deux auteurs et publie leur textes sous son nom sur de nombreux sites du web ainsi que dans des revues. Je me dois donc de rétablir la vérité, du moins celle que je sais, ainsi en cherchant sur le net j'ai découvert que les textes "Un goût de violon" et "Il est des jours" sont des extraits de textes de Franck Nicolas http://franckreveur.canalblog.com/ 

Il reste deux textes dans la revue Immigré, mon frère et Une gare la nuit... dont je ne connais pas encore le ou les véritables auteurs. On trouve des textes sur pas mal de sites et en revue sous le nom de Djamel Mazouz... Celui-ci mis devant les faits, accuse d'autres personnes, continue à mentir, à brouiller les pistes aussi je rectifie le numéro 24 et on n'en parle plus !

 

 

 

02.02.2007

La revue Nouveaux Délits est l'invitée spéciale

d'un café littéraire organisé par l'association Thot'm http://perso.orange.fr/atelier-ecriture-thotm-pierre.colin/, le 16 mars, à Tarbes (64)

et du Festival de Poésie Partagée de la Ciotat (Association Zygo) du 24 au 28 mars 2007.

Pus d'infos prochainement sur ce blog.

 

15.12.2006

Une très mauvaise idée de cadeau pour noël

medium_crane_panneau_danger_clin_d_oeil.gifATTENTION ATTENTION ATTENTION ATTENTION


Braves et moins braves citoyens...

Surtout n'ayez pas la mauvaise idée d'offrir à vos amis, familles et familiers, un abonnement à une petite revue fabriquée à la maison par une bonne à rien de poète rmiste sur du papier pernicieusement recyclé comme Nouveaux Délits, pas même à votre pire ennemi !

N'ouvrez pas le bulletin de complicité ci-joint, supprimez-le tant qu'il est encore temps.

Ne cherchez pas à en savoir plus en allant sur http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

Ne vous demandez pas QUI est responsable http://delitdepoesie.hautetfort.com/

Ne soyez pas inconscient, n'allez pas défier ces bons conseils sous prétexte qu'on ne va pas vous dicter ce que vous avez à faire ! Réfléchissez ! Ne lisez pas ce message.

Vous avez lu ?

Alors nous ne pouvons malheureusement plus rien pour vous. Nous ne pouvons vous empêcher d'ouvrir (pur réflexe pavlovien) le bulletin de complicité, en vous demandant qui est votre pire ennemi afin - c'est abominable - de l'abonner...


ceci est un Communiqué du Comité de Surveillance des Nouveaux Délits

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ceci est une bouteille de (succédané de boisson ultra-libérale à bulles brunes) "la cuvée de noël"

11.10.2006

QUE PASA ?

la revue ne dort pas, d'ailleurs moi non plus, vu l'heure... et le n°20 sortira en même temps que les chrysanthèmes ! Préparez-vos mouchoirs ! L'abonnement a augmenté hélas. La faute à qui ?

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