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01/01/2011

Le Comité International de Réflexion Tsigane

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Le Comité International de Réflexion Tsigane, se donne pour mission d’engager une réflexion intellectuel, impartiale, raisonnable, responsable et constructive. Son but vise à redéfinir des valeurs et une identité culturelle applicables à l’édification d’une Unité Tsigane Universelle, reconnues et acceptées par les Nations ou les différents peuples ou populations à travers le monde.
Le Conseil d'administration du CIRT, comme défini dans les statuts, est exclusivement composé d'intellectuels émanants, ou appartenant à la population Tsigane, Les Grands Sages. (L’appellation Tsigane regroupe, ici, l’ensemble des Gens du voyage, Gitans, Mânouches, Roms, Sinté, Yéniches, et tout autres noms ou dénominations définissants notre population, dans toutes langues, à travers le monde). Néanmoins, le CIRT est ouvert à toutes les intelligences, Tsigane ou non-Tsigane, Les Justes, qui veulent participer à une réflexion générale sur notre population. Pour rejoindre le CIRT, il suffit d'en faire la demande auprès du Conseil d'Administration. Les droits d'inscription sont libres.
 

Les Grands Sages
Par respect d'âge.
 
Yono RICHAR, Gerard GARTNER, Jean SARGUERA, Alexandre BOUGLIONE, Tony GATLIF, Renardo LORIET, Alain DAUMAS, Milo DELAGE, Joseph STIMBACH, Marcel HOGNON, Johnny MICHELET, Marcel VILLE, Pierre MAITRE, Délia BOUGLIONE.
 
Le Porte Parole du CIRT
Maître Henry Braun, avocat au Barreau de Paris.
 
Les Justes
André DRYANSKY. Maryse GARGAUD. Lisa CROZE. Thierry CHANTEGRET. Jean-Luc BECQUAERT. Denis TOULME. Esmeralda ROMANEZ. Cathy GARCIA. Asso Notre Route - Amaro Drom. Joseph SAADNA - Comité d'animation Place du Puig.
 
 
L'édification d'une Unité Tsigane ne pourra se faire qu'en harmonie avec les populations qui nous entourent. 
Ceux ou celles qui voudront nous rejoindre dans notre réflexion, seront les bienvenus.
 
http://www.blogg.org/blog-89593.html

 
 
 

05/11/2010

Jean-Marc La Frenière à Nice

20/09/2010

NUMERO 37

 

 

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     Oct. Nov. Déc. 2010  

  

  

  

Le retour… peut-être pas éternel mais retour quand même.

 

Après une pause estivale, la première depuis les 7 ans d’existence de la revue, il en fallait vraiment une, voici donc la rentrée avec de légers changements - car il y a un moment où il faut secouer les habitudes sous peine d’encroûtement et de lassitude de part et d’autres, chez vous lectrices-lecteurs et chez moi, femme-orchestre certes, mais certainement pas machine à fabriquer une revue. C’est donc avec un plaisir renouvelé que je vous présente ce numéro trente-sept, qui je l’espère vous titillera les fibres sensibles. C’est le dernier numéro de cette année 2010, nous nous retrouverons donc en janvier, d’ici là bien des feuilles seront tombées, mais sans aucun doute que leur compost sentira bien meilleur que l’odeur actuelle de ce pays.

 

CG

 

 

On peut compter le nombre de pommes dans un arbre, mais l'on ne peut jamais compter le nombre d'arbres dans une pomme.

Proverbe Rom

 

 

 

  

 

AU SOMMAIRE

 

 

Délit poétiques et dérivés :

 

Frédérique Mirande (Pyrénées-Atlantique), poèmes extraits d’Entrée en ma terre

 

Michel Host (Paris), Qu’êtes-vous, femmes, devenues ? XXIV onzains royaux (version intégrale)

 

Francis Gast (Strasbourg),  cinq poèmes

 

Jean-Marc La Frenière (Québec), quatre textes inédits

 

Xavier Lainé (Alpes de Hte Provence),  Poétique d’évolution « Mettre ensemble les fragments épars d’une pensée puzzle »

 

 

Délit de mémoire : Jean-Marc Couvé (Seine Maritime), Battu (extraits)

 

Délit de résonance : une revue, un film, un livre.

 

 

 

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Illustrateur :

Jean-Louis Millet

 

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Nouveaux Délits  - Octobre 2010  -  ISSN : 1761-6530  -  Dépôt légal : à parution  - Auto-impression sur papier recyclé-  Autodiffusion  - femme-orchestre : Cathy Garcia illustrateur : Jean-Louis Millet  correcteur : Michel Host

15/07/2010

Rencontres de Mayrinhac-Lentour - 6ème édition

MUSIQUE - THÉÂTRE - CINÉMA - ART - RENCONTRES - ARTISANAT

Chemins croisés
Dates et heures d’ouverture des Rencontres
Vendredi 16 en soirée seulement à 21 h 00
Samedi 17 à partir de 14 h 00 - soirée à 22 h 00
Dimanche 18 à partir de 10 h 00 - soirée à 22 h 00
Spectacles et restauration gratuits pour les enfants < à 5 ans
Pour les repas réservations possibles à l’accueil (1 sur le plan) suivant disponibilités.

Vous pourrez y retrouver la revue Nouveaux Délits ainsi que Cathy Garcia avec ses propre recueils le 18 juillet à partir de 14h30 au Jardin Littéraire.

 

Voir ici pour le programme détaillé : programmeRecto2010web.pdf

28/06/2010

La revue prend des vacances

Pour la première fois depuis les sept années de son existence, la revue Nouveaux Délits prend des vacances estivales, le numéro 37 sortira donc en octobre.  Vous pourrez cependant la retrouver sur mon stand le 18 juillet aux Rencontres de Mayrinhac-Lentour (Lot) dans le cadre des Chemins croisés. Je vous souhaite en attendant le meilleur des étés, beaucoup d'étoiles et quelques hamacs bien placés.

Cathy Garcia


23/06/2010

Cathy Garcia et la revue Nouveaux Délits au Salon d'un Jour

Cathy Garcia sera présente dimanche 27 juin de 10h à 18h au Salon d'un Jour, à Beauvais sur Tescou (Tarn) où elle présentera ses gribouglyphes :

http://ledecompresseuratelierpictopoetiquedecathygarcia.h...

ses recueils, la revue Nouveaux Délits et l'association.


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http://salonbeauvais.canalblog.com/

 

12/04/2010

NUMERO 36

Offre un verre à autrui 002 small.jpg
Avril/Mai/Juin 2010 
 

 
En avril, ne te découvre pas d’un fil…
La vie ne tient qu‘à un fil… et même si la technologie privilégie de plus en plus le sans fil et le trop plein d’ondes, nous avons bien quelque chose en nous qui nous attache au fil, au fil de l’eau, au fil des mots, au fil à tordre, de fil en aiguille, filons en douce, à l’anglaise ou à toute bombe façon US mais nous filons, filons, n’avons de cesse de filer, enfiler, défiler, se défiler ! Tout oui, tient à un fil ! La trame, le web, le réseau, les supercordes, et en avant la musique, déroulons, emmêlons, démêlons, sur le fil du rasoir, notre vie, celle donc qui ne tient qu’à un fil ! Le poème , me suis-je dit aujourd’hui, permet la distanciation avec tout ce qui nous submerge, nous creuse, nous évide, nous retourne, bref nous effiloche… Le manque et la mort. La mort qui nous manque d’un peu chaque jour, et tous ceux qu’elle ne manque pas et qui nous manquent tant. La vie, l’homme, tout n’est qu’une histoire de fil et les araignées le savent bien. De tout temps et de toutes cultures, les tisseuses ont tissé le destin des hommes. Alors une fois encore, les poètes marchent sur un fil, pour vous mesdames et messieurs, au fil de ces pages et sans filet, Quand le poète chute, il icarne, comme dirait Mr Marzuolo et ça fait bien marrer les oiseaux.
 
CG
 
 

Peut-être saurons-nous un jour qui est l’âme du bleu ? Des mots, des rêves, d’autres mots, d’autres rêves,
des écorces, des branches, l’en marche du désir, l’en marche de la pluie, les horizons errants sur chaque lèvre…
Tout l’impensé du monde est sur nos traces.

Pierre Colin
in Je ne suis jamais sortir de Babylone

 
 
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AU SOMMAIRE
 
Délit de poésie :
 
-          Fabrice Marzuolo, poète raté
-          Marc Bonetto tout en disparates
-          Guy Karl, Blancheur muette, texte intégral 
-          Silvaine Arabo, Dites, mon sel, texte intégral
 
 
Délit de lucidité : textes et poème de Jean Gédéon et Serge Muscat.
 
Délit des confins : présentation d’Eskhatiaï, de Cathy Garcia, qui vient de sortir aux Editions de l’Atlantique.
 
Délits d’(in)citations, petits poissons frétillant au fil des pages. Vous trouverez le bulletin de complicité au fond en sortant. Vous êtes autorisés à y retourner autant de fois que vous le voudrez.

 
Illustrateur :

 
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Jean-Marc Couvé
jeanmarc.couve@free.fr

 
(1957- Paris), a vécu près de 20 ans à l'étranger ; a survécu à autant de petits boulots. Journaliste en Sarre, puis instit ; vit à Dieppe. Traducteur, critique, illustrateur, auteur d'entretiens, études, récits, poèmes, aphorismes. A collaboré à plus de  20  revues/sites,  dont : A l'Index,  la  B-M D, Comme en poésie, Jointure,  Microbe,  Nouveaux Délits, Pages Insulaires, Traces, Traction-Brabant, Evazine. Dernier livre : Un nombre il-limité d'étoiles (dessins de P. Neu), Deux-Siciles, 2007. A paraître, fin 2010 : Battu, récit. Donne, depuis seulement deux ans, ses illustrations à Evazine, TB, Microbe, Nouveaux Délits, Jointure, Parterre verbal (anthologie, 06/09). Dernier flip-book : Contours, détours & couleur rouge, peintures de JMC, poèmes de G. Josse, présenté par C. Garcia, zen évasion, 02/10. Pour une présentation plus détaillée (textes lus par J-L Millet, illustrations.) voir le site : http://evazine.com

 

ÉTATS DU BIG BANG

Les Éditions Nouveaux Délits présentent
 

 
ÉTATS DU BIG BANG

 
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Chimères de Jean-Louis Millet
Captation de Cathy Garcia
 
 

« Jaillir, jouir, big bang et le calme après l’extase »
 
 
 
Sur beau papier recyclé 115 gr et couverture calcaire 250 gr, format 21 x 15, 40 pages,  avec reproduction couleur des encres de JL Millet, texte de Cathy Garcia. 
 
 
 
Version numérique sur : http://www.evazine.com/livre14/Default.html
 
 
À commander à : Association Nouveaux Délits Létou 46330 St Cirq-Lapopie
 
12 € + 1 de port  (Pour les adhérents de l’association : 10 € port compris)
 
 
 
Adhésion à l'association : 10 € http://associationeditionsnouveauxdelits.hautetfort.com/
 
 

 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

26/03/2010

Expo et Café Littéraire avec Marie Florence Ehret & Cathy Garcia, mardi 30 mars 2010


CAFE  LITTERAIRE
2010, l’Odyssée de la femme
Médiathèque Louis Aragon TARBES

Dans le cadre du printemps des poètes consacré cette année en priorité à la création féminine, l’Association Thot’M organise un café littéraire avec deux poétesses Marie Florence Ehret et Cathy Garcia, précédé d’une petite exposition de leurs œuvres écrites et plastiques.
Cette rencontre - intitulée « 2010, l’Odyssée de la femme», - titre du N° 35 de la revue de Cathy Garcia, « Nouveaux Délits » - aura lieu le MARDI  30  MARS à la Médiathèque Louis Aragon à TARBES : Exposition/Rencontre de 17h30 à 19h30 ; Café Littéraire à 20H30.

« Poète et philosophe, écrit Hubert Haddad Marie Florence Ehret déploie de livre en livre une manière d’hymne lucide à l’amour qui nous manque, à l’altérité blessée, en nous engageant à revisiter d’un pas de danse la grande mémoire originelle semblable au premier matin. »

De Cathy Garcia… experte en délits de poésie,  le poète Werner Lambersy déclare  que « Ses poèmes, dont le désir amoureux, la colère sociale ou la jubilation créatrice tiennent lieu tour à tour d’azur, d’horizon et de ciel de traîne verbal, plongent ô colombe, lecteur mon frère humain, comme l’épervier sur sa proie. »

 Sur son site consacré à la littérature et au voyage,  Marie Florence Ehret témoigne que : « le geste d’écrire débouche sur une création, cette re-création que le monde attend des hommes par leurs rêves et leur art … L’écriture, comme l’amour, ne peut que se partager »

C’est à ce partage de la création que vous vous invitons pour fêter ensemble ce Printemps des Poètes.  Une petite collation sera proposée vers 20h. (Séance de dédicace à la médiathèque le Mercredi matin 31 Mars).
Entrée libre et gratuite

Renseignements: Tél : 05 62 34 45 93
E-mail : ogam.pc7@orange.fr

Site : http://pagesperso-orange.fr/atelier-ecriture- thotm-pierre.colin

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08/03/2010

États du Big Bang vient de paraître aux Ed. Nouveaux Délits

Bonjour à toutes et à tous,

J'ai la grande joie de vous annoncer la sortie du tout premier ouvrage édité
par les Ed. Nouveaux Délits

États du Big Bang - Chimères de Jean-Louis Millet, captation de Cathy Garcia

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Ce livre existe déjà sous forme numérique dans la collection Livr’art « Zen Évasion » sur le site http://www.evazine.com/

Vous pouvez désormais l'avoir chez vous sur beau papier recyclé 115 gr et couverture calcaire 250 gr, format 21 x 15, 40 pages, avec les encres de JL Millet en reproduction couleur. Jean-Louis Millet et moi-même faisons don à l’association Nouveaux Délits dont nous sommes membres, en soutien et donc à titre gracieux, du droit de reproduire et diffuser cette œuvre dans le public. L'intégralité de la recette ira à l'association pour lui permettre d'aller de l'avant dans ses projets.


Le prix public est de 12 € TTC (compter 1 €/ exemplaire pour le port)
Les membres adhérents de l’association pourront bénéficier comme prévu dans les statuts, d’un tarif préférentiel fixé sur cet ouvrage à 10 € TTC port compris.


Pour avoir l'adresse où commander, merci d'envoyer un mail à revuenouveauxdelits@wanadoo.fr

Avec tous nos remerciements !


Pour celles et ceux que ça intéresse, vous pouvez demander un bulletin d'adhésion à l'association (adhésion annuelle 10  € - offrant droit au
dernier numéro de la revue + États du Big Bang  = 20 €)

ASSOCIATION NOUVEAUX DELITS

 

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L’ASSOCIATION

 

L’association a pour but la publication de la revue de poésie Nouveaux Délits (créée par Cathy Garcia en 2003). De promouvoir la création littéraire et artistique singulière, d’éditer les auteurs et les artistes membres actifs de l’association, permettant ainsi à des créateurs indépendants ou méconnus de faire connaître leur travail au public. De favoriser le lien social autour de la poésie et de l'expression artistique sous toutes ses formes. D'organiser (ou participer à) des évènements, rencontres, ateliers, expositions, lectures, spectacles...  L’association pourra mettre en place des projets en direction de personnes en difficultés morales ou physiques (personnes isolées socialement, handicapées, incarcérées, hospitalisées…). Pour atteindre ses buts, l’association pourra exercer une activité sous la forme commerciale, soit l’édition, la distribution et la vente d’ouvrages réalisés, soit l’organisation d’ateliers, de manifestations et de prestations payantes.


Les membres adhérents pourront bénéficier des activités de l’association*. Adhérer ne signifiera en aucun cas voir la prise en charge automatique de ses œuvres à des fins d'édition ou de diffusion. Seuls les membres actifs ont le droit de vote aux assemblées générales. Sont membres actifs ceux qui participent directement au programme d’action et d’édition décidé par le bureau directeur. Ce programme sera amendé et diffusé régulièrement aux adhérents. Il est par nature limité par des données budgétaires, ce que chacun comprendra aisément. Pour vivre l'association Nouveaux Délits - à but non lucratif ! - a besoin de fonds et au démarrage c'est ce qui manque le plus. La mise en place sera donc très progressive. Si gains il y a, ils seront automatiquement réinvestis dans l'œuvre.

 

* Les adhérent(e)s reçoivent automatiquement le dernier numéro de la revue et ceux qui s’abonnent bénéficient d’un numéro supplémentaire soit 5 numéros au lieu de 4 pour un abonnement d’un an ou 9 numéros au lieu de 8 pour un abonnement de deux ans.



Adhésion annuelle : 10 euros (chèque à l'ordre de l'association)


 Voir : http://associationeditionsnouveauxdelits.hautetfort.com/

05/03/2010

Nouveaux Délits au Lieu Commun, Saint-Céré (46)

Le Lieu commun est un café associatif situé 18 place de l'église à Saint-Céré.

En mars plusieurs rendez-vous sont programmés. Lundi 1er mars et 15 mars à 19 h 30, soirées échanges linguistiques avec des conversations en anglais, allemand, espagnol…Lundi 8 mars à 20 h 30, soirée environnement avec la diffusion du documentaire « La malédiction du plastique » suivi d'une discussion. Samedi 6 mars à 20 h 30 à l'auditorium de Saint-Céré, conférence de Dorothée Benoît-Browaeys dont le livre « Le meilleur des nanomondes » vient de sortir (entrée libre).

Mardi 9 mars ce sera le Printemps des poètes sur le thème la poésie « Couleur Femme ». Il y aura une distribution de contraventions poétiques et de poèmes chez les commerçants.

Mercredi 10 mars à 20 h 30, soirée dénoisillage chez Alain et Gilberte à Costeplane.

Jeudi 11 mars à 20 h 30, sera proposé un atelier dessin de portraits de femmes, ouvert même aux débutants. Samedi 13 mars, matinée animation Printemps des Poètes sous la halle du marché de Saint-Céré avec lecture et déclamations de poèmes.

Mardi 16 mars à 14 h 30, répétition des textes avec Raymonde Heudeline pour les animations du 17 et du 19 mars. Mercredi 17 mars matinée animation dans Saint-Céré pour Le Printemps des Poètes dans la ville.

Vendredi 19 mars, à partir de 14 heures, installation des poèmes des enfants dans les arbres de la Place de l'église. Installation de l'artiste Valéry Jamin et à 20 h 30 soirée poétique avec Cathy Garcia, artiste peintre et écrivain poète autour de la revue de poésie vive et dérivés « Nouveaux délits ».

Samedi 20 mars, matinée animation Printemps des Poètes sous la halle de Saint-Céré avec distribution de contraventions poétiques. De 15 à 19 heures animations sur la place de l'église et au Lieu Commun. À 15 heures, lecture des poèmes des enfants ; vers 16 heures, création collective d'un symbole féminin ; vers 17 heures, goûter offert au Lieu Commun suivi à 18 heures d'une scène Slam animée par Macdy jusqu'à 19 heures.

Lundi 22 mars à 20 h 30, réunion de programmation pour le mois d'avril, préparation de l'expo « Les Grandes Résistantes Contemporaines » et réunion du CA de l'association.

Samedi 27 mars à 20 h 30, soirée lectures et chansons autour de l'œuvre de Raymond Queneau proposée par Albert Heudeline et Claude Marcoux et les participants volontaires.

Contacts : Pôline au 05 65 40 37 23 ; e-mail : lelieucommun@live.fr ; blog : lelieucommun.over-blog.com

 

Au plaisir de vous y retrouver le 19 mars

Amicalement

Cathy Garcia

(ps : je ne suis pas artiste peintre, plutôt gribouglypheuse et collagiste - Voir : ledecompresseuratelierpictopoetiquedecathygarcia.hautetfort.com/)

18/01/2010

NUMERO 35

Janv/Fév/Mars 2010
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2010, Odyssée de la femme.

  
L’envie de faire un numéro essentiellement féminin m’est venue sans rapport avec le printemps des poètes, mais les idées flottent peut-être dans les airs comme le pollen. Cette idée était déjà là depuis un moment parce que je m’étais rendu compte d’un certain déséquilibre. En poésie comme à la sécurité sociale, les femmes sont secondaires, les femmes sont n°2. Déjà être poète n’est pas très bien vu et encore moins entendu, mais alors poète ET femme, c’est dire le cumul de tares. Je ne suis pas féministe, ne suis pas non plus antiféministe. Je suis une femme qui questionne l’Homme.
Je préfère parler en termes de valeurs non opposables mais subtilement entrelacées. Certaines femmes sont de grosses brutes, certains hommes de fines fleurs. Là n’est pas la question.
La question pour moi est : parmi les hommes et les femmes où se situe l’Humain ?
J’aime la vision taoïste des énergies. Leur harmonisation par une juste et souple compréhension de ce qui EST. Nos sociétés souffrent d’un excès de yang, il faudrait leur insuffler un peu de yin. Mais les femmes ne sont pas uniquement yin, vous allez vous en rendre compte au fil de ces pages.
Les poètes, mâles ou femelles, sont des équilibristes de nécessité humaine.
 
Je vous souhaite une année de plus sans tomber du fil et de grandes et vastes respirations.
Je nous souhaite à tous un brin de sagesse supplémentaire.

CG


  
Je n'ai jamais réussi à définir le féminisme, tout ce que je sais,
c'est qu'on me traite de féministe chaque fois que mon comportement
ne permet plus de me confondre avec un paillasson.
Rebecca West (1913)

 


AU SOMMAIRE

 
Délit métropolitain : Metropolis song de Gaëlle Josse (Yvelines)
 
Délits de poésie éparpillés :
Cristina Castello (Argentine), poèmes de son recueil tout frais Orage/Tempestad
Nathalie Riera (Var), extraits d’un recueil tout frais lui aussi, ClairVision
Cathy Garcia (Lot), nouvel extrait des Chroniques du hamac
 
Délit tramé : Beb Kabahn (Pyrénées-Atlantiques)
 
Délits en morceaux de choix avec Jany Pineau (Loire-Atlantique) et Marlène Tissot (Drôme)
 
 
Illustratrice  : Cathy Garcia

ledecompresseuratelierpictopoetiquedecathygarcia.hautetfort.com/

 

 

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Nous ne sommes plus rigides d’aspect cuir
Nous ne sommes plus antiques et vestales
Nous ne sommes plus obéissantes en jupon
Nous ne sommes plus épouses du Seigneur
Nous ne sommes plus gainées de dentelles barbelées
Nous ne sommes plus livides dans un bain de sang
Nous ne sommes plus vos béquilles de vair
Nous ne sommes plus naïves dans le duvet
Nous ne sommes plus nues sur le papier glacé
Nous ne sommes plus découpées en rondelles assemblables
Nous ne sommes plus muettes et domestiques
Nous ne sommes plus timides et nubiles
Nous ne sommes plus excisées du réel
Nous ne sommes plus issues de la côte biblique
Nous ne sommes plus des jeunes filles sages.
Anne Archet

in Ode à mes sœurs
 
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Nouveaux Délits - Janvier 2010 - ISSN : 1761-6530 - Dépôt légal : à parution  - Imprimée (papier recyclé) - Directrice de publication, rédactrice en chef, maquettiste, illustratrice, plieuse, agrafeuse, colleuse de timbres : Cathy Garcia - Correcteur : Michel Host.
 
 

Notre belle langue française : une langue de pute ?


Un gars : c'est un jeune homme
Une garce : c'est une pute
Un courtisan : c'est un proche du roi
Une courtisane : c'est une pute
Un masseur : c'est un kiné
Une masseuse : c'est une pute
Un coureur : c'est un joggeur
Une coureuse : c'est une pute
Un rouleur : c'est un cycliste
Une roulure : c'est une pute
Un professionnel : c'est un sportif de haut niveau
Une professionnelle : c'est une pute
Un homme sans moralité : c'est un politicien
Une femme sans moralité : c'est une pute
Un entraîneur : c'est un homme qui entraîne une équipe sportive
Une entraîneuse : c'est une pute
Un gagneur : c’est un battant
Une gagneuse ; c’est une pute
Un homme à femmes : c'est un séducteur
Une femme à hommes : c'est une pute
Un homme public : c'est un homme connu
Une femme publique : c'est une pute
Un homme facile : c'est un homme agréable à vivre
Une femme facile : c'est une pute
Un homme qui fait le trottoir : c'est un paveur
Une femme qui fait le trottoir : c'est une pute
Un péripatéticien: c'est un élève d'Aristote
Une péripatéticienne: c'est une pute



 

25/12/2009

En ce jour d'entre les jours

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28/11/2009

Claude Vercey parle de Nouveaux Délits

A lire sur http://www.dechargelarevue.com

 

I.D n° 222 : Alcools découverts au fond d'un placard

samedi 28 novembre 2009 [10:27:09]

Une revue sous couverture kraft ! Je rêve …? Un peu troublé, je l'admets, de retrouver sur le dos d'une autre l'habillage par lequel la revue Décharge s'est identifiée 99 numéros durant, - jusqu'en septembre 98. Non qu'il y ait quelque raison de supposer une filiation directe avec ces Nouveaux Délits que je découvre en leurs 33ème et 34ème livraisons, mais plus sûrement qu'une solution semblable sous-entend une démarche proche, et qu'il n'est décidément pas mieux qu'une couverture kraft pour se donner mauvais genre, marquer son insoumission, exprimer le défi.

Car, si je ne me trompe, la casaque incolore – « robe des champs », si on veut - a ici la même signification que pour l'ancien Décharge, selon Jacmo : celle d'une pauvreté ostentatoire, imposée par les conditions de production – l'une et l'autre revues étant fabriquées à la maison, – assumée et qui fait la nique aux publications mieux friquées, mieux sapées, marquer sa rage et sa révolte, tout en redoublant le caractère provocateur par un titre à rebrousse-poil.

Si elle instruit avec fougue et dévouement les dossiers de ces Nouveaux délits, Cathy Garcia n'entend pas que le « poète de grande bourrasque », tel qu'elle-même se présente, cède le pas à l'animatrice. Simplement, la revue prolonge l'œuvre, y participe. « J'aime les mots, ces alcools que l'on découvre parfois au fond d'un placard oublié.». En conséquence de quoi, sont donnés à lire des auteurs rares ou méconnus, souvent en marge du centralisme hexagonal : Saint-John Kaus, né en Haïti, écrit depuis le Quebec, Ernest Pépin est Guadeloupéen, Rita Mestokosho une poète innue. Le sommaire s'en tenant à quatre ou cinq noms, chacun a de quoi s'exprimer à l'aise au long de 48 pages bien remplies.

Poésie vive, est-il indiqué en sous-titre, et ses dérivés : ici, proclamations écologiques et revendicatives de Rita Mestokosho défendant la terre innue et les traditions de son peuple (n° 33) ; là, Journal d'un instituteur (d'un Stit, selon l'auteur Jean-Marc Couvé). Au final, tendant volontiers la main à l'expression minoritaire ou à celle de minorités, la revue ouvre sur un champ original de création, duquel se détachent, pour le lecteur que je suis, les poèmes d'Ile Eniger (n° 33) et d'Ernest Pépin (n° 34).

Ile Eniger est une véritable découverte, bien que la bibliographie copieuse de cette poète passionnée souligne surtout mon ignorance à son endroit. Dans des proses courtes, denses et vigoureuses, extraites de trois livres différents, se lisent son appétit, son désir et son impatience, une envie féroce d'étoiles : « Je n'ai pas le temps d'être civilisée » écrit-elle. Et, dans le même poème: « J'écris cet amour dans l'urgence tant sa lenteur étonne. » A suivre. Certainement.

Grandement absente des revues hexagonales, l'œuvre d'Ernest Pépin n'est pourtant pas seulement « importante aux Antilles », comme l'affirme un peu cavalièrement la biographie jointe; l'auteur fut invité d'honneur aux Rencontres de Clermont-Ferrand ; et le simple rappel que le romancier est publié par Gallimard contrarie l'image de marginalité dans laquelle Nouveaux Délits enfermerait volontiers tout auteur présenté. Certes, Ernest Pépin écrit une poésie forte, de dénonciation et de révolte, qu'illustre bien L'odyssée de la ville donnée ici à lire. Mais de même que Césaire fut député et maire de Fort-de-France, Ernest Pépin est en Guadeloupe un notable. En dépit de quoi, c'est son mérite, il demeure à l'écoute des malheurs de son peuple, des exclus et de humiliés, des éconduits et de tous les reconduits :

Souviens-toi de l'enfant mort d'atterrir
En un seul bloc de froidure
Dessous le ventre de l'avion
Souviens-toi de sa mort d'oiseau gelé

Références : Nouveaux Délits n° 33 et n°34 (4ème trimestre 09). 5€ le numéro.


En contrepoint à cette revue vivace, lire les adieux de Jacmo à Rétroviseur,
revue du mois sur notre site.

 

18/10/2009

NUMERO 34

 

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 Oct. Nov. décembre 2009
 
 
Un automne de plus, un numéro de plus, un édito de plus. Et voilà la panne ! D’inspiration comme on dit, inspirez, expirez, inspirez, expirez… On meurt donc entre chaque inspiration ? Ce n’est pas la petite mort, celle-là est déjà prise, mais alors quel genre de mort ? Peut-être bien celle qui s’annonce en automne, la mort cyclique, celle qui permet la renaissance. Tout est affaire de cycle, et c’est donc à nous de pédaler. Inspirez, expirez, inspirez, expirez. Certes, vous me direz que je n’ai rien à dire et je vous répondrai « et pourquoi pas ? ». Parfois on n’a rien à dire, et c’est là que vient le meilleur, l’inattendu, la phrase clé, l’illumination comme on dit. Et qu’est-ce que l’automne sinon une sorte d’illumination avant l’extinction des feux ? Une dernière danse, et le vin est  prêt. Le vin de table et le vin de l’âme. A boire en bonne compagnie ou avec la solitude, quand on a appris à l’aimer. Tout est affaire d’équilibre, le vin, la compagnie, la solitude. Cycle, équilibre et nous voilà au cirque, grand cirque de la vie. 
Nous revoilà dans le cercle. Inspirez, expirez, inspirez, expirez, inspirez….
Rompre le cercle comme on rompt le pain, tenter l’apnée, explorer les états intermédiaires, l’intervalle… Tout est possible.  La paix, l’os et la cible.
Écrire un édito quand on n’a rien à dire.
 
CG

 
 
Ne me demandez plus mon programme ;
respirer, n'en est-ce pas un ?

Emil Michel Cioran
in Syllogismes de l'amertume
 
 
 
 
 
AU SOMMAIRE
 
 
Délit de vagabondage : Ernest Pépin (Guadeloupe) nous embarque dans L’Odyssée de la ville
 
Délit de poésie : Isabelle Grosse (Deux-Sèvres) ; Cathy Garcia (Lot)
 
Délit nombriliste : Marc Bureau (Tarn) s’interroge sur L’ombilic du lombric
 
Délit d’(in)citations d’automne, comme feuilles qui volent, fera t-il bon humus ? N’oubliez pas le bulletin de complicité au fond en sortant.

 

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Illustrateur invité :
Jean-Louis Millet (Val de Marne)

jlmillet@free.fr



 
« a atterri à Paris, dans le Marais d'avant les bobos, en 1946. Scientifique de formation, curieux compulsif, il enchaîne et tresse ses passions. Très influencé par les pensées orientales, il est récemment entré en peinture et en écriture. Il anime deux sites http://www.zen-evasion.com
  site personnel et http://www.evazine.com site collectif » L’illustration ci-dessus et celles qui accompagnent les textes d’Ernest Pépin sont de véritables pétroglyphes arawak gravés sur des pierres en Guadeloupe, que Jean-Louis Millet a recopiés lors d’un séjour sur place.
  
 
 
 Nous n'avons rien à déclarer sinon la faim
      la faim n'a pas de passeport
      Nous n'avons rien à déclarer sinon la vie
      la vie n'est pas une marchandise
      Nous n'avons rien à déclarer sinon l'humanité
      L'humanité n'est pas une nationalité

Ernest Pépin
in A tous les reconduits 

 

 

 
 
 
 
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Nouveaux Délits
fait partie du fonds de l’ARPO, à Carmaux (81)
http://www.arpo-poesie.org/

et de la Poéthèque de la Cave Littéraire de Villefontaine (69) http://caveli.free.fr/lacave/scripts/POETHEQ_A_Z.htm.


Deux associations qui travaillent à faire connaître et reconnaître la poésie et qui ont fondé chacune une bibliothèque spécialisée de revues poétiques, présentées également sur leur site internet.
 
 
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 Celui qui déplace la montagne,
c'est celui qui commence à enlever les petites pierres.

Kong tseu (Confucius)

A tous les reconduits (extrait) d'Ernest Pépin

La misère ne passe pas
      Passager clandestin
      Elle retourne au pays
      Nos sandales ont usé les nuits
      Nos pieds nus ont écorché les dunes
      La rosée pleurait une terre inhumaine
      Et nos mains mendiaient une autre main
      Les drapeaux ont peur de leurs promesses
      Ils se sont enroulés comme des scolopendres
      Notre soif est retournée au feu de notre gorge
      Et la vie nous a tourné son dos
      Tout homme qui s'en va défie l'entour
      Dessouche une nation
      Et lézarde une étoile
      Et dans ses yeux grésillent une autre vie
      Son feuillage est d'outre-mer
      Quand tout au loin luit son désastre
      Il fait troupeau vers les quatre saisons
      Il fait tombeau aux bornages
      O nègres marrons !
      Ce sont forêts de béton et d'arbres chauves
      Souviens-toi de l'enfant mort d'atterrir
      En un seul bloc de froidure
      Dessous le ventre de l'avion
      Souviens-toi de sa mort d'oiseau gelé
      Souviens-toi
      Et toi reconduit
      Éconduit
      Déviré
      Jeté par-dessus bord
      Taureau d'herbe sèche
      Regarde toi passer sur ta terre
      Les yeux baissés
      Et sur la joue le crachat des nations
 
Ernest Pépin, Lamentin le 29 octobre 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

01/07/2009

NUMERO 33

 Juillet - Août - Septembre 2009

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Dites 33, dit le docteur. Et pourquoi donc ? Le fait de prononcer des "t" et des "r" renseigne sur l'état de notre gorge. La poésie a-t-elle parfois mal à la gorge ? Le poète certainement, à déclamer dans les déserts ou à tenter, pauvre fou, de couvrir le vacarme permanent du monde. Mais si la voix s’épuise, la poésie est son miel, un miel intarissable. La poésie survivra à l’homme. Elle était là bien avant lui.
La poésie ne craint pas le silence. Parfois même elle le préfère.            CG
 
 
 
 
 
Au fond, la poésie est une sorte de magie opérative. Ce n'est pas une science, mais un art, un faire initiatique, un pouvoir d'autotransformation sans que l'on puisse en identifier la source. Le poète n'en est pas le maître ou le démiurge. Il n'est que l'instrument ou le porte-parole du silence qui le hante. Il est habité par ce qui le traverse et le dépasse. Le poète, disait Jean Carteret, est l'homme le plus troué du monde.

Michel Camus
in Transpoétique. La main cachée entre poésie et science
 


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AU SOMMAIRE
 
 
Délit de sauvegarde : Rita Mestokosho (Ekuanitshit, Québec), poétesse Innue, sa voix, son combat pour la protection du territoire et de la culture Innus.
 
Délit de poésie : Ile Eniger (Alpes Maritimes), Saint-John Kauss (Québec)
 
Délit récidiviste : Cathy Garcia (Lot) présente Trans(e)création, nouveau recueil à paraître aux ed. Dlc
 
Délit d’éducation : Jean-Marc Couvé (Seine Maritime), livre le Journal d’un stit. 
 
Délits d’(in)citations, tout petits cristaux scintillants dans l’obscurité.
En fin de revue, un bulletin de complicité ne demande qu’à s’envoler.
 
 
 

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Illustrateur invité :
Valéry Jamin (Lot)
valery.jamin@wanadoo.fr


 
Né le 4 avril 1970 « Plasticien sans matières plastiques, sculpteur sans statues et artiste sans formation -et sans statut-, j'aime travailler les matériaux naturels et vivants, terre, pierre, bois, et les mots des humains. Pour composer les illustrations de ce numéro 33, je me suis assis au bord de la Dordogne à côté de laquelle j'habite et j'ai utilisé des galets, coquillages et végétaux se trouvant à portée de ma main. »

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L'entretien des muses

 
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Pour nous qui vivons de plus en plus entourés de masques et de schémas intellectuels, et qui étouffons dans la prison qu’ils élèvent autour de nous, le regard du poète est le bélier qui renverse ces murs et nous rend, ne serait-ce qu’un instant, le réel ;  et avec le réel, une chance de vie.
 
Philippe Jaccottet
 

 

 

 

12/06/2009

Quelques mots à propos de cette revue

Nouveaux délits est une revue PAPIER, et ce blog ou l'ancien site n'en sont qu'un pâle reflet. En effet, cette revue, il faut la voir (l'avoir) en vrai, c'est important. Il faut la toucher, l'ouvrir, la refermer, la plier, l'écorner, la garder près de soi, la prêter, la perdre, la mettre à disposition dans les toilettes pour un vrai moment d'intimité, bref, il faut qu'elle vive comme objet car elle ne peut s'épanouir dans la virtualité. C'est une petite revue qui se veut grande sentimentale, elle aime être caressée, n'a pas peur de passer de mains en mains.

Je m'occupe peu de publicité pour cette revue, je préfère passer du temps à la concevoir, l'imprimer, la plier, l'agrapher, écrire votre adresse et l'envoyer par la poste, ce bon vieux service public.

Je pourrais passer du temps à faire un site approprié, vendeur, une page myspace spécialement pour elle, je pourrais, je pourrais... Non cette revue pour moi doit rester palpable, aussi je passerai plus de temps dans le réel avec elle qu'ici ou ailleurs sur la toile.

Je tenais à le dire, car c'est important. Moi qui me sers du net depuis de nombreuses années, j'ai de plus en plus de mal à supporter que tout tienne sur un petit espace plat et carré. Le net est un outil, rien de plus. Un outil très perfectionné, très performant et qui permet de se rencontrer vous et moi alors que dans la vraie vie peut-être ne nous serions nous jamais rencontrés, mais dans la vraie vie, quand on se rencontre, on ne peut pas aussi facilement se cliquer dessus, s'ignorer, se supprimer, se rendre invisible, s'éteindre, fermer la page.

Ceci n'est pas un message destiné à encourager les abonnements, je suis bien-sûr ravie d'avoir des abonnés, mais comme je fais tout moi-même, si j'en avais trop des abonnés, ça deviendrait véritablement pénible... Aussi je vous encourage plutôt à faire vous aussi des choses dans la vraie vie, des objets que l'on peut toucher, regarder, aimer. Je vous encourage à aller vers les autres, car oui, ,cela devient de plus en plus difficile et la facilité de la communication virtuelle est trompeuse. En vérité, regardez, vous êtes seuls devant un écran... Et je ne vous vois pas, et je ne peux donc pas vous sourire et encore moins vous toucher.

Alors on touche avec des mots, et si je vous touche, alors c'est que les mots ont des mains. Et ça c'est plutôt une bonne chose.

Un grand merci à tous ceux qui me lisent et donnent la main à mes mots. 

 

Cathy Garcia, 12 juin 2009

 

29/04/2009

Erreur dans le numéro 32

 

Pour les abonnés et autres lecteurs de ce numéro, la citation suivante

 

On oubliait surtout

Que le rêve est patience

Et noyaute le temps

 

Attribuée à Zohra el-Manssouri in Psalmodies

Est de Jean Gédéon in Crispations

 

Je vous prie d’excuser cette coquille.

27/04/2009

Emission les Poètes sur Radio Occitania

Chaque nouveau numéro de la revue est présenté par Christian Saint-Paul dans l'émission Les poètes sur Radio Occitania.


Dans l'émission du 22/01/2009 "Saint-Paul signale ensuite la parution du n° 31 de la revue de poésie vive et dérivés « Nouveaux Délits » (...). Un numéro impressionnant par sa diversité et sa puissance d’évocation d’une poésie jamais éthérée et ornementale mais en prise directe avec les forces vives et souterraines de la vie qui se veut accessible à l’Autre. Une fraternité à fleur de peau à chaque page. Il faut remonter aux années soixante, au tout début, pour retrouver ce souffle vital d’une poésie à hauteur d’homme et de femme. Saint-Paul lit un poème de Ludovic Kaspar."
 
 
 

21/04/2009

NUMERO 32

 
NOUVEAUX DELITS
Revue de poésie vive et dérivés
Numéro 32
 

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Je n’aime
Pas les gens
Mais je vous aime
Mal et pleine d’exigences
Je fais une revue de poésie
Je fais une revue de
Je fais une revue
Je fais une
Je fais
Je
De poésie
Revue de poésie
Une revue de poésie
Nous faisons
Nous
 
Cg

 

Il faut rêver à haute voix, il faut chanter jusqu'à ce que le chant s'enracine, tronc, branches, oiseaux, astres,  chanter jusqu'à ce que le chant engendre et que sourde de la côte du dormeur l'épi rouge de la résurrection,  l'eau de la femme, la source pour boire et se voir et se reconnaître et se reprendre, la source pour se savoir homme, l'eau qui se parle à elle même dans la nuit et nous nomme de notre nom... la vie et la mort ne sont pas des mondes contraires, nous sommes une seule tige avec des fleurs jumelles, il faut désenterrer la parole perdue, rêver vers l'intérieur vers l'extérieur, déchiffrer le tatouage de la nuit et regarder midi dans les yeux, lui arracher son masque, se baigner dans le soleil et manger les fruits de la nuit,  épeler l'écriture de l'étoile et du fleuve, écouter ce que disent le sang et la marée,
la terre et le corps, revenir au point de départ...

Octavio Paz
in "La jarre cassée" dans "Liberté sur Parole"
 
 

AU SOMMAIRE
 
 
Délit du pied dans la porte : Renaud Marhic (Finistère), L’enfer un pied dans la porte.
 
Délit de poésie : Manuel Galaret (Lot), Frédéric Ohlen (Nouvelle- Calédonie)
 
Délit de racolage : Cathy Garcia (Lot), un nouveau recueil, Mystica perdita
 
Délit dedans les murs : Nathalie Riera, La parole derrière les verrous.


Délits d’(in)citations, boutures à disséminer.

Vous trouverez, c’est lassant,  le bulletin de complicité au fond en sortant.
 
 
Illustratrice de ce numéro* :
Cathy Garcia

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http://ledecompresseuratelierpictopoetiquedecathygarcia.h...



(*sauf pour les illustrations présentées avec Mystica Perdita : JL Millet)

 

 

Les charniers de Guillevic

Passez entre les fleurs et regardez :
Au bout du pré c’est le charnier.
 
Pas plus de cent, mais bien en tas,
Ventre d’insecte un peu géant
Avec des pieds à travers tout.
 
Le sexe est dit par les souliers,
Les regards ont coulé sans doute.
 
— Eux aussi
Préféraient des fleurs.


(…)
           
On va, autant qu’on peut,
Les séparer,
 
Mettre chacun d’eux
Dans un trou à lui,
 
Parce qu’ensemble
Ils font trop de silence contre le bruit.
 
(…)

Lequel de nous voudrait
Se coucher parmi eux
 
Une heure, une heure ou deux,
Simplement pour l’hommage.
 
(…)
           

Ici
Ne repose pas,
 
Ici ou là, jamais
Ne reposera
 
Ce qui reste,
Ce qui restera
De ces corps-là.
 
 
Eugène Guillevic
in Les charniers

 

 

 

 

 

06/01/2009

NUMERO 31



NOUVEAUX DELITS
Revue de poésie vive et dérivés
Numéro 31
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Janv/Fév/Mars 2009


 
 




Nouveaux Délits en panne de vœux
Vous souhaite d’Excellents Délits
Que l’an neuf (ou rien) après deux mille
Vous inspire de nombreux et vifs dérivés
Pour l’occasion ce numéro s’est mis sur son 31
Nous attendrons le prochain pour compter nos dents
 
CG




 
 
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Rester assis, c'est se mettre à genoux
Yanniss Youlountas






AU SOMMAIRE
 
 
Délit de poésie : Marcos Ana (Espagne) suivi d’une présentation par Cristina Castello (Argentine)
 
Délit cut : Rémi Froger (Lot)
 
Délit de filiation : La Toilette du Mort (extrait) de Werner Lambersy (Paris)
 
Délit de poésie non déclarée : Parcours poético-précaire et con/séquences de Cathy Garcia (Lot)
 
Délits d’(in)citations, cuvée de l’an nu comme un neuf.
Vous photocopierez le bulletin de complicité autant de fois que vous le voudrez

 
 
Illustrateur invité :
Jean-Louis Millet (Val de Marne)
jlmillet@free.fr


 
 



Je ne pense pas qu’il faille vivre très longtemps pour s’apercevoir
qu’il n’y a d’issue à notre condition que poétique.

Georges Perros
in Papiers collés II (1973)
 
 
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Contact ; revuenouveauxdelits arobase wanadoo point fr

 

Hommage à Ludovic Kaspar

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09/10/2008

"Les poètes" Emission présentée par Christian Saint-Paul sur radio Occitania

 

Chaque nouveau numéro de la revue est présenté dans cette excellente émission, avec lecture de quelques extraits :

http://www.lespoetes.fr/emmission/emmission.htm

 

 

 

29/09/2008

NUMERO 30

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Numéro 30
 



 
Octobre, le retour des saisons, et chaque année le besoin toujours plus pressant d’en suivre les rythmes, de les épouser même. L’automne est avec le printemps, la saison qui a certainement inspiré le plus de poèmes… Poèmes de mélancolie, de tristesse non dénuée pourtant de flamme.
J’ai appris à aimer l’automne, comme j’ai appris à aimer la pluie, le froid, et tout ce qui nous fait aimer son contraire. L’observation de la nature, mieux sa contemplation et surtout le fait d’être en son sein et non à sa périphérie est sans aucun doute à mes yeux une des meilleures écoles de la vie. Et tout ce qui nous sépare d’elle, nous sépare de nous. La terre, les ruisseaux, les rivières, les fleuves, les montagnes, les plantes, les pierres, les minerais, le sel, les étoiles, l’univers, les galaxies, nous les portons en nous. Les sages de tout temps, en tous lieux, l’ont toujours su.
Nous, peuple du progrès, faisons un très long et coûteux détour, pour revenir à des évidences connues depuis des millénaires. Avec une arrogance parfaitement puérile nous croyons découvrir ce que nous ne faisons que retrouver…
Aujourd’hui nous jouons dangereusement avec ce qui nous dépasse et négligeons ce qui nous permettrait d’accéder à un véritable entendement. Sans rien détruire, ni corrompre mais au contraire en participant avec intelligence et conscience à un tout dont nous ne sommes qu’une toute infime et vibrante partie.
Alors ouvrons bien les yeux, les oreilles, déployons nos innombrables antennes naturelles, car nous en aurons bien besoin dans les temps qui viennent. 
 


Je veux parler d’un désert monstrueux, le désert parfaitement planétaire, parfaitement mondialisé.
Le désert de l’Homme par l’Homme, celui qu’il édifie dans son cœur, lui l’orgueilleux qui marche sans mémoire.
Jean-Yves Vallat
in Itinéraires vers le silence


 
 
http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

AU SOMMAIRE
 
 
 
Délit de poésie   :
 
Julie Quéré (Paris), en Corset et crinoline, extrait d’Élancements de l’Archée
Jean-Louis Millet (Val de Marne) présente Crimes & Culture, sirventès des relations entre les cultures
Alex Jacquin-Ng (Île Maurice) balance Neufs pets capiteux (extraits) et sa Rage en décembre
 
Délit de mémoire : Tombeau pour Kalakoa, le touareg inconnu, hommage de Jean-Marc Couvé (Seine-Maritime)
 
Délit suspendu : Extrait de Chroniques du hamac, nouveau recueil de Cathy Garcia (Lot)
 
Délit nucléaire : Hommage au Professeur Vassili Nesterenko avec un extrait de La Supplication de Svetlana Alexievitch
 
Et les Délits d’(in)citations éparpillées comme feuilles d’automne, faites-en bon humus.
Le Bulletin de complicité est disponible en toute saison.
 
 
Illustrateur invité :
Jean-Louis Millet (Val de Marne)
jlmillet@free
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On ne peut pas dire la vérité à la télé,
 il y a trop de gens qui regardent !
Coluche
 

La paix

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©jlmi

 

 

 

 

Il n'y a pas d'autre bonheur que la paix

Proverbe thaï